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La France est un des pays européens les plus dynamiques en ce qui concerne l'usage de l'Open Source. La croissance annuelle de ce secteur est de 9% en France. En comparaison, la croissance du marché de l'IT annoncé par Syntec Numérique est de 2,8%. La part actuelle des solutions Open Source sur le marché de l'IT français pèse un peu plus de 5%. On estime qu'elle sera de 14% en 2020 (cf étude PAC 2015 CNLL/ Syntec Numérique). Nous avons en France une filière de plus de 300 entreprises qui travaillent 100% dans l'Open Source. Ce sont principalement des PME (sociétés de conseil, éditeurs ou ESN). Elles sont réunies au sein du CNLL(Conseil National du Logiciel Libre) qui est organisé en clusters régionaux.PublicitéCette dynamique était jusque lors portée par le secteur public. L'Etat a depuis 2012 avec la circulaire Ayrault et tout dernièrement avec la promulgation de la loi Lemaire sur le Numérique mis une priorité à l'usage de l'Open Source et des logiciels libres afin de garantir l'indépendance et la pérennité de son IT. Déjà utilisateurs de solutions Open Source depuis plusieurs années, les grands groupes privés ne sont pas en reste et connaissent depuis deux ans environ une notable accélération sur ce sujet.

Voyages SNCF, la Poste, Orange, le Crédit Agricole, Chronopost, le groupe PSA ainsi que la DINSIC sont venus témoigner de la montée en puissance de l'Open Source dans leur stratégie numérique lors de la 7ème édition de l'Open CIO Summit le 15 novembre dernier.« Les logiciels libres, avec l'expertise des équipes technologiques au coeur de ces enjeux, sont un facteur majeur de maitrise donc de pérennité de nos systèmes d'information d'entreprise » nous a indiqué Gilles de Richemond, DG de VSC Technologies (groupe voyages-scnf.com). Il a ajouté : « faire du développement est la clé pour réussir sa transformation numérique. L'Open Source est au coeur de ce processus de réhabilitation du développement.»« La diffusion de l'Open Source au sein de la Poste ne s'entend plus uniquement en TCO. La qualité logicielle, la transparence et l'attractivité des compétences que proposent les solutions Open Source sont autant d'atouts pour réussir notre transformation numérique » affirme Jean-Marc Steffann, Directeur Technique de la Branche Numérique de La Poste. Noël Cavaliere, responsable de la stratégie et de l'architecture technique à la DSI du Groupe PSA spécifie pour sa part : « l'Open Source est au coeur de la stratégie technique IT. En offrant des solutions standards et ouvertes, l'Open Source est à la base de notre infrastructure ouverte, adaptée à un SI développé et déployé dans un environnement Cloud ouvert (hybride), capable d'exploiter la diversité technologique au service du time-to-market ».

L'Open Source et l'innovation sont intimement liés comme le souligne la Société Générale. On peut découvrir sur leur site que 80% des technologies de développement du Groupe sont Open Source. « Le mouvement a été initié par les développeurs de l'entreprise qui cherchaient à partager des pratiques, des standards, des briques technologiques pour innover plus vite, » explique David Fiou, Architecte IT Groupe Société Générale, dans son article « Open source first ! ».Françoise Mercadal-Delasalles, Directrice des Ressources et de l'Innovation du Groupe Société Générale, plaide même : « l'open source est un formidable accélérateur de notre stratégie de digitalisation de la banque. »Il en est de même à l'AG du Cigref le 17 octobre dernier qui a réuni les DSI des grandes entreprises françaises. L'Open Source est apparu indissociable de la transformation numérique : au coeur de l'innovation, source d'inspiration pour repenser sa façon de travailler et absolument nécessaire pour attirer les talents de demain.L'Open Source propose à la fois des innovations disruptives importantes et des standards qui s'imposent aujourd'hui à une échelle mondiale. Il est désormais clé dans les grandes révolutions proposées par le Cloud, le Big Data ou encore l'Internet des Objets. Il répond enfin aux besoins d'interopérabilité et de formats ouverts nécessaires au développement du numérique.

En bref, l'Open Source apporte une réponse opérationnelle aussi bien aux enjeux d'innovation et de productivité qu'aux besoins d'éthique, de respect des libertés et de souveraineté soulevés par la transformation numérique de notre société et de nos entreprises... ce n'est pas nouveau mais c'est enfin reconnu !La caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnam-TS) a opté pour une démarche DevOps à l'occasion de la refonte du site Ameli.fr. Le CMS open source Drupal 7 a été retenu. Le site Ameli.fr est mis en oeuvre par la CNAM-TS (Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés). Il constitue un portail pour trois cibles : les 20 millions d'assurés, les professionnels de santé et les employeurs. A partir de janvier 2017, le site sera infogéré et hébergé par Alterway (Groupe Econocom). Le site a été refondu en une nouvelle version réalisée sous Drupal 7 par Klee Group.Les deux prestataires ont été choisis pour leur capacité à réaliser l'ensemble de la prestation de refonte (accompagnement, conception, réalisation, infogérance) en tenant leurs délais, en garantissant une qualité de service (taux de disponibilité, temps de réponse...) et en adoptant une démarche de type DevOps. Le CMS open-source Drupal 7 répondait bien sûr à l'ensemble des clauses du CCTP (Cahier des Charges Technique Particulier).

En particulier, Drupal a permis la mise en oeuvre du portail avec infrastructure unique pour les trois cibles. Ce CMS moderne est également en mesure d'accroître la dimension média du portail, l'accessibilité (conformité RGAA) et l'ergonomie.Le marché des conteneurs est en train d'exploser. Selon le cabinet d'études 451 Research, les startups autant que les fournisseurs accordent de plus en plus d'intérêt à la technologie de développement d'applications.Le marché des conteneurs - utilisés par les développeurs pour emballer leurs applications - semble entrer dans une croissance exponentielle. Les startups rivalisent avec les fournisseurs historiques, lesquels choisissent de plus en plus d’utiliser la technologie. Dans son nouveau rapport, 451 Research propose l'une des premières estimations sur le marché des conteneurs. Le marché de cette technologie, qui bénéficie d’une très forte réputation, reste encore relativement modeste, mais il croit rapidement.Selon 451 Research, en 2016, le marché des conteneurs représentait 762 millions de dollars et le cabinet d’étude prévoit un taux de croissance annuel composé de 40% (TCAC), avec une projection à 2,6 milliards de dollars d'ici 2020. « Le marché des conteneurs commerciaux a trouvé sa stratégie », ont écrit les chercheurs. « Les vendeurs sont très actifs et pousse l’adoption de la technologie des conteneurs d'applications dans les secteurs de l’entreprise qui en sont dépourvus - comme la gestion et l'orchestration, les services de données, la sécurité et le réseau - à mesure que le marché s’étend et que les applications conteneurisées dépassent de plus en plus le stade des évaluations, des tests et du développement.

La cabinet de recherche estime que huit fournisseurs, dont Docker, Red Hat et Engine Yard, génèrent chacun plus de 20 millions de dollars de revenus par an avec la technologie des conteneurs. 451 Research a répertorié plus de 125 vendeurs sur le marché des conteneurs - la plupart d’entre eux a inclus les conteneurs dans sa stratégie, mais celle-ci n’est pas au cœur de leur activité. Compte tenu du nombre élevé de vendeurs disséminés sur un marché qui compte de nombreuses composantes, le rapport estime que l'industrie est « mûre » pour la consolidation.Toujours selon le cabinet de recherche, les utilisateurs finaux n’en sont encore qu’aux premiers stades de l’adoption : « La bonne combinaison de logiciels, de services et de supports de contenus applicatifs n'a pas encore émergé, ce qui représente un défi et une opportunité pour les fournisseurs et les clients qui sont train d’ajuster leurs infrastructures existantes, leurs applications et leur processus de tests avec la nouvelle méthodologie et la technologie », a ainsi déclaré 451 Research.

Comparativement, le cabinet d’études prévoit que le marché global du cloud « en tant que service » atteindra 22,2 milliards de dollars à la fin de 2016, en hausse de 22 %, et qu’il atteindra 46 milliards de dollars d'ici 2020. La Cloud Enabled Technology, un terme créé par les chercheurs de 451 Research pour désigner les logiciels de gestion du cloud, représente un marché tout aussi important puisque celui-ci s’élève à 23 milliards de dollars en 2016, et « son taux de croissance annuel composé devrait atteindre 15 %, avec une projection à 39 milliards de dollars d’ici 2020 », affirme encore 451 Research.

Après de nombreuses campagnes de dénigrement contre le logiciel open source et Linux ces dernières années (surtout durant la période Ballmer), Microsoft montre un intérêt de plus en plus significatif pour le système d'exploitation de Linus Torvalds. Hier, la firme de Redmond a même officialisé ce rapprochement en adhérant à la Fondation Linux, l’association qui gère le développement du noyau du système d'exploitation et finance des projets open source. Microsoft a également livré la bêta publique de SQL Server pour Linux. Le portage du logiciel de base de données relationnelle, annoncé pour la première fois en mars dernier, était très attendu. De plus, les développeurs Linux peuvent désormais travailler avec une version bêta d'Azure App Service, un service qui leur permet de se libérer des tâches de gestion de l'infrastructure pour les applications basées dans le cloud.

C’est en 2014 que le CEO de Microsoft, Satya Nadella, a proclamé son « amour » pour Linux. Depuis, la firme de Redmond ne ménage pas ses efforts pour adopter et soutenir Linux et l’open source. Microsoft sera d’ailleurs bientôt membre Platinum de la Fondation Linux, au même titre qu'Intel, Oracle, Samsung et IBM. Les nombreux efforts entrepris par l’éditeur pour se rapprocher de Linux viennent compenser l’intérêt tardif de l’entreprise pour l’open source. Dans un communiqué, le directeur exécutif de la Fondation, Jim Zemlin, a déclaré que Microsoft allait probablement intensifier « sa participation et son engagement envers le développement open source ».

Mais cette lune de miel entre les deux entités est récente. En 2009, Jim Zemlin accusait Microsoft de « miner secrètement Linux » après la vente d’une série de brevets liés à Linux. De son côté, Microsoft ne se privait pas d’attaquer l’OS open source : il y a 15 ans, l'ancien CEO Steve Ballmer avait même qualifié ce système d'exploitation de « cancer ». Cependant, même à l’époque où Microsoft se montrait très agressive à l’encontre de Linux, la porte est toujours restée ouverte entre les deux organisations. En 2008, Jim Zemlin avait déclaré à notre confrère Paul Krill d’Infoworld : « Nous aimerions bien accueillir les développeurs dans un même espace pour travailler à l’amélioration de l’interopérabilité de Linux avec les produits Microsoft. Nous aimerions le faire en appliquant les méthodes du monde open source, c’est-à-dire sans accord marketing ni contrat spécifique, selon un processus ouvert auquel pourrait participer n’importe quelle personne de la communauté ».