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Batterie Asus u6sg

En analogique (via l'entrée mini-jack), la performance sonore est tout à fait correcte : le son est assez équilibré, les graves — assez solides et justement représentés par rapport au reste du spectre — descendent tout de même très bas pour ce gabarit. Le haut du spectre est joliment dessiné et ne présente pas d'agressivité particulière. Le registre médium est riche et intelligible. La distorsion, qui plus est, est plutôt basse pour une enceinte de ce type : la puissance est très correcte et le son reste homogène à tout niveau d'écoute. Reste que le dodécaèdre, uniquement équipé d'un woofer et d'un twitter, est mono. Mesures acoustiques de la Beoplay S3 en Bluetooth : à gauche, la courbe de réponse en fréquence, à droite, le taux de distorsion harmonique.

Mais en Bluetooth, tout se gâte. Les basses se boursoufflent, traînant leur terrible embonpoint sur tout le reste du spectre audible. Les aigus se voient peinturlurés d'une bonne dose de distorsion (voir ci-dessus, courbe de droite), qui les rend extrêmement agressifs et acides. Dans ces conditions, on comprend que Whiplash de Metallica puisse devenir un véritable instrument de torture auditive. Le registre médium, pris en tenaille entre basses adipeuses et aigus agressifs, peine énormément à se faire entendre ou comprendre — on a parfois quasiment l'impression que les voix sont hors phase, mixées comme des chœurs. Pour parachever ce tableau, le rendu global perd nettement en précision et en dynamique.
La latence Bluetooth est très basse (moins de 100 millisecondes), mais là encore, la S3 faute : elle met un temps absolument ahurissant à réagir à un signal entrant (pas loin de 4 secondes parfois).
Clôturons notre test par un mot concernant cette caustique puissance annoncée de 240 W. Tout d'abord, B&o Play ne précise pas d'emblée qu'il s'agit d'une puissance peak, non pas RMS (Root Mean Square) : pour obtenir cette dernière (standard), il faut déjà diviser ces 240 W par la racine carrée de 2, ce qui nous donne 170 watts.

Certes, 170 watts, ça reste encore largement supérieur à la puissance de l'enceinte de monitoring active HS8 de chez Yamaha, ou équivalent à celle d'une petite enceinte de sonorisation. Oui, rien que ça. Encore faut-il voir avec quel taux de distorsion harmonique tout cela est délivré... JBL a opté pour une forme de Clip 2 particulièrement arrondie qui s'harmonise avec les nouvelles références du fabricant (Charge 3, Xtrem, Pulse 2…). La fabrication et les finitions ont encore été réalisées avec grand soin. L'enceinte repose sur un châssis en plastique/caoutchouc solide et dispose d'une grille en tissu tressé très rigide sur l'avant. Le mousqueton, attaché à l'enceinte par une partie en caoutchouc plus souple, est quant à lui en métal. Si le revêtement de la Clip 2 est particulièrement résistant aux chocs, chutes et rayures diverses, celui qui recouvre le mousqueton l'est moins. Quoi qu'il en soit, l'ensemble est totalement paré pour l'aventure, car il résiste sans problème à la poussière, au sable et à l'eau, dans laquelle il peut être immergé jusqu'à 1 mètre (certification IPX7). Petit bonus, un cercle antidérapant situé sur le dessous l'enceinte limite les risques de mauvaises chutes.

Sa petite taille ne l'empêche pas de disposer des fonctionnalités les plus importantes, voire de quelques bonus. La Clip 2 propose ainsi un bouton d'allumage, un bouton d'appairage, deux boutons pour le volume et un bouton multifonction. Elle communique en sans-fil via le Bluetooth mais peut être branchée en filaire. Pour cela, JBL a eu la bonne idée d'intégrer le câble directement sur l'enceinte, pour ne pas s'embarrasser d'un câble en voyage. Le hic, c'est que ce câble est bien évidemment court et qu'il est directement soudé à l'enceinte, et donc irremplaçable en cas de casse. Le port micro-USB de recharge est dissimulé derrière un cache, tandis qu'une petite led est intégré juste à côté du mousqueton.

La Clip 2 est très facile à utiliser et à appairer. Comme sur les derniers modèles de la marque, on retrouve de nombreuses indications sonores. Si l'on devait émettre une petite réserve, elle concernerait l'impossibilité de revenir au morceau précédent via le bouton multifonction, alors que la manœuvre inverse est possible. Les autres petits bonus concernent la possibilité d'utiliser l'enceinte en tant que kit mains-libres ou d'appairer deux Clip 2 pour une diffusion stéréo.
La qualité des appels est étonnamment bonne, contrairement à la majorité des micros embarqués dans ce genre d'enceintes. Même si vous devez rester à une distance raisonnable pour être compris (comptez 2 m au maximum à l'intérieur et 1 m en extérieur), la voix est capturée de façon claire.

JBL annonce 8 heures d'autonomie en lecture Bluetooth pour sa petite bête. Tout comme nous l'avions constaté avec la Go, la Clip 2 a un peu plus de réserve dans la pratique. Nous avons réussi à monter jusqu'à 15h30 en fixant le volume à 75 % sur de bons gros morceaux de métal, particulièrement riches en sources et dont le mastering est très compressé. Il ne fallait évidemment pas s'attendre à des basses ultra-profondes, mais celles-ci ont au moins le mérite d'être un minimum présentes pour donner à la Clip 2 un peu de coffre. Les médiums sont très bien équilibrés et permettent de bénéficier de voix particulièrement intelligibles et claires. Les guitares et les attaques de caisse claire sont aussi bien définies et acérées. Ce sont surtout les aigus et les extrêmes aigus qui bénéficient d'un traitement de faveur, même si nous aurions préféré que cela soit plus contenu. En effet, ce boost a tendance à mettre un peu trop en avant la brillance des cymbales et à réveiller de temps à autre la sibilance, surtout dans les derniers paliers de volume. L'élément qui nous a le plus gênés apparaît lorsque nous poussons la Clip 2 dans ses derniers retranchements avec des morceaux riches et avec très peu de dynamique. En effet, l'enceinte accuse quelques effets de pompage probablement dus à l'action d'un limiteur qui empêcherait l'enceinte de saturer à très fort volume. C'est beaucoup moins le cas à volume plus contenu ou avec des morceaux bien moins riches.
En filaire, le phénomène de compression est nettement moins présent et l'ensemble parait à la fois plus clair, précis et défini.

Malgré sa diffusion monophonique, l'enceinte n'est pas extrêmement directive et il est donc possible de bénéficier d'un son relativement homogène. La Clip 2 est assez puissante pour sa taille et permet de rythmer un peu vos sorties. Ne vous attendez tout de même pas à sonoriser une soirée et à faire vibrer les murs. La distorsion reste contenue et maîtrisée.Enfin, la latence de communication en Bluetooth est d'environ 200 ms, ce qui est un peu juste pour éviter tout décalage entre le son et l'image. Cela reste toutefois acceptable pour une écoute d'appoint. Cette latence est en revanche un peu plus perceptible lorsqu'il s'agit d'utiliser certaines commandes (pause, play, morceau suivant), mais c'est encore loin d'être handicapant.
La SRS-HG1, plus communément connue sous le sobriquet de h.ear go, prend la forme d'un attachant petit parallélépipède étiré en longueur et aux arrêtes arrondies. La grille métallique protégeant les haut-parleurs habille l'avant comme l'arrière de l'enceinte alors qu'un matériau soft-touch revêt les autres faces. Si la construction est fiable et assez robuste, notez toutefois que la h.ear go est plus une enceinte portable que nomade, n'étant pas forcément taillée pour la vie de patachon. Les finitions sont soignées et le design général à la fois gracieux et pêchu, la h.ear go étant disponible en noir carbone, rouge pourpre, jaune chartreuse et bleu canard.