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Avant des opérations étaient réalisées en Asie et aux USA mais nous les avons réinternalisées en France. Chez Voyages-sncf.com, la moitié de l'effectif travaille sur le marketing et le commerce, l'autre moitié sur la techno. Nous avons décidé de concentrer toute la techno en France : nos data centers, nos centres techniques à Lille et Saint-Denis, le développement à Nantes et le QG à la Défense. Nous avons aussi internalisé le design pour réduire le time to market. Mettre côte à côte les équipes techno, business et design permet un fonctionnement agile. Et, comme Amazon, nous sommes passés à un développement mutualisé : nous ne fabriquons qu'un site et le déclinons pour des déploiements locaux. Où sont ces déploiements locaux ? En Europe nous sommes connus sous Voyages-sncf.com, ailleurs sous le nom de Rail Europe. Nous sommes un outil de commerce extérieur pour la France, nous avons vendus 8 millions de billets à l’étranger en 2013. Déjà présents aux Etats-Unis et à Hong Kong d’où nous alimentons l’Australie, le Japon et la Corée, nous venons de lancer deux sites en Russie, un pour les particuliers et un pour les entreprises. Mais nos plus grosses ambitions sont sur la Chine. Comment devenir marchand en Chine. C’est un gros challenge : il y a des contraintes de visas, de paiement, de référencement…

Il faut aussi faire de la pédagogie sur place pour faire connaître le train et faire connaître l’Europe. Là-bas nous parions sur le web qui est plus adapté aux voyages personnalisés. Le TGV fait partie des monuments que les Chinois veulent visiter, ils le prennent pour relier Paris qu’ils visitent forcément aux Alpes où ils recherchent l’absence de pollution. Pour tout cela nous avons un gros partenaire à Shanghai : CTRIP. C’est le futur Expedia, il emploie déjà 30 000 personnes. Le mobile bouleverse-t-il votre business ? Complétement : il représente 43% de notre audience en 2013 contre 3% il y a 3 ans. Cette croissance va se poursuivre, et si les achats n'en sont pas encore à ce niveau, ils vont suivre. Nous travaillons déjà depuis un moment en mobile first : le design est d’abord réalisé pour le mobile, car l'environnement y est plus contraint, pour ensuite être décliné sur tablette et ordinateur. Nous tentons de proposer des interfaces et des interactions toujours plus immersives. Les compétences de vos équipes peuvent-elles évoluer aussi vite que la technologie ? C’est à l’organisation d’évoluer pour s'adapter à cette nouvelle donne. Au quotidien, trois inquiétudes me guident : lions-nous les bons partenariats ?, notre qualité de service est-elle la meilleure possible ? et va-t-on assez vite ? quelle sera la prochaine rupture technologique ?

Aujourd’hui l’internet se fond dans un Multinet : l'expérience utilisateur d’un client navigant sur un Samsung n'est pas la même que celle du possesseur d'un iPhone. On a dû redévelopper entièrement notre appli entre iOS6 et iOS7 pour qu'elle soit optimale… Nous devons nous adapter. Dès cette année les équipes ne travailleront plus par terminal mais par expérience clients : iOS, Android, Windows Phone, web… voire demain Amazon, Baidu, etc. Il faut donc se plier aux spécificités et possibilités de chaque plate-forme. Pour cela il faut des salariés spécialisés par OS, que ce soit en développement, en design et même en business. C’est pourquoi nous sommes en relation avec des écoles d’ingé et de commerce. Nous prenons des élèves en apprentissage et venons d’ouvrir une chaire sur le Big Data à Telecom ParisTech. Depuis 2007, Prestashop surfe sur la vague du e-commerce. L’éditeur de logiciel libre, qui permet de créer sa boutique en ligne gratuitement, vient de lever 6,75 millions d’euros auprès de XAnge, le fonds de capital-risque de La Poste, de Seventure Partners et de Serena Capital, auprès duquel il avait déjà levé 3 millions d’euros. L’international est notre cheval de bataille, lance Benjamin Teszner, le directeur général de Prestashop.

Les trois quarts des 165 000 utilisateurs du logiciel en open source se trouvent déjà hors de France, selon la jeune entreprise qui a ouvert une filiale aux Etats-Unis il y a 3 ans et dont la solution a été traduite en une soixantaine de langues. Mais il faut avancer vite pour garder une longueur d’avance, confie Benjamin Teszner. Il va recruter une dizaine de responsables pays, implantés dans plusieurs pays européens et d’Amérique du Sud afin de développer la communauté d’utilisateurs de Prestashop. Ils auront pour mission de dupliquer le business model freemium de l’éditeur de logiciel dans ces pays. Ils devront ainsi développer la place de marché de Prestashop, sur laquelle les commerçants en ligne peuvent acheter des fonctionnalités supplémentaires pour améliorer la version de base du logiciel. Mais aussi développer les partenariats avec des prestataires extérieurs souhaitant intégrer leur offre directement dans Prestashop (solution de paiement sécurisé, de logistique, etc.). Ses clients comptent aussi bien des petites enseignes que des noms plus connus comme Citroën, Michel et Augustin, ou encore Smoby.

L’éditeur de logiciel a réalisé un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros en 2013, en croissance de près de 45 %, et veut désormais continuer sur sa lancée. En plus du développement à l’international, il compte également multiplier les nouvelles fonctionnalités payantes sur son site et augmenter sa visibilité. Une soixantaine de recrutement sont prévus sur l’année 2014, sur des fonctions de développeurs et de marketing, ce qui devrait porter l’effectif total de 80 à 130 salariés d’ici la fin de l’année. En matière numérique, l’Europe est un territoire en voie de développement. Cette affirmation peut paraître provocante, elle n’est pas sans fondement. Surtout si l’on considère que les « data » sont le carburant du XXIe siècle et qu’elles constituent la matière première de notre économie de la connaissance. Si l’on pousse l’analogie, le Vieux Continent se retrouve finalement dans la posture d’un pays disposant de ressources abondantes (les données), que des grands groupes étrangers (Google, Amazon, Facebook, LinkedIn…) viennent extraire (via les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux) pour les raffiner chez eux et nous revendre ensuite des services à valeur ajoutée. RELOCALISER L'ANALYSE DE NOS DONNÉES Décrite ainsi, la situation européenne semble tout à fait inacceptable. Et c’est dans cette optique qu’il faut lire le projet (encore un peu flou) d’un internet européen porté par Angela Merkel.

Que propose la Chancelière ? De doter l’Europe de sa propre infrastructure pour garantir sa souveraineté sur les données. L’intention est bonne, mais le projet se trompe peut-être d’outils pour arriver à ses fins. Le problème de notre continent n’est pas de bâtir des clouds souverains ou un réseau internet dédié. Ce qu’il nous manque plutôt, c’est une plate-forme capable de faire produire des données (aux Européens et au reste du monde), de les raffiner et de les industrialiser ensuite pour produire nos propres services. L’idée ici n’est pas de plaider pour l’avènement d’un Google européen. Tenter de faire émerger des copies (forcément pâles) de Facebook, Amazon ou LinkedIn serait un projet coûteux et vain. Non. Pour reprendre la main sur la production et l’exploitation des data, l’Europe doit tenter de prendre position sur la prochaine vague, celle qui se profile dès maintenant, celle de l’internet des objets. Il n’est pas écrit que les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) réussiront à dominer ce nouveau marché.

L’Europe a donc clairement une carte à jouer. Elle ne doit pas manquer d’ambition si elle pense réellement qu’exploiter soi-même ses données est un enjeu de souveraineté. Yvon Gattaz ne fait vraiment pas son âge. Plus précisément, ses idées n’ont pas l’âge de ses artères. Les yeux pétillants, le verbe charmeur, l’ancien président du CNPF dresse, dans son dernier livre La Double Révolution, une photographie à la fois lucide et enthousiaste du tissu entrepreneurial français. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il ne parlera jamais de son fils (Pierre, l’actuel président du Medef) mais nous livrera un plaidoyer convainquant sur le potentiel de la génération Y. Une leçon d’optimisme. L'Usine Nouvelle - Dans votre ouvrage, vous affirmez que la France a été historiquement très peu portée sur la création d’entreprises, notre pays a-t-il comblé son retard aujourd’hui ? Yvon Gattaz - Après avoir été en queue de peloton européen pendant 40 ans, nous sommes maintenant les premiers de la classe, en termes de création d’entreprises par habitant. Nous avons vu, à partir des années 2000, émerger plein de jeunes entreprises puis des autoentrepreneurs. Tout cela a permis de combler notre retard. Mais, dieu, que cela fut long à émerger. Pendant des dizaines d’années, il a fallu arroser le terreau français pour voir enfin se réveiller des générations d’entrepreneurs. Et là, nous avons eu le droit au miracle du jardinier, à l’éclosion spontanée de nombreuses jeunes pousses. Nous créons beaucoup mais ces structures sont-elles de bonne qualité ? Le nombre n’est pas suffisant. Notre problème maintenant, c’est que nous n’avons que très peu d’entreprises de croissance.

La France a une maladie chronique, héréditaire, génétique : elle aime les souffreteux. Nous créons donc beaucoup d’entreprises mais des entreprises naines, avec peu ou pas de salariés. L’État comme la population protège les petites entreprises malades. Nous avons le culte de l’ourson : on aime les petits oursons larmoyants et pas le grand ours des Pyrénées. Ce n’est pas le cas de l’Allemagne. Quelles causes nous poussent à cultiver ce nanisme ? Une des causes, selon moi, c’est que, pendant longtemps, la création d’entreprise a été une affaire d’autodidacte. Bien sûr, on trouvera des cas contredisant ma thèse mais j’ai constaté que quand un diplômé d’une grande école ou université crée une entreprise, il crée une entreprise de croissance. La France doit donc mettre le paquet pour que ses établissements d’enseignement supérieur incitent leurs élèves à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. L’environnement réglementaire, juridique, vous n’en parlez pas, vous le jugez favorable ? Je crois que l’entrepreneur est aujourd’hui un métier reconnu. Je crois que l’environnement réglementaire est correct et l’environnement juridique également. Le problème, c’est la fiscalité et le cadre social. Du coup, souvent, on voit des entrepreneurs qui font tout le travail amont en France, en s’appuyant notamment sur notre excellence académique, mais qui vont développer leur idée ailleurs. C’est le défaut de la génération Y, celle que l’on dit désabusée… Mais pas du tout ! La génération Y, c’est la meilleure, c’est la plus entreprenante et la plus fonceuse que la France ait jamais portée.

  1. http://dovendosi.mee.nu/
  2. http://www.kiwibox.com/dovendosi/blog
  3. http://akkusmarkt.blogs.lalibre.be/