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Pour répondre aux préoccupations de l’Inra et de l’Institut national de recherche en sciences et technologies (Irstea), plusieurs députés se sont enfin penchés sur le sujet en juillet, dans le cadre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst). En juillet également, Jean-Yves Le Déaut, le député PS de Meurthe-et-Moselle, lançait un cri d’alarme. "L’offre américaine occupe une position de force sur les services associés au big data. Elle pourrait se traduire par une atteinte à l’indépendance de la production agricole française et européenne", alertait-il. Des sociétés américaines comme John Deere récupèrent directement une partie des données produites par les objets connectés de leurs machines.

VERS UN CONSORTIUM FRANÇAIS
Une start-up comme The Climate Corporation, rachetée par Monsanto en 2013, s’est déployée en vendant des conseils météorologiques avant de se lancer dans les conseils en fertilisation. Son développement international fulgurant, en Amérique du sud et au Canada, illustre "le risque pour l’Europe d’être sous domination américaine, à l’image de celle qui existe déjà dans le numérique", insiste Jean-Yves Le Déaut. Pourtant, rien ne semble avoir réellement évolué du côté des parlementaires et des organisations agricoles. "Il y a une position commune qui se dégage de ne pas abandonner les données privées agricoles aux firmes privées. Nous souhaitons une gouvernance collective entre instituts de recherche, chambres d’agriculture et coopératives", estime Jean-Pierre Chanet, le directeur de l’unité Technologies et systèmes d’information de l’Irstea. Smag et sa maison mère coopérative InVivo se verraient bien à la tête de ce consortium français.

MAIS DÉJÀ UNE PLATE-FORME DE PARTAGE : API-AGRO
Récemment, le 10 février, une plate-forme commune de données agricoles françaises a vu le jour. Une grande première à l’échelle européenne. Baptisée API-Agro, elle met à disposition, gratuitement ou contre paiement selon les informations récupérées, les données et fonctions de calcul produites par les chercheurs et les ingénieurs de l’Inra et des instituts techniques agricoles (Arvalis, Institut de l’élevage, Institut technique de l’aviculture, Institut de la betterave…).
Sont rassemblées des données sur les produits phytosanitaires, les caractéristiques des sols, le registre des races des ruminants, les indices de coût de matières premières des aliments pour les volailles… "L’interface se veut à destination à la fois des développeurs et des machines pour permettre la production de nouveaux outils et services dans les filières animale et végétale", précise Théo-Paul Haezebrouck, chargé de mission sur les projets numériques à l’Association de coordination des travaux agricoles (Acta), qui fédère les instituts techniques.

Si cette plate-forme se révèle un succès, les professionnels verraient bien API-Agro servir d’exemple aux autres pays européens. En revanche, la question de la propriété des données et de leur exploitation reste entière. Les parlementaires français et européens devront s’en préoccuper rapidement. Car l’enjeu est de taille : permettre à la France de conserver sa souveraineté agricole et donc alimentaire.
Internet consomme, et pas seulement via les ordinateurs ou les serveurs. Un site web ou un logiciel peut aussi s'avérer trop gourmand en électricité. C'est l'un des thèmes sur lequel le Green Lab Center, né à Nantes en 2013, mobilise des moyens de R&D issus d'entreprises et de labos publics. Le premier aboutissement de ce travail est le lancement, vendredi 5 juin, dans le cadre du Web2Day, du Green Code Label, présenté comme le premier label d'éco-conception des sites Web.
L'outil se base sur un référentiel d'une quarantaine de bonnes pratiques, ainsi que sur un outil de mesure de la consommation. Tout site répondant à tout ou partie de ces critères, pourra ainsi arborer le logo du label sur sa page d’accueil pour témoigner de son engagement et du niveau obtenu (or, bronze, argent).

"Il en va de sa consommation énergétique mais aussi de son image, de sa démarche environnementale", mentionne Olivier Philippot, responsable de la communauté Green Code Label. "La consommation dépend de contenus riches inadaptés, des éléments à charger, de codes mal implémentés, des échanges entre le serveur et l'utilisateur", poursuit Olivier Philippot, expliquant qu'au delà de la consommation énergétique, ces bonnes pratiques contribuent aussi à repousser l'obsolescence perçue des ordinateurs. Les promoteurs du Green Code Label espèrent être associés à terme aux organismes certificateurs de type Afnor ou Iso. Le Green lab Center, qui réunit une communauté de chercheurs et de start-up, avec le soutien des collectivités et de la technopole Atlanpole, à d'autres fers au feu. Installé dans le Hub Créatic, nouvelle pépinière numérique nantaise, le laboratoire à mis en place une série de démonstrateurs.
Le projet Greenspector, par exemple, vise à détecter les objets surconsommants dans les programmes informatiques. "Tuba" aborde quant à lui la thématique du cloud, avec l'ambition d'adapter le niveau de service d'un site web en fonction du pic de charge d'un centre de données. Utilitaire, le projet Greeniscore propose, lui, une application optimisant la durée de vie des smartphones ou tablettes.

Pour les promoteurs du Lab, de tels enjeux touchent concrètement les PME au portefeuille. Plus qu'elles ne le pensent, celles-ci pourraient réduire leurs dépenses en prolongeant la durée de vie de leur matériel informatique, par une bonne révision des logiciels, ou en éteignant simplement des serveurs inutilisés.
L'association ADN'Ouest, réunissant des professionnels de l'informatique, a récemment scanné la consommation d'une douzaine de structures. Il en ressort que l'informatique représente 50% de la facture d'électricité d'une grande école et 12% de celle d'une entreprise industrielle. Sans sécurité, l'internet des objets et ses milliards d'objets connectés risque de rester à quai. Tous les acteurs se l'accordent et beaucoup appellent à une collaboration générale pour définir des normes et standards communs et ouverts. Mais quel rapport entre un capteur industriel et une auto connectée ? Un défi - au cœur des débats du Mobile World Congress de Barcelone cette année - loin d'être relevé.
L’Internet des Objets. Le concept est enivrant : un monde dans lequel tous les objets qui nous entoure seront connectés à un réseau global via le cloud, et nous faciliteront la vie par leur intelligence. La technologie s’adaptera plus à l’humain pour qu’il ait moins à s’adapter à elle. Mais à l’heure où les piratages défraient la chronique chaque semaine, le rêve peut vite virer au cauchemar.

Saura-t-on vraiment garantir que les caméras installées dans nos smart homes pour ouvrir nos portes par reconnaissance faciale ou mettre automatiquement nos programmes préférés sur la TV ne seront pas détournées ? Que ce soit pour nous épier dans notre intimité, où pour s’assurer de notre absence avant un cambriolage... sans qu’il y ait besoin d’effraction. Ces caméras existent déjà, et des piratages ont déjà eu lieues sur certaines d’entre elles. Les acteurs de l’Internet des objets, peu importe leur place dans la chaîne (réseau, service, IT, objet...), sont conscients du danger. Et tous s’accordent à dire que la sécurité doit primer, qu’elle doit être inclus par défaut. C’est le "Security By Design".
A défaut, les utilisateurs perdront confiance. L’essor de l’IoT sévèrement bloqué, son potentiel jamais atteint. D'où l'appel du CEO d'ARM à une collaboration de tous les acteurs autours de normes communes et ouvertes, pour ne pas créer d’écosystèmes isolés, trop différents les uns des autres, qui seraient impossibles à protéger correctement. Du moins est-ce la théorie.

Car aujourd'hui tout reste à faire, ou presque. Et chacun essaie d’imposer sa norme, ses solutions, son écosystème, et ce à tous les niveaux. Que ce soit dans les réseaux (Sigfox, LoRa, Wifi HaLow, 5G, Bluetooth, ZigBee, 6LowPan etc.), dans les plates-formes cloud (Microsoft Azure, AWS, IBM, Google, Salesforce, etc.), dans les API, les frameworks, les protocoles de communication, les systèmes d’exploitation, le hardware…