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Nous avons remporté l'adhésion (des fabricants) pour plus de 500 modèles de portables et de PC de bureau. Vous retrouverez (notre puce) dans nombre d'entre eux, du PC tout-en-un aux grosses machines pour jouer et aux notebooks. Nvidia a fait valoir que le consommateur voudrait des performances graphiques évoluées, et certains fabricants veulent éviter de mettre tous leurs oeufs dans le même panier en faisant tout reposer sur les seules puces Sandy Bridge. Nvidia a déclaré que des fabricants avaient choisi ses puces en parallèle de celle d'Intel pour 200 nouveaux modèles de notebooks attendus en 2011, contre 125 modèles en 2010. Advanced Micro Devices présentera quant à lui à Las Vegas sa nouvelle gamme de puces qui combinent aussi les fonctions de processeurs central et graphique. Aucun instrument de comparaison avec l'architecture Sandy Bridge n'est encore disponible en termes de prix et de performance. La division de serveurs d'IBM va-t-elle tomber dans l'escarcelle du chinois Lenovo ? Les deux entreprises n'étaient pas parvenues à s'entendre sur un prix l'an dernier, IBM réclamant entre 4 et 6 milliards de dollars quand Lenovo ne souhaitait pas débourser plus que 2,5 milliards, avaient rapporté les médias à l'époque. Réagissant à des informations de presse, Lenovo, le premier fabricant mondial de PC, a confirmé le 21 janvier avoir engagé des négociations préliminaires au sujet d'une acquisition mais sans en dire davantage. IBM de son côté s'est refusé à tout commentaire, tout comme Dell qui a également été cité comme un repreneur potentiel pour ces serveurs.

LENOVO VEUT SE RENFORCER DANS LES DATA CENTERS La cession à Lenovo des serveurs x86 d'IBM, qui font tourner les data centers des entreprises, permettrait tout à la fois au groupe chinois de se renforcer dans le stockage de données et à IBM de poursuivre sa transition vers les logiciels et les services. Le groupe américain avait déjà cédé son activité de fabrication d'ordinateurs à Lenovo en 2005 pour 1,75 milliard de dollars, permettant au chinois de devenir numéro un du secteur. Tout le monde serait gagnant car IBM sortirait des serveurs et Lenovo y doublerait ses marges, commente Alberto Moel, analyste chez Sanford C. Bernstein à Hong Kong. Il estime que l'activité de serveurs d'IBM vaut entre 2,5 et 2,9 milliards de dollars et que l'américain sera cette fois disposé à conclure, après plusieurs trimestres de résultats décevants. Tout accord devra toutefois être soumis au feu vert de la Commission des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS).

L'action Lenovo s'adjugeait 3,14% à 10,50 dollars HK vers 7h00 GMT à la Bourse de Hong Kong, un cours qui correspond à une capitalisation boursière d'environ 13,7 milliards de dollars US (10,1 milliards d'euros). Le titre a gagné 12% cette année et a atteint début janvier un plus haut de 13 ans après la publication des dernières estimations du cabinet d'études Gartner montrant que Lenovo a accru ses livraisons de PC de 9% au quatrième trimestre, dans un marché en repli de 5,6%. Dans le secteur de l’équipement mobile, des téléphones et des accessoires, les champions français, Alcatel et Sagem, ont jeté l’éponge. La France a aussi perdu la production de Philips, Mitsubishi et Sony. Mais la filière n’a pas pour autant disparu. Bien au contraire, elle se développe à nouveau sous l’impulsion d’une myriade d’acteurs, pour la plupart des PME et des start-up. Le dernier venu, New Dane, a profité du CES, qui a eu lieu à Las Vegas du 7 au 10 janvier, pour présenter ses tablettes et ses smartphones. La filière compterait une cinquantaine d’acteurs. Si la plupart d’entre eux se contentent de maîtriser la conception, confiant la fabrication à des sous-traitants asiatiques, certains ont choisi de produire en France. Dans un secteur où, selon Basile Carle, consultant à l’Idate, le poids de la marque est primordial, ces Gaulois s’affirment sur le marché face à des géants comme Apple ou Samsung, en développant des stratégies ciblées. Tour d’horizon de leurs recettes.

1. SURFER SUR LA VAGUE DE LA CYBERSÉCURITÉLa cybersécurité devient un enjeu stratégique tant pour l’État que pour les entreprises. Une opportunité saisie par Thales et Bull, qui proposent des téléphones mobiles sécurisés cryptant conversations, messages, répertoire et autres données embarquées. Thales a développé le Teorem avec la Direction générale de l’armement (DGA), mobilisant une centaine d’ingénieurs pendant deux ans. Sa production a démarré en 2010, sur le site de Thales à Cholet (Maine-et-Loire). Ce terminal étant destiné aux grands décideurs de l’État et des armées, ses caractéristiques techniques sont gardées secrètes. Soit une cible estimée à près de 20 000 personnes. La DGA en a pour sa part commandé 14 000 exemplaires pour 30 millions d’euros (soit près de 2 150 euros l’unité). Déjà, 5 500 appareils ont été livrés. Le Teorem de Thales n’aurait qu’un seul équivalent dans le monde, chez l’américain General Dynamics.

Bull a choisi, lui, de cibler les décideurs de grandes entreprises. Son Hoox succède cette année au S-Phone, lancé à la fin 2012. Il se distingue par l’utilisation d’une version sécurisée d’Android et non plus d’un système d’exploitation propriétaire. « Il est conçu et fabriqué de A à Z en France », assure Franck Greverie, vice-président exécutif chargé de la division sécurité de Bull, qui table sur la vente de quelques milliers d‘exemplaires par an. Le terminal est fabriqué à Cergy (Val-d’Oise), dans l’usine de TRCom, une société rachetée par le groupe informatique français en 2011. Thales et Bull se frottent les mains. Les révélations sur le programme d’espionnage électronique américain Prism sont du pain bénit pour ce business.

2. ADAPTER LE MOBILE AUX PROFESSIONNELS Le grand public utilise le GSM, la 3G et maintenant la 4G. Certains professionnels, comme les pompiers, les policiers ou les opérateurs des chantiers de BTP, exigent davantage : une disponibilité sans faille du réseau et des communications sécurisées. Besoins auxquels répond la technologie « professionnal mobile radio » (PMR). Cassidian, aujourd’hui intégré dans Airbus Defense and Space, est le seul acteur français à servir tous les segments de ce marché, Thales n’étant présent que dans le militaire avec une production hors de France. L’avionneur européen a hérité de cette activité après avoir repris, en 2000, Matra Nortel Communications. Présent sur les trois normes mondiales (Tetrapol en France, P25 aux États-Unis et Tetra ailleurs), il revendique plus de 280 réseaux déployés dans 74 pays. Les terminaux Tetrapol sont conçus en interne à Élancourt (Yvelines). Ils sont fabriqués chez Éolane, à Douarnenez (Finistère), au rythme de 50 000 pièces par an, ce qui représente un chiffre d’affaires de plus de 10 millions d’euros. Ces terminaux, qui ressemblent à des talkies-walkies, sont dédiés à la voix. Airbus travaille à l’extension de leurs capacités aux données en leur ajoutant la technologie LTE des mobiles 4G. Une évolution attendue sur le marché dans deux ans. Cassidian est co-leader mondial du secteur aux côtés de l’américain Motorola Solutions.

3. CASSER LES PRIX SANS SACRIFIER LES PERFORMANCES Entre les produits chers des grandes marques et les produits asiatiques à prix cassés, Archos tente de se frayer un chemin en proposant des tablettes et des smartphones à prix abordable sans sacrifier les performances. À l’instar du Marseillais Wiko [lire aussi page 41], cette PME de 170 personnes, pionnière des tablettes, compte bénéficier de l’explosion du marché des smartphones nus (vendus sans subvention des opérateurs télécoms). Elle positionne ses produits au niveau des Galaxy S3 de Samsung, mais 30 % à 40 % moins chers. « Notre objectif est de proposer des alternatives à l’iPad d’Apple et aux Galaxy Tab de Samsung, à des prix inférieurs d’au moins 30 % », confie Loïc Poirier, le directeur général d’Archos.

Le prix constitue aussi le principal argument de Logicom, un fournisseur de téléphones résidentiels, qui s’est récemment diversifié dans les tablettes et les smartphones. « Nous voulons monter en gamme, tout en offrant le meilleur rapport qualité-prix avec des tablettes positionnées en dessous de 200 euros », explique Stéphane Marciano, le directeur du marketing. Même stratégie chez Memup, Storex ou EVI. Tous vantent la qualité de leurs produits grâce à la maîtrise en interne du développement, alors que la fabrication est sous-traitée en Chine. « Nous disposons pour cela d’une équipe de dix personnes », confirme Laurent Samama, le directeur du marketing de Memup, une société de 30 personnes installée à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne). « Le design de nos accessoires en textile est réalisé à Paris ou à Milan, surenchérit Thierry Zeitoun, le PDG et fondateur d’Urban Factory. Pour certains accessoires électriques, nous allons jusqu’à développer le moule en plastique. »

4. SE POSITIONNER SUR DES MARCHÉS DE NICHE Pour échapper à la concurrence frontale de Samsung, Apple et autres grandes marques, de nombreux acteurs français explorent des marchés de niche. Unowhy s’est ainsi spécialisé dans la cuisine avec sa tablette. Mais plus qu’un simple terminal, cette société, implantée à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), vend un service de coaching culinaire en ligne, dont la QooQ n’est qu’un terminal d’accès parmi d’autres [lire aussi page 38]. Ce service compte plus de 100 000 abonnés. Et Unowhy réédite la démarche dans l’éducation avec sa tablette TED associée à du contenu éducatif. Lancée en mars 2013, elle équipe 15 collèges (8 500 élèves) de Saône-et-Loire. Le marché éducatif est lui aussi convoité par Archos, Memup, Tekniser, KD Interactive… Lexibook en fait même son fonds de commerce. Créée en 1992 sur la zone d’activités de Courtabœuf (Essonne), cette PME de 136 personnes propose des ordinateurs portables et des tablettes à but ludo-éducatif. En 2012, elle a écoulé 150 000 tablettes en France.

  1. http://blogs.montevideo.com.uy/retrouve3
  2. http://retrouve3.kinja.com/
  3. http://retrouve3.jimdo.com/