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IBM a intégré un million de neurones artificiels – et 256 millions de synapses - sur une puce de silicium de 4,3 cm2. Un processeur qui imite le fonctionnement du cerveau et, comme lui, réalise très bien certaines tâches (par exemple reconnaître un objet dans une image). Tout en consommant beaucoup moins d’énergie qu’un ordinateur traditionnel.
Avec ses 5,4 milliards de transistors, la puce TrueNorth dévoilée début août par IBM s’inscrit parmi les circuits électroniques les plus complexes jamais réalisés. Mais son originalité est ailleurs : elle est constituée d’un million de neurones artificiels, chacun pourvu de sa mémoire, et reliés par 256 millions de synapses. Un ordinateur "neuromorphique" (il s’inspire de l’architecture du cerveau), qui a donné des résultats probants sur une tâche pour laquelle un ordinateur traditionnel est peu performant : détecter et identifier des objets dans une vidéo. TrueNorth a été mis au point dans le cadre du programme de recherche SyNAPSE financé par l’agence de la défense américaine (Darpa).
L’autre performance exceptionnelle de la puce à neurones réside dans sa faible consommation électrique : elle fonctionne avec 70 mW, soit environ mille fois moins qu’une puce traditionnelle aux performances comparables. Ce qui ouvre de belles perspectives pour de nombreuses applications, pour les militaires, mais aussi pour tous les équipements mobiles, des smartphones aux robots.

IBM n’est pas le seul à travailler sur les puces neuromorphiques. Mais le groupe américain a frappé fort en présentant un processeur bien plus puissant que ceux jusqu’ici obtenus dans les laboratoires concurrents. Les chercheurs du centre IBM d’Almaden, en Californie, ont même déjà interconnecté 16 puces TrueNorth (16 millions de neurones), et se fixe pour objectif de créer une machine avec 4096 puces, qui comprendra donc 4 milliards de neurones.
Le gouvernement japonais se mobilise pour sauver Sharp. Mais il n’oublie pas l’autre grand électronicien nippon malade : Toshiba. Le fonds souverain Innovation Network Corporation of Japan (INCJ), qui dépend du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, propose de lui racheter son électroménager, évitant ainsi que cette activité en vente ne tombe entre les mains d’un repreneur étranger. C’est ce que rapporte le journal The Yomiuri Shimbun dans son édition du 22 janvier 2016.

PERTES DE 200 MILLIARDS DE YENS EN TROIS ANS
Ebranlé par un scandale financier majeur (maquillage des comptes financiers pour minimiser les pertes dans les PC, la télévision, l’électroménager ou les composants électroniques pendant trois ans), Toshiba est engagé dans une vaste restructuration avec, à la clé, la suppression de 10 600 emplois et la cession de toutes les activités jugées non stratégiques. L’objectif de géant japonais est de se recentrer sur l’énergie et le stockage de données (mémoires flash et disques durs).
L’électroménager fait partie des trois activités à problèmes qui ont provoqué le scandale financier, aux cotés des PC et des téléviseurs. Sa vente est envisagée au même titre que celle des entités dédiés au médical ou aux ordinateurs. Sur les trois derniers exercices, Toshiba aurait accumulé dans ce domaine une perte de plus de 200 milliards de yens, l’équivalent de 1,7 milliard de dollars, pour un chiffre d’affaires de 225,5 milliards de yens sur le dernier exercice fiscal clos le 31 mars 2015. Le groupe japonais n’a plus la taille critique pour tenir la course avec des acteurs comme l’américain Whirlpool, le suédois Electrolux ou le chinois Haier.

CRAINTE DE FUITE DES TECHNOLOGIES
Deux repreneurs potentiels sont sur les rangs : le turc Vestel, qui a racheté l’électroménager de Sharp en Europe, et le chinois Skyworth, qui va reprendre l’usine de télévisions de Toshiba en Indonésie et sa marque en Asie-Pacifique. Une perspective que le gouvernement japonais voit d’un mauvais œil, craignant une fuite des technologies de Toshiba à l’étranger.
Les craintes de Tokyo ont de quoi surprendre. L’électroménager tend à devenir une commodité. C’est d’ailleurs cette évolution qui a marginalisé les constructeurs japonais dans le secteur au profit de chinois comme Haier, TCL, Changhong, Skyworth ou Konka. Mais le gouvernement japonais voit les choses autrement. Avec la révolution de l’Internet des objets, il considère l’électroménager comme l’un des secteurs clés de la transformation numérique de l’industrie.

FUSION DE L'ÉLECTROMÉNAGER DE TOSHIBA ET SHARP
L’offre d’INCJ envers Toshiba s’inscrit dans un projet global qui inclut le plan de sauvetage de Sharp. Il prévoit de fusionner l’électroménager des deux entreprises puis de recentrer l’activité sur les appareils connectés. Cette fusion créerait une société d’environ 540 milliards de yens, l’équivalent de 4,5 milliards de dollars, de chiffre d’affaires annuel.
Face à l’effondrement de l’électronique japonaise, INCJ, créée en 2009, intervient régulièrement comme pompier pour préserver au Japon des entreprises jugées stratégiques pour le pays. C’est ainsi qu’il a sauvé Renesas Electronics, le fleuron nippon dans les semi-conducteurs, et favorisé la création de Japan Display Inc., une société regroupant les écrans LCD de petit et moyen formats de Sony, Toshiba et Hitachi.
CAS D'ÉCOLE Les fins gourmets n'auront plus besoin d'arpenter deux fois l'an les rayons poussiéreux des librairies pour savoir dans quels restaurants ils iront goûter aux plaisirs de la bouche : le guide gastronomique Gault & Millau a numérisé ses flux d'informations pour ne pas être supplanté par de nouveaux entrants 100% digitaux.

Gault & Millau, guide gastronomique apôtre de la nouvelle cuisine, a aujourd'hui 43 ans d'âge. Pour que ses critiques ne soient pas rangées dans la case musée par les amateurs de bonne chère, l'entreprise a dû basculer au numérique. Le chiffre d'affaires lié à son métier historique, celui de la vente de guides papiers en librairie, baisse en effet de 10 à 15% chaque année.
Et l'entreprise fait face à l'émergence de nouveaux acteurs sur le marché du conseil à la restauration, comme le pure player indien Zomato. Fondée en 2008, la société opère aujourd'hui dans 23 pays. Cette licorne, valorisée plus d'un milliards de dollars, a levé depuis sa création 223,8 millions de dollars (dont 60 millions en avril 2015 et à nouveau 60 millions en septembre 2015). "Notre positionnement est différent de celui de ces nouveaux entrants, qui tissent des accords commerciaux avec les restaurants", souligne Côme de Chérisey, arrivé il y a quatre ans à la tête de la société. Pour autant, il a compris très vite qu'il fallait réagir

Sa première mission : "numériser les flux d'informations et casser les silos", pointe-t-il le 12 janvier au cours d'un déjeuner organisé par l'éditeur de logiciels Salesforce. Les data entrantes (les enquêtes réalisées sur ordinateur par les goûteurs professionnels), sont organisés dans une base de données. Elles sont complétées par les commentaires laissés par les utilisateurs du site Gault & Millau, "une communauté web active développée grâce à l'émergence du numérique", que la marque renforce avec son portefeuille d'applications mobiles spécialisées dans le vin, le café, le champagne... Une nouvelle appli sortira d'ailleurs dans les prochains mois. Il est ensuite beaucoup plus facile de nourrir le site Gault Millau et de sortir des guides papiers : "en automatisant une partie des tâches, nous sommes passés de deux guides par an à 14, sans que la masse de travail soit plus importante", explique le directeur général. A partir de cette base de données, la marque a également créé une cartographie dynamique des applications viticoles.