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L'événement fut l'occasion pour Microsoft de dévoiler le nom officiel du navigateur né de son projet Spartan lancé en 2014 : Microsoft Edge. Il remplacera Internet Explorer en tant que navigateur par défaut sur Windows.
Microsoft a aussi innové grâce à un partenariat avec 90 opérateurs de téléphonie : plus besoin de rentrer les données de sa carte de crédit, les achats réalisés sur le magasin d'applications mobiles de Windows seront directement ajoutés à la facture téléphonique. Ce mode de paiement, déjà disponible sur smartphones, sera désormais accessible à tous les appareils fonctionnant sous Windows 10, y compris les ordinateurs.

Pour lutter contre le manque d'applications dont souffre son store mobile par rapport à ses concurrents, Microsoft a annoncé 4 passerelles. Les applications web pourront être facilement transformées en applications Windows, et bénéficieront d'une intégration complète avec le système. Les applications Windows traditionnelles seront également désormais disponibles sur le Store en plus des applications "modernes", issues de Windows Phone.
Le code Java et C++ des applications Android pourra être réutilisé quasi-intégralement sur Windows. Objective C, le langage utilisé par une majorité d'applications iOS, pourra lui aussi être compilé dans Visual Studio pour créer des applications Windows. Ces applications importées seront compatibles avec les API de Microsoft (pour la géolocalisation par exemple). Le studio King a notamment utilisé cette fonctionnalité en avant première pour porter Candy Crush Saga sur Windows Phone il y a quelques mois.

Toujours dans l'objectif de séduire le maximum de développeurs, Microsoft a annoncé que toute application développée pour le framework open-source .NET Core pourra fonctionner désormais sous Windows, Mac et Linux. Il a de plus présenté Visual Studio Code, un nouvel éditeur de code disponible gratuitement sur Windows, Linux et OS X (le système d'exploitation d'Apple). VS Code est adapté de Visual Studio Online, et compte sur sa puissance et sa compatibilité avec Visual Studio pour séduire les développeurs travaillant sous Linux ou Mac.

Continuum, la technologie d'interface dynamique au coeur de Windows 10, était également à l'ordre du jour. Elle est capable d'adapter n'importe quelle fenêtre (de l'OS ou d'une application) pour que son contenu reste lisible et utilisable lorsqu'elle est redimensionnée. Passer d'une tablette à un grand écran se fait très simplement avec ce système : même une application comme Autodesk Maya, pourtant conçue comme une appli Win32 traditionnelle, peut être utilisée avec un stylet ou les doigts sur une tablette sans souci.
Microsoft a également fait une démonstration de Continuum sur smartphone. On connecte son téléphone sur un écran en HDMI, on le connecte a un clavier et une souris par Bluetooth, et on peut travailler sur Office comme si on était sur un ordinateur de bureau.

SYNCHRONISATION ENTRE PLATES-FORMES AVEC OFFICE 2016
Microsoft a aussi fait une démonstration de son Office Graph API, qui permet la synchronisation entre plates-formes. Elle permet désormais aux développeurs de créer des extensions logiciels utilisant les programmes de productivité d'Office 2016 : Word, Excel, PowerPoint ou Outlook. Ces extensions utilisent les données issues de différentes applications (y compris et surtout d'applications tierces) pour apporter des informations pertinentes à un utilisateur dans cet environnement. Une alerte Uber sera ainsi par exemple relayée par le calendrier Outlook. Ces extensions pourront se synchroniser sur toutes les applications, y compris dans les versions iOS. Microsoft estime à 1,5 milliard le nombre d'utilisateurs d'Office.

Enfin, Microsoft a présenté plus avant son casque de réalité augmentée HoloLens. Pas de grande nouveauté, mais des demonstrations assez impressionnantes de différentes applications permettant par exemple de suivre des déplacements à l'intérieur d'une maison, ou un programme permettant à des étudiants en médecine de disséquer un corps humain en détail. Microsoft compte déjà sur ce projets des partenaires comme la NASA, Disney, Dassault Systèmes, Unity ou Autodesk. Microsoft a par ailleurs apporté une centaine de ses casques à la conférence pour que les développeurs puissent les tester.

Un exemple d'utilisation professionnelle de ce casque en architecture et construction :
L'intelligence artificielle sera le fer de lance de révolution digitale. Ce n'est pas un Facebook ou un IBM désireux d'imposer son écosystème qui le dit, mais le cabinet de conseil Accenture. Son directeur de l'IA a détaillé pour L'Usine Digitale les raisons qui font de ces technologies le moteur de la prochaine grande transformation numérique, et les projets d'Accenture en la matière. En tête de liste, un Watson-killer et un système de bots qui va bouleverser la conformité réglementaire.
Nous l'avons déjà dit, la prochaine grande révolution technologique tournera autour de l'intelligence artificielle. Et il n'y a pas que les grands éditeurs de logiciels comme les GAFA, IBM ou Microsoft pour y croire. Le géant du conseil Accenture travaille sur le sujet depuis une dizaine d'années au sein de son laboratoire de R&D, et il pense aussi que son heure est venue. "Pour moi, l'intelligence artificielle est le nouveau digital, déclare Cyrille Bataller, directeur de l'intelligence artificielle pour Accenture monde. C'est la nouvelle vague qui va transformer nos vies : voitures autonomes, services plus intuitifs et personnalisés, sécurité renforcée, automatisation des tâches pénibles..."

Vidéo surveillance, biométrie, classification d'emails, robotique, cyberdéfense... les domaines d'applications sont multiples et Accenture les applique de plus en plus – à la fois en son sein, pour épauler les 100 000 employés de sa division Accenture Operations, mais aussi pour ses clients. Deux projets au fort potentiel en son emblématique. L'un des systèmes développés par Accenture utilise la vision par ordinateur (Computer Vision) pour observer et décrire très précisément n'importe quel workflow. "Il se comporte comme un business analyst qui regarderait par dessus l'épaule d'un collaborateur," précise Cyrille Bataller. Chaque action est documentée dans un fichier Word qui peut ensuite être revu par un superviseur. Un outil idéal pour s'assurer de la conformité réglementaire d'un process. "Nous avons déployé cette solution chez un grand expéditeur de colis, où elle sert à s'assurer que les envois à destination des pays sur lesquels s'appliquent des restrictions sont bien flaggés en tant que tels", indique Cyrille Bataller.

L'efficacité et la fiabilité du système en font la nouvelle référence d'Accenture pour les audits, ou pour assurer des transitions entre les équipes, par exemple dans des cas d'outsourcing. Mais le logiciel ne détecte pas simplement les actions effectuées, il peut aussi les reproduire automatiquement. Cette fonction "replay" permet d'éditer le process pour y intégrer toutes sortes de subtilités suivant les cas de figure, ou au contraire optimiser au maximum les actions entreprises. Il peut ensuite être déployé sur des machines virtuelles (cloud ou on-premise), ce qui permet une montée en régime très rapide si le besoin s'en fait sentir.

Pour autant, le système ne fonctionne pas en autonomie totale et nécessite une batterie d'humains pour l'entraîner, le tester, le superviser, l'auditer et pour gérer les cas particuliers qui dépassent sa compétence. Accenture baptise ce fonctionnement "Bots & Crowds" (des bots et des foules de gens). Il participe à la vision optimiste de Cyrille Bataller sur l'impact de ces technologies en matière d'emploi. Certains disparaîtront, comme lors de toute vague d'innovation, mais au profit d'autres métiers, plus valorisant. L'IA permettra donc de réduire les coûts par une sorte "d'offshoring virtuel", de réduire les erreurs transactionnelles et les temps de déploiement, d'améliorer la conformité réglementaire, et d'augmenter la qualité du travail en redirigeant les employés vers des tâches à plus forte valeur ajoutée. Des chiffres en pagaille appuient ces propos, tirés de cas clients confidentiels : réduction de 50% du temps de processing, (de 90 à 45 minutes), 100% de précision en plus, 43% de productivité en plus, etc.