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De nombreuses banques américaines ayant déjà été enrôlées pour l'offre de Sprint-Sotfbank, leurs concurrentes européennes HSBC et BNP ont saisi leur chance en finançant l'aventure américaine d'Iliad.
Des sources avaient dit à Reuters que cinq banques internationales avaient accepté de financer Sprint : JPMorgan Chase & Co, Goldman Sachs Group, Deutsche Bank AG, Bank of America Merrill Lynch et Citigroup Inc.
Admiration, surprise, curiosité et scepticisme : voici les réactions dominantes des éditorialistes américains après l'annonce de l'offre d'Iliad de racheter l'opérateur américain T-Mobile. Xavier Niel plaît par son audace, et l'offre qu'il oppose à celle de l'autre opérateur américain Sprint pourrait bien bouleverser la donne sur le marché des télécoms américains, estiment les influenceurs.
XAVIER NIEL, UN PIRATE
Dans un débat vidéo organisé par Bloomberg, Xavier Niel est comparé à un pirate par Benedict Evans, un investisseur de la firme américaine Andreessen Horowitz : Xavier Niel est un pirate, il s'est frayé un chemin dans le marché du mobile et des télécoms français, et il l'a renversé, maintenant il observe le marché américain et il se dit que c'est le bon endroit pour un pirate [comme lui].

Son bagout de Xavier Niel est apprécié des Américains. Il est même qualifié par le site spécialisé Quartz de Steve Jobs français. L'opérateur rebelle français Free fait une offre de 15 milliards pour l'opérateur rebelle américain T-Mobile, titre Venturebeat. Xavier Niel y est décrit comme le Richard Branson français, avec des long cheveux et une attitude rebelle et franche. Réussir cette négociation demanderait un sacré courage et un art de la vente, mais Niel pourrait bien avoir ces qualités. Pour Forbes, Niel a suffisamment d'antécédents pour obtenir le soutien de grandes banques et d'investisseurs (...) L'offre d'Iliad peut ressembler à une bataille de David contre Goliath, mais ici le plus petit des deux a gagné en lançant une pierre et en visant juste.
UN AVANTAGE SUR LE MARCHÉ AMÉRICAIN
Bloomberg businessweek, comme le reste de la presse américaine, revient sur la carrière hors norme du milliardaire français. Cette tentative du franc-tireur français de bouleverser le plus grand marché des télécoms dans l'Ouest, reflète bien le succès de Niel dans son pays (...) L'offre d'Iliad ouvre le chapitre le plus dramatique d'une carrière qui est déjà l'une des plus originales en France. Par ailleurs, Businessweek estime qu'Iliad dispose d'un avantage sur le marché américain : Iliad dispose d'un atout clé : une reprise par une société française préserverait le status quo du marché américain en conservant le même nombre d'opérateurs, ce qui est préféré par les régulateurs.

Qui se ressemble s'assemble, dit l'adage, et c'est ce que semblent penser de nombreux influenceurs qui soulignent les similitudes entre Free et T-Mobile, et surtout entre leurs deux patrons. Un mariage qui pourrait fonctionner, entre deux franc-tireurs prêts à en découdre avec le statu quo.
Un certain scepticisme quant à la capacité d'Iliad de racheter T-Mobile US revient dans les conversations de certains analystes de Wall Street et dans le New York Times notamment : Comment Iliad pourrait gagner 10 milliards de dollars en réduction des coûts ? Ce n'est pas clair étant donné que l'entreprise française n'est pas du tout présente aux Etats-Unis. Le Wall Street Journal se montre à peine plus confiant : Dieu va-t-il lancer Iliad sur le marché du téléphone mobile américain ?
Alors que pour The Economist, l'offre d'Iliad pourrait bien changer la donne et mettre à mal l'offre de Sprint, l'opérateur américain qui semblait à deux doigts de signer avec T-Mobile : Sprint a tenté de se présenter comme le sauveur de la situation, l'évidence. Mais maintenant que Paris entre dans le jeu, la proposition de fusion [de Sprint] va devoir faire face à une opposition féroce.

ACTUS REUTERS Les actions des opérateurs télécoms français s'orientaient à la baisse suite à la confirmation du dépot par Free d'une offre de rachat de l'américain T-Mobile. Le marché s'inquiète de voir s'éloigner la probabilité d'une réduction du nombre d'opérateurs en France qu'il juge nécessaire pour réparer un marché affaibli par trois années de guerre des prix.
L'action d'Iliad évoluait en forte baisse, ce vendredi 1er août, à la Bourse de Paris, emmenant dans son sillage l'ensemble de ses pairs, le marché craignant que les ambitions du groupe aux Etats-Unis ne réduisent les chances d'une consolidation en France.
En milieu de journée, le titre du groupe de Xavier Niel cédait 7,26% à 191,05 euros, accusant sa plus forte baisse sur une séance depuis le 20 décembre 2013 dans des volumes de transactions étoffés représentant 3,4 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois sur Euronext.

L'opérateur télécoms a confirmé jeudi soir avoir lancé une offre surprise pour prendre le contrôle de l'opérateur T-Mobile US, un projet qui pourrait contrecarrer les plans de Sprint, également intéressé par la filiale américaine de Deutsche Telekom.
L'initiative d'Iliad, qui a pris tout le monde de court, pèse également en Bourse sur ses concurrents : Orange perd 2,81% tandis que Bouygues, maison mère de Bouygues Telecom, cède 4,28% accusant l'une des plus fortes baisses du CAC 40.
LA PERPECTIVE D'UN RACHAT DE BOUYGUES PAR FREE S'ÉLOIGNE
Le marché s'inquiète de voir s'éloigner la probabilité d'une réduction du nombre d'opérateurs en France qu'il juge nécessaire pour réparer un marché affaibli par trois années de guerre des prix.



Suite aux velléités d'Iliad Outre-Atlantique, la marge de manoeuvre financière du groupe pourrait être plus que réduite pour profiter d'opportunités dans le cadre de la consolidation des télécoms en France, autour du démantèlement de Bouygues Telecom typiquement, expliquent les analystes d'Oddo dans une note.
Des discussions ont eu lieu ces derniers mois autour de Bouygues Telecom, l'opérateur en difficulté, esseulé après l'échec de sa tentative de rachat de la filiale de Vivendi, SFR.
Ces discussions qui ont impliqué Orange et Iliad n'ont pas permis de déboucher jusqu'à présent sur un accord, les exigences financières de Bouygues pour sa filiale étant notamment jugées trop élevées.
Si Free devait effectivement sortir du jeu, le scénario alternatif d'un rapprochement avec l'opérateur historique Orange apparaît délicat au vu des difficultés qu'il rencontrerait vis-à-vis des autorités de concurrence.

INCERTITUDES
Le numéro un des télécoms a d'ailleurs plusieurs fois fait savoir qu'il était prêt à s'impliquer dans une opération de consolidation mais à la seule condition qu'il n'en soit pas le chef de file.
Certains analystes estiment toutefois qu'Iliad, à travers son offre, pourrait chercher à mettre la pression sur ses partenaires de négociation.
Il nous semble qu'Iliad veut faire passer le message qu'il est passé à autre chose, mettant la pression sur ses concurrents pour qu'ils reconsidèrent ses termes de négociations, estiment les analystes de Raymond James dans une note.
Outre la menace qu'elle fait peser sur la consolidation, l'initiative d'Iliad a créé la stupeur sur le marché qui s'interroge sur la stratégie de la société et sa capacité à mener de front une transaction majeure tout en poursuivant son déploiement encore inachevé dans le mobile en France.http://www.fr-batterie-portable.com/acer.html