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La solution est connue, au lieu d’utiliser les mathématiques on recourt à la physique. Les fluctuations statistiques des désintégrations radioactives en mécanique quantique ou les fluctuations statistiques thermiques des courants d’électrons dans un dispositif électronique produisent un signal bruité que l’on peut considérer comme vraiment aléatoire. Malheureusement, il peut être difficile de mettre en pratique ces générateurs et surtout, bien souvent, ils ne permettent pas de produire la quantité de nombres aléatoires demandée. Des chercheurs de l’université de Genève, viennent d’avoir une brillante idée, pour contourner cet obstacle. Ils se sont aperçus qu’ils pouvaient créer un générateur quantique de nombres aléatoires (quantum random-number generator ou QRNG) simplement en utilisant l’appareil photo à 8 mégapixels du smartphone Nokia N9.

EXCLUSIF - Quelles sont les écoles les plus actives en matière de recherche ? Lesquelles attirent les entreprises pour mener des projets R&D ? Quelles sont celles qui accueillent le plus de doctorants ? Année après année, la rédaction d'Industrie & Technologies enquête auprès de l'ensemble des écoles d'ingénieurs pour déterminer la performance de ces établissements en matière d'innovation. Un palmarès exclusif qui montre que les écoles sont de plus en plus actives dans ce domaine. Pour la quatrième fois en cinq ans, c'est Grenoble INP qui truste la première place du podium.
4000 développeurs participant à la conférence Google I/O se verront remettre une tablette innovante dotée de vision 3D pour imaginer de nouveaux applications et usages. C'est la deuxième phase du Projet Tango, mené par la division ATAP.
Grâce à des caméras et capteurs infrarouges, le téléphone mis au point par la division ATAP de Google est capable de lire son environnement, et le reconstituer en trois dimensions. Utile pour réaliser le plan d'un bâtiment ou imaginer des applications utilisant la topographie du monde réel comme support (comme des jeux vidéo immersifs).
L'un des premiers partenaires de Google est d'ailleurs la Nasa, qui utilise la technologie Tango pour ses postes de travail flottants au sein de la Station spatiale internationale.

4000 EXPLORATEURS DE LA TECHNOLOGIE
Selon le Wall Street Journal, après un smartphone, le géant américain voudrait intégrer la technologie à une tablette. Des prototypes seront bientôt fabriqués, indique le quotidien économique américain. Ils seraient dotés d'un écran de 7 pouces, de deux caméras (nécessaire pour la vision 3D) et d'un logiciel spécifique.
4000 exemplaires seraient distribués à des développeurs lors de la conférence Google I/O les 25 et 26 juin, à San Francisco. Ils sont invités à imaginer de nouvelles applications et usages disruptifs en poussant ce nouveau terminal dans ses derniers retranchements. Google avait suivi le même processus avec son smartphone Tango, dont 200 prototypes avaient été distribués à des sociétés et créateurs d'applications.
Puisque la structuration du marché des objets connectés autour de systèmes d'exploitation dominants n'est pas pour demain, quelles peuvent être les facteurs d'uniformisation du secteur ? L'Usine Digitale a identifié trois pistes.

1. DES BOX CENTRALISANT LES DONNÉES
Faire interagir les objets connectés avec un autre objet physique, qui récupèrerait et exploiterait les données, c'est la solution généralement choisie par les fabricants d'objets connectés. Les box thématiques se sont ainsi multipliés, en particulier dans la domotique. Ces centrales ont vocation à devenir compatibles avec des familles d'objets toujours plus variées.
C'est ce même principe d'interaction avec une base physique qui guide la démarche d'acteurs comme Sen.se, l'inventeur du système Mother. Ici, la box centralisatrice prend les formes rassurantes d'une poupée russe 2.0, qui communique avec de petits capteurs, les motion cookies, capables de transformer n'importe quel objet du quotidien en objet connecté et intelligent.
La même logique est explorée par les start-up américaines SmartThings ou Notifon. Toutes ces solutions s'accompagnent d'applications pour mobiles et tablettes qui permettent d'interpréter les données générées par les capteurs, de créer des scenarios d'utilisation et de mettre en lien les objets les uns avec les autres. Ces écosystèmes deviendront de plus en plus ouverts et pourront fonctionner les uns avec les autres.

2. DES PLATE-FORMES DE SERVICE CLOUD
A l'ère du cloud, on peut se passer d'une box et créer une plate-forme centralisatrice dans le nuage informatique. C'est le choix qu'a opéré Archos pour sa gamme d'objets connectés : ils communiquent avec une tablette et via le cloud maison.
De nombreux acteurs ont l'ambition de créer un outil d'administration en ligne tout-en-un pour objets connectés, à destination du grand public, des fabricants et des développeurs. Il serait à la fois un espace où regrouper tous ses objets et les contrôler, un magasin d'applications, un espace d'interaction entre constructeurs et développeurs... La toute jeune start-up française Wicross fait partie des candidats à ce trône. Matooma aussi, mais sur le segment des objets connectés par carte Sim.
Une application fait déjà beaucoup parler d'elle et tend à s'imposer comme une référence : IFTTT (If This Then That). Elle permet de créer des cascades d'événements entre des objets connectés, des services Internet et les réseaux sociaux. Chaque utilisateur concocte ses propres recettes (selon la terminologie du service) et décide de connecter tel objet à tel service.

C'est extrêmement intéressant, car cela permet de lier des objets qui ne sont pas censés communiquer ensemble, s'enthousiasme Alban Amouroux, chef de produits chez Myfox, créateur d'équipements et d'applications domotiques et de sécurité. Fred Potter, le créateur de Netatmo, voit aussi en IFTTT (ou dans les services similaires comme Zapier, davantage axé sur les réseaux sociaux) une bonne approche du problème.
A l'avenir, tous les acteurs du cloud vont construire des espaces permettant à un utilisateur de connecter ses services favoris et objets connectés de façon intuitive.

3. DES PROTOCOLES ET STANDARDS MONDIAUX
Pour que tous ces écosystèmes coexistent pacifiquement, voire s'enrichissent mutuellement, il faut qu'émergent des passerelles, des standards acceptés par tous. Plusieurs consortiums travaillent pour créer des protocoles de communication adoptés par l'ensemble de l'industrie, comme Oasis, qui œuvre pour imposer le protocole MQTT, l'Industrial Internet consortium, fondé par Intel, IBM, Cisco, general Electric et AT&T, ou Allseen, qui rassemble les industriels du tout internet comme LG, Panasonic ou Qualcomm, et prône une solution ouverte, IP et multi-plateforme.

En terme de technologie de communication sans fil, le Bluetooth low energy tend à devenir la norme pour les objets grand public. Dans la domotique et dans les segments professionnels, d'autres solutions de communication à faible consommation énergétique sont opposées : enOcean, Zigbee ou la solution Ultra narrow band développée par le français Sigfox. Une action combinée des industriels et des pouvoirs publics devrait permettre de faire émerger des normes universelles, facilitant la vie des fabricants d'objets, des développeurs… et au final, des consommateurs.
Faudra-t-il vraiment réer de toutes pièces de nouveaux standards et de nouveaux consortiums, alors qu'il en existe déjà beaucoup, comme le W3C ? Thomas Nicholls, directeur marketing de Sigfox, préfèreraiit partir d'un socle existant, comme les standards Internet, et imaginer des extensions pour mieux se concentrer sur ce qu'il nomme l'interfaçage. Mais difficile de se mettre d'accord sur une technologie unique alors que les objets de demain et les nouveaux usages associés n'ont pas encore été inventés.
La French Tech, c’est un peu comme l’Europe. Il faut lui porter un regard extérieur pour en percevoir tout le potentiel. C’est ce que fait le chinois Huawei. Mais pour faire découvrir tout le potentiel des PME innovantes françaises à sa maison mère, Huawei France a décidé de jouer les mécènes.http://www.fr-batterie-portable.com/samsung.html