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Alors que certains analystes craignent que l'opérateur français n'ait les yeux plus gros que le ventre, Xavier Niel se dit ouvert à des alliances dans sa prise de contrôle de la filiale américaine de Deutsche Telekom. S'il y a des gens qui veulent nous accompagner, nous sommes ouverts, répond-il au journal qui l'interroge sur la possibilité d'une alliance avec un partenaire qui aiderait Iliad dans son projet de rachat. Il n'y a pas de discussions formelles avec qui que ce soit à ce stade. Mais il y a des gens avec lesquels nous avons parlé, ajoute-t-il sans davantage de précision.

PRESQUE TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI
Aux Etats-Unis, un marché cinq fois plus grand que la France, Xavier Niel voudrait reproduire le succès de Free. Le patron français évoque notamment un paysage concurrentiel américain beaucoup moins agressif que ce à quoi nous sommes habitués en France. De quoi le faire saliver. Il y a un énorme potentiel. C'est presque trop beau pour être vrai, souligne-t-il, saluant au passage le travail de l'actuel PDG de T-Mobile US : Nous et T-Mobile sommes faits du même ADN. Nous sommes tous les deux des challengers agressifs (...) John Legere a fait un excellent travail pour commencer à animer la concurrence, mais nous pouvons faire plus. Le Wall Street Journal, qui titre Ce milliardaire va-t-il amener ses forfaits à 3 dollars par mois aux Etats-Unis ?, indique que le patron d'Iliad voudrait ajouter une grosse dose d'adrénaline à ce qu'a commencé à faire John Legere.

DES DISCUSSIONS ENTAMÉES APRÈS L'ÉCHEC DU RACHAT DE BOUYGUES
Xavier Niel précise avoir entamé les discussions avec T-Mobile au printemps, lorsque les négociations au sujet d'un rachat de Bouygues Telecom n'avaient pas abouti. Nous leur avons dit : soit vous nous dîtes que vous êtes vraiment à vendre, soit nous allons nous tourner vers d'autres options et il sera difficile d'y revenir plus tard, confie le patron de Free, désormais prêt à conquérir les Etats-Unis.
Concordance de dates. Choix similaires. Fortunes comparables. Les carrières de Xavier Niel, le fondateur d'Iliad (maison mère de Free) et d'Elon Musk (le patron de SpaceX et Tesla) se suivent et se ressemblent. Le rachat par Iliad de T-Mobile US rapprocherait encore le trublion français de son alter ego américain.

L'un fêtera ses 47 ans bientôt, l'autre vient d'avoir 43 ans. Tous deux se sont plongés dans le code dès l'adolescence. Le premier a quitté sa classe préparatoire à 20 ans pour fonder une entreprise de services érotiques sur Minitel puis lance societe.com. Le second a arrêté son doctorat à 23 pour créer sa société d'édition d'un logiciel de publication de contenu en ligne pour les informations des entreprises : Zip2. Elle sera vendue à AltaVista en 1999, année où le premier lance societe.com service gratuit de diffusion des... informations sur les entreprises françaises.

La même année, le premier lance Free, un fournisseur d'accès internet tandis que le second fonde X.com, qui deviendra Paypal. Les deux hommes ont alors trouvé leur poule aux œufs d'or.
En 2002, le premier lance sa Freebox, première offre regroupant l'accès à internet, à la téléphonie et à la télévision. La même année, le second fonde SpaceX.
En un peu plus de 10 ans le premier a fait voler en éclat le paysage des télécoms français, conquérant près d'un quart des parts du marché français des fournisseurs d'accès internet, en torpillant les prix, et plus de 10% des 80 millions d'abonnés mobiles, en cassant les codes avec ses offres toujours plus agressives depuis son entrée sur ce marché en 2012.
En un peu plus de 10 ans, le second a rebattu les cartes du marché des lancements spatiaux avec des offres low-cost défiant toute concurrence. Il fait désormais trembler l'hégémonique Arianespace et toute l'industrie spatiale européenne.

Le premier s'appelle Xavier Niel, le second Elon Musk. Avec 8,6 milliards de dollars (6,4 milliards d'euros), le français est la 153e fortune mondiale selon Forbes. Il s'est fait doubler en 2014 par son cadet américano-sud-africain qui a pris la 137e place de ce classement avec 9,2 milliards de dollars dans le portefeuille (6,9 milliards d'euros).
La France est-elle devenue trop petite pour notre insatiable fauteur de trouble national ? L'interventionnisme de l'Etat français et la complexité du marché européen qui compte une centaine d'opérateurs mobiles déclarés et des centaines d'autres (mobiles, virtuels ou fixes) poussent à chercher d'autres horizons.

Appliquées au deuxième plus gros marché des télécoms du monde (après la Chine), les méthodes de déstabilisation qui lui ont si bien réussi en France semblent pertinentes. En rachetant T-Mobile, Iliad s'ouvrirait en effet à plus de 300 millions d'abonnés que se partagent quatre opérateurs nationaux seulement (dont un peu plus de 16% pour T-Mobile).
Et cette opération rapprocherait Xavier Niel de son alter ego californien. Traverser l'Atlantique ne pourra qu'amplifier son influence. Mais pour atteindre l'aura qu'a su créér autour de sa personne Elon Musk, Xavier Niel devra de nouveau se montrer innovant. Il n'a pour l'instant bouleversé que les télécoms quand le trublion américain a déjà bousculé le paiement en ligne, la mobilité électrique (avec Tesla) et le spatial.
Quand un champion français se positionne pour racheter un acteur étranger, Bercy applaudit. Suite à la confirmation par Iliad, maison mère de Free, du dépôt d'une offre de rachat visant à mettre la main sur le quatrième opérateur américain, T-Mobile US, le ministre de l'Economie, Aranud Montebourg, s'est fendu d'un tweet dans lequel il souhaite, au nom de la France, bonne chance à Xavier Niel - alias @Xavier75 - dans sa tentative de conquête de l'Ouest.
Pourtant, les relations entre Arnaud Montebourg et Xavier Niel n'ont pas toujours été aussi amicales. Le 10 décembre 2013, après l'intégration de la 4G dans les offres à 2 euros de Free Mobile, le ministre avait dénoncé les destructions d'emplois provoquées par l'opérateur low-cost.

Dans son tweet de soutien à Xavier Niel pour racheter T-Mobile, Arnaud Montebourg revient donc carresser dans le sens du poil le trublion des télécoms français. Une initiative que lui a peut-être soufflée Fleur Pellerin, son ancienne colocataire spécialiste du numérique au ministère du Redressement productif, partie au Quai d'Orsay depuis le remaniement d'avril dernier. L'actuelle secrétaire d'Etat au commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l'étranger avait en effet tweeté dès le 31 juillet un message de soutien à l'entrepreneur français.
La maison mère de Free, Iliad, va s'entourer de HSBC et BNP Paribas pour financer son offre sur T-Mobile US, ont indiqué plusieurs sources à Reuters. Les deux banques se seraient engagés à prêter jusqu'à 13 milliards de dollars au groupe français et Xavier Niel engagerait un milliard d'euros sur sa fortune personnelle.

Iliad va enrôler les banques BNP Paribas et HSBC pour financer son offre surprise sur l'américain T-Mobile US, a appris Reuters vendredi 1er août de trois sources au fait du dossier.
Vincent Le Stradic de la banque d'affaires Lazard conseille l'opérateur télécoms français qui a dévoilé jeudi soir une offre de 15 milliards de dollars (11,2 milliards d'euros) pour acquérir 56,6% du numéro quatre du mobile outre-Atlantique.
L'action de la maison mère de Free, contrôlée par son dirigeant-fondateur Xavier Niel, abandonnait plus de 7% à la mi-journée, les investisseurs s'interrogeant sur la pertinence d'une transaction qui catapulterait l'opérateur sur le deuxième plus grand marché mondial des télécoms après la Chine.

Le français vient défier sur son terrain l'opérateur américain Sprint et sa maison-mère japonaise Softbank qui cherchent également à mettre la main sur le groupe détenu à 40% par Deutsche Telekom.
Dans un communiqué diffusé jeudi soir, Iliad a indiqué qu'il n'y avait aucune garantie que son offre sur T-Mobile US soit acceptée.
Sprint est en discussions depuis plusieurs mois avec T-Mobile et les deux parties se sont mises d'accord en juin sur les grandes lignes d'un accord qui valorise la société à environ 40 dollars par action, ont précédemment dit des sources à Reuters.
L'offre d'Iliad affiche un prix inférieur, de 33 dollars par action T-Mobile, qui monte à 36,20 dollars en incluant 10 milliards de dollars de synergies qu'Iliad assure pouvoir réaliser en gérant le groupe plus efficacement.
Mais Iliad compte sur le fait que sa proposition rencontrera moins de difficultés lors de son examen devant les autorités de concurrence, ce qui dans l'esprit de ses dirigeants, lui donne l'avantage, expliquent plusieurs sources au fait du dossier.
Dans son communiqué, Iliad a précisé que son offre serait financée par la dette et les fonds propres.
HSBC et BNP se sont engagés à prêter jusqu'à 13 milliards de dollars à Iliad, selon l'une des personnes au fait de la situation. HSBC est également conseil d'Iliad sur la transaction.http://www.fr-batterie-portable.com/acer.html