Sites Grátis no Comunidades.net


Total de visitas: 11156
Batterie Asus X42D

Longtemps perçu comme un mouvement alternatif réservé à quelques utopistes, l'Open est devenu une indispensable réalité dans ce nouveau monde bousculé par le numérique, la défiance des institutions et la crise de l'emploi. L'Open nous propose un modèle basé sur l'ouverture, la transparence et le collaboratif qui se décline dans différents univers : l'Open Source, l'Open Data, l'Open Innovation, l'Open Education, l'Open Access, l'Open Law, l'Open Gov...L'Open Source occupe une place particulière dans les modèles « ouverts ». Issu d'une pratique industrielle et communautaire en constante amélioration depuis plus de trente années, il est aujourd'hui à la fois source d'inspiration et composant structurant sur lequel les autres modèles peuvent se développer.L'Open CIO Summit, événement à huis clos du Paris Open Source Summit, réservé aux décideurs informatiques, suit depuis maintenant 8 ans l'usage de l'Open Source dans les entreprises françaises. Les solutions Open Source ont ces dix dernières années progressivement gagné en maturité et gagné la confiance des entreprises.

La France est un des pays européens les plus dynamiques en ce qui concerne l'usage de l'Open Source. La croissance annuelle de ce secteur est de 9% en France. En comparaison, la croissance du marché de l'IT annoncé par Syntec Numérique est de 2,8%. La part actuelle des solutions Open Source sur le marché de l'IT français pèse un peu plus de 5%. On estime qu'elle sera de 14% en 2020 (cf étude PAC 2015 CNLL/ Syntec Numérique). Nous avons en France une filière de plus de 300 entreprises qui travaillent 100% dans l'Open Source. Ce sont principalement des PME (sociétés de conseil, éditeurs ou ESN). Elles sont réunies au sein du CNLL(Conseil National du Logiciel Libre) qui est organisé en clusters régionaux.PublicitéCette dynamique était jusque lors portée par le secteur public. L'Etat a depuis 2012 avec la circulaire Ayrault et tout dernièrement avec la promulgation de la loi Lemaire sur le Numérique mis une priorité à l'usage de l'Open Source et des logiciels libres afin de garantir l'indépendance et la pérennité de son IT. Déjà utilisateurs de solutions Open Source depuis plusieurs années, les grands groupes privés ne sont pas en reste et connaissent depuis deux ans environ une notable accélération sur ce sujet.Voyages SNCF, la Poste, Orange, le Crédit Agricole, Chronopost, le groupe PSA ainsi que la DINSIC sont venus témoigner de la montée en puissance de l'Open Source dans leur stratégie numérique lors de la 7ème édition de l'Open CIO Summit le 15 novembre dernier.

« Les logiciels libres, avec l'expertise des équipes technologiques au coeur de ces enjeux, sont un facteur majeur de maitrise donc de pérennité de nos systèmes d'information d'entreprise » nous a indiqué Gilles de Richemond, DG de VSC Technologies (groupe voyages-scnf.com). Il a ajouté : « faire du développement est la clé pour réussir sa transformation numérique. L'Open Source est au coeur de ce processus de réhabilitation du développement.»« La diffusion de l'Open Source au sein de la Poste ne s'entend plus uniquement en TCO. La qualité logicielle, la transparence et l'attractivité des compétences que proposent les solutions Open Source sont autant d'atouts pour réussir notre transformation numérique » affirme Jean-Marc Steffann, Directeur Technique de la Branche Numérique de La Poste. Noël Cavaliere, responsable de la stratégie et de l'architecture technique à la DSI du Groupe PSA spécifie pour sa part : « l'Open Source est au coeur de la stratégie technique IT. En offrant des solutions standards et ouvertes, l'Open Source est à la base de notre infrastructure ouverte, adaptée à un SI développé et déployé dans un environnement Cloud ouvert (hybride), capable d'exploiter la diversité technologique au service du time-to-market ».

L'Open Source et l'innovation sont intimement liés comme le souligne la Société Générale. On peut découvrir sur leur site que 80% des technologies de développement du Groupe sont Open Source. « Le mouvement a été initié par les développeurs de l'entreprise qui cherchaient à partager des pratiques, des standards, des briques technologiques pour innover plus vite, » explique David Fiou, Architecte IT Groupe Société Générale, dans son article « Open source first ! ».Françoise Mercadal-Delasalles, Directrice des Ressources et de l'Innovation du Groupe Société Générale, plaide même : « l'open source est un formidable accélérateur de notre stratégie de digitalisation de la banque. »Il en est de même à l'AG du Cigref le 17 octobre dernier qui a réuni les DSI des grandes entreprises françaises. L'Open Source est apparu indissociable de la transformation numérique : au coeur de l'innovation, source d'inspiration pour repenser sa façon de travailler et absolument nécessaire pour attirer les talents de demain.L'Open Source propose à la fois des innovations disruptives importantes et des standards qui s'imposent aujourd'hui à une échelle mondiale. Il est désormais clé dans les grandes révolutions proposées par le Cloud, le Big Data ou encore l'Internet des Objets. Il répond enfin aux besoins d'interopérabilité et de formats ouverts nécessaires au développement du numérique.

En bref, l'Open Source apporte une réponse opérationnelle aussi bien aux enjeux d'innovation et de productivité qu'aux besoins d'éthique, de respect des libertés et de souveraineté soulevés par la transformation numérique de notre société et de nos entreprises... ce n'est pas nouveau mais c'est enfin reconnu !La caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnam-TS) a opté pour une démarche DevOps à l'occasion de la refonte du site Ameli.fr. Le CMS open source Drupal 7 a été retenu. Le site Ameli.fr est mis en oeuvre par la CNAM-TS (Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés). Il constitue un portail pour trois cibles : les 20 millions d'assurés, les professionnels de santé et les employeurs. A partir de janvier 2017, le site sera infogéré et hébergé par Alterway (Groupe Econocom). Le site a été refondu en une nouvelle version réalisée sous Drupal 7 par Klee Group.Les deux prestataires ont été choisis pour leur capacité à réaliser l'ensemble de la prestation de refonte (accompagnement, conception, réalisation, infogérance) en tenant leurs délais, en garantissant une qualité de service (taux de disponibilité, temps de réponse...) et en adoptant une démarche de type DevOps. Le CMS open-source Drupal 7 répondait bien sûr à l'ensemble des clauses du CCTP (Cahier des Charges Technique Particulier).

En particulier, Drupal a permis la mise en oeuvre du portail avec infrastructure unique pour les trois cibles. Ce CMS moderne est également en mesure d'accroître la dimension média du portail, l'accessibilité (conformité RGAA) et l'ergonomie.Après de nombreuses campagnes de dénigrement contre le logiciel open source et Linux ces dernières années (surtout durant la période Ballmer), Microsoft montre un intérêt de plus en plus significatif pour le système d'exploitation de Linus Torvalds. Hier, la firme de Redmond a même officialisé ce rapprochement en adhérant à la Fondation Linux, l’association qui gère le développement du noyau du système d'exploitation et finance des projets open source. Microsoft a également livré la bêta publique de SQL Server pour Linux. Le portage du logiciel de base de données relationnelle, annoncé pour la première fois en mars dernier, était très attendu. De plus, les développeurs Linux peuvent désormais travailler avec une version bêta d'Azure App Service, un service qui leur permet de se libérer des tâches de gestion de l'infrastructure pour les applications basées dans le cloud.

C’est en 2014 que le CEO de Microsoft, Satya Nadella, a proclamé son « amour » pour Linux. Depuis, la firme de Redmond ne ménage pas ses efforts pour adopter et soutenir Linux et l’open source. Microsoft sera d’ailleurs bientôt membre Platinum de la Fondation Linux, au même titre qu'Intel, Oracle, Samsung et IBM. Les nombreux efforts entrepris par l’éditeur pour se rapprocher de Linux viennent compenser l’intérêt tardif de l’entreprise pour l’open source. Dans un communiqué, le directeur exécutif de la Fondation, Jim Zemlin, a déclaré que Microsoft allait probablement intensifier « sa participation et son engagement envers le développement open source ».

Mais cette lune de miel entre les deux entités est récente. En 2009, Jim Zemlin accusait Microsoft de « miner secrètement Linux » après la vente d’une série de brevets liés à Linux. De son côté, Microsoft ne se privait pas d’attaquer l’OS open source : il y a 15 ans, l'ancien CEO Steve Ballmer avait même qualifié ce système d'exploitation de « cancer ». Cependant, même à l’époque où Microsoft se montrait très agressive à l’encontre de Linux, la porte est toujours restée ouverte entre les deux organisations. En 2008, Jim Zemlin avait déclaré à notre confrère Paul Krill d’Infoworld : « Nous aimerions bien accueillir les développeurs dans un même espace pour travailler à l’amélioration de l’interopérabilité de Linux avec les produits Microsoft. Nous aimerions le faire en appliquant les méthodes du monde open source, c’est-à-dire sans accord marketing ni contrat spécifique, selon un processus ouvert auquel pourrait participer n’importe quelle personne de la communauté ».

Le réchauffement des relations entre les deux organisations a vraiment eu lieu l'an dernier, au moment du lancement d’une certification autorisant à faire tourner Linux sur Azure. Afin d’obtenir ledit certificat, les administrateurs système ont dû faire valider par Microsoft leur connaissance d’Azure, et faire valider par la Fondation Linux leurs compétences dans le système d'exploitation open source. Plus tôt cette année, Microsoft a également rejoint la Fondation Eclipse. Et aujourd’hui, la firme de Redmond intègre la Fondation Linux, une étape qu’un directeur d’IDC, Al Hilwa, juge importante. « Microsoft fait tout ce qu’il faut pour impliquer ses développeurs dans un écosystème beaucoup plus large que Windows », a-t-il déclaré par un courriel. « L’entrée de Microsoft dans la Fondation Linux est une étape normale dans cette stratégie. Elle pourrait avoir un impact encore plus large, en plus de tout ce que l’entreprise a déjà entrepris en terme de support de Linux, aussi Azure que SQL Server ».

Avec la version bêta publique de SQL Server pour Linux, n'importe qui pourra faire tourner le logiciel de base de données relationnelle sur une machine Linux, même si la base ne comporte pas encore toutes les fonctionnalités disponibles sur Windows. Selon Microsoft, SQL Server pour Linux sera disponible au milieu de l'année prochaine. Le lancement de cette version bêta représente une étape importante. Lors d'une conférence de presse, le directeur général de Microsoft, Rohan Kumar, a précisé que l'équipe de SQL Server avait consacré beaucoup de temps à transposer le logiciel de base de données relationnelle et à l’adapter totalement à l’environnement Linux et qu’elle ne s’était pas contentée de faire un simple portage du moteur.Azure App Service fait également un pas vers Linux. Les développeurs qui construisent des applications Node.js et PHP tournant sous Linux peuvent désormais les tester sur la plate-forme PaaS, encore en bêta, de Microsoft. La plateforme doit leur permettre de créer des applications Web et mobiles qui s’intègrent facilement à d'autres services. Toutes ces annonces ont été faites par Microsoft lors de la conférence Connect organisée hier à New York. En plus de ces nouveautés autour de Linux, il faut également signaler que Google a prévu de rejoindre la Fondation .NET et que Microsoft livrera plusieurs mises à jour de ses produits Visual Studio.