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Alors que 2016 s'était soldée par un recul des dépenses sur 3 des 5 secteurs de marchés détaillés par le Gartner (terminaux, logiciels d'entreprise, datacenter, services IT et services de communication), tous seront en progression, ou stable cette année. C'est le cas des ventes de terminaux (PC, tablettes, smartphone, qui ne progresseront que de 0,1% et représenteront 589 Md$. L'an passé, elles avaient reculé de 8,9%. Comptant parmi les plus grosse dépenses des entreprises, les services IT devraient croître 4,2% et générer 938 Md$ de facturations en 2017.les ventes de systèmes pour les datacenters et les services de communication repartiront également à la hausse, respectivement de 2,6% et 1,7%. Il généreront, pour le premier 170 Md$ de dépenses et 1 384 Md$ pour le second. La plus belle performance sera à signaler du coté des investissements en logiciels d'entreprises qui progresseront de 6,8% en 2017 pour représenter 380 Md$. Sur un marché mondial du PC déprimé (-6,2% en 2016), l'Europe de l'Ouest tire légèrement mieux son épingle du jeu. Elle le doit notamment à un regain d'intérêt du grand public pour les PC convertibles et ultraportable et à la migration des entreprises vers Windows 10.

Le marché des PC a chuté pour la cinquième année consécutive en 2016. Avec 72,6 millions d'unités expédiées dans le monde (-3,7%) les fabricants sont tout de même parvenus à limiter la casse au quatrième trimestre. Mais au final, les chiffres préliminaires du Gartner pour l'ensemble de l'année passée font état de ventes en baisse de 6,2% en volume. Elles s'établissent ainsi à 269,7 millions d'unités, soit un niveau similaire à 2007.Les maux avancés par le cabinet d'études pour expliquer cette apathie restent les même que lors des trimestres précédents. D'une part, Gartner évoque le fait que les évolutions technologiques ne sont pas suffisamment marquantes pour redonner un coup de fouet aux ventes. D'autre part, la façon d'utiliser les PC a radicalement changé. Leurs usages sont de plus en plus déportés vers les Smartphones et les tablettes tandis que les cycles de renouvellement des ordinateurs, moins sollicités, s'allongent. Seul rayon de soleil dans cette grisaille, les ventes d'ultra-portables et de terminaux convertibles connaissent une croissance constante. Par ailleurs, Gartner estiment que les ventes repartiront à la hausse dès 2017. Ce n'est toutefois pas l'avis d'IDC qui anticipe qu'elles redeviendront tout juste stables à l'horizon 2020.

Dans la région EMEA, les résultats des ventes ont été similaires à ceux enregistrés sur l'ensemble du globe. Les ventes y ont baissé de 3,4% au quatrième trimestre pour 21,9 millions d'unités écoulées. Durant cette période, le Gartner a toutefois noté de belles performances sur les marchés grand public français et britanniques grâce aux black friday. Sur le segment BtoB, il semble que les déploiements vers Windows 10 aient également tiré les ventes en Europe de l'Ouest. A noter que Gartner n'a pas dévoilé ses estimations sur les expéditions annuelles réalisées en EMEA. A l'instar de ce qui a été constaté au quatrième trimestre, les chiffres devraient toutefois y avoir été très légèrement meilleurs que dans le reste du monde. Alors que le marché baisse globalement, ce sont paradoxalement les principaux fabricants qui se portent le mieux. Quatre des constructeurs figurants dans le top 6 mondial de Gartner ont réalisé des ventes en hausse au quatrième trimestre. Il s'agit, dans l'ordre, de Lenovo, HP, Dell et Apple. Toujours au sommet du classement avec 21,7% des parts de marché (PDM), le fabricant chinois a vendu 15 millions de machines sur la période (+1,6%). Avec 14,8 millions (+4,3%) d'unités expédiées, HP le talonne toujours (20,04% de PDM). Dell complète le podium avec des ventes en progression de 5,4% à 10,72 millions d'unités vendus (14,8% de PDM). Apple est le quatrième vendeur à avoir vu ses ventes progresser (+2,4%) tandis qu'Asus et Acer les ont vues reculer respectivement de 8,4% et 4,4%.

Ces bonnes performances ne sauvent pas pour autant les résultats sur l'année. Si la hiérarchie reste la même et les parts de marché similaires à quelques points prés, seul Dell a vu ses résultats progresser de 2,6% sur l'ensemble de 2016. Le fabricant texan a ainsi écoulé 39,4 millions de machines. HP est presque stable (-0,2%) avec 52,4 millions d'unités expédiées. Ensuite, c'est la dégringolade avec Lenovo, Asus, Apple et Acer qui enregistrent respectivement des chutes de 2,4%, 2,6%, 8,7% et 9,9%. Les marchés de la micro-informatique de la téléphonie mobile représenteront encore 2,32 milliards d'unités commercialisées cette année selon Gartner. Il faudra attendre 2018 pour voir les ventes croître de nouveau. Cette année, les livraisons cumulées de PC, d'ultrabooks hybrides (ultramobiles premium), de tablettes et de téléphones mobiles devraient atteindre les 2,32 milliards d'unités selon Gartner. Ces volumes sont strictement équivalents à ceux enregistrés en 2016. En faisant ces nouvelles prévisions, le cabinet d'études revient légèrement sur celles qu'ils avaient formulées en octobre dernier. Il tablait alors sur 2,35 milliards d'unités commercialisées en 2017.

Sans surprise, le segment de marché qui devrait être le plus en difficultés cette année est celui des ordinateurs traditionnels (PC et portables). Les livraisons y sont attendues en baisse de 6,4% à 205 millions d'unités. Les ventes d'ultrabooks hybrides viendront un peu contrebalancer cette décroissance avec 61 millions d'unités écoulées contre 49 millions l'année dernière. Il ne sera pas possible d'en dire autant pour les tablettes classiques dont les livraisons sont attendues en baisse d'1,8% à 165 millions d'unités.En ce qui concerne le marché de la téléphonie mobile, il devrait enregistrer une légère baisse (0,2%) et s'établir ainsi à 1,89 milliards d'unités en 2017. « Les ventes de mobiles et de smartphones ne progressent que sur les marché émergeants de la zone Asie-Pacifique », précise Ranjit Atwal, analyste au Gartner. Une légère reprise des livraisons de mobiles est néanmoins attendue en 2018 (+1,42%) et dans une moindre mesure en 2019 (+0,88%).

Les ventes d'ordinateurs traditionnels ne sont, en revanche, pas prêtes de reprendre le chemin de la croissance. Pour Gartner, elles devraient baisser de 4,9% l'an prochain et de 2,5% en 2019. A l'inverse, encore une fois, le marché des ultrabooks s'appréciera en 2018 et en 2019, respectivement de 21,31% et de de 14,9%. Enfin, les livraisons de tablettes resteront relativement stables à 166 millions d'unités au cours des deux prochaines années.Une levée de fonds de 33 millions de dollars a été réalisée par l'éditeur américain Databricks qui prépare un service cloud basé sur le projet Open Source Spark, pour l'analyse de flux de données, dans le cadre de projets de traitement des big data. Databricks va proposer un service d'analyse de flux de données dans le cloud basé sur Spark. Sur le même terrain, Google a annoncé DataFlow la semaine dernière sur sa conférence I/O. Pour accompagner le lancement de son service, Databricks vient de lever 33 millions de dollars dans un tour de table (série B) mené par New Enterprise Associates, après un premier investissement d'Andreessen Horowitz.

Selon son CEO, Ion Stoica, Databricks vise un marché un peu différent par rapport à Google. « DataFlow est vraiment destiné aux développeurs alors que nous avons aussi des interfaces de haut niveau pour les data scientists et les spécialistes du traitement des données », explique-t-il. Ce type de service peut être utilisé par les entreprises pour faire de l'analyse d'attrition, par exemple, afin de déterminer pour certains clients cessent d'utiliser un produit, ou bien pour de la détection de fraude, en permettant de repérer une activité malveillante au moment où elle se produit. Spark fournit une alternative à MapReduce pour gérer le traitement des big data s'appuyant sur le framework Hadoop.Databricks garantit la portabilité des applications, les utilisateurs étant en mesure d'amener leurs charges de travail vers d'autres installations Spark si nécessaire. « Vous pouvez prendre votre application et la faire tourner dans un autre cloud », assure Ion Stoica. Aujourd'hui projet Open Source géré par la fondation Apache, le moteur de traitement Spark a été au départ développé par le laboratoire AMP (algorithms, machines and people) de l'Université de Berkeley, en Californie. Il fournit une plateforme pour différentes tâches d'analyse de données incluant, outre le suivi de flux, les requêtes interactives, l'apprentissage machine et de l'analyse de graphe (graph computation). L'équipe de Databricks comporte plusieurs développeurs qui ont travaillé sur le projet.

En proposant Spark sous la forme d'un service permet de ne pas avoir à le mettre en oeuvre en interne, souligne Ion Stoica. « Les clusters sont difficiles à installer et à maintenir. Pour bâtir un pipeline de données, il faut mettre en présence différents outils et l'extraction de données reste ardue ». Au départ, le service Databricks Cloud fonctionnera sur Amazon Web Services. Par la suite, il pourra tourner chez d'autres opérateurs de cloud comme Google.Au-delà de la plateforme Spark elle-même, Databricks fournira un jeu d'applications pour les tâches analytiques les plus courantes. Les utilisateurs pourront construire leurs propres workflows ou lancer des requêtes et interagir directement avec les données. Les résultats pourront être transférés vers un tableau de bord ou un rapport.
DataPoC propose à des PME et start-ups de réaliser des preuves de concept sur des projets liés aux villes et systèmes urbains (dans le domaine de l'énergie et du transport), au secteur agro-alimentaire, à l'industrie manufacturière et à la sécurité. L'appel à projets, mené dans le cadre du PIA, sera conduit par Teratec. Les candidatures peuvent être soumises du 2 mars au 3 avril 2017.

L’initiative DataPoC, lancé dans le cadre des Challenges numériques du PIA (programme d’investissement d’avenir), propose à des PME qui développent des technologies innovantes de relever 10 défis industriels sous la forme d’un PoC. Plusieurs secteurs sont concernés : les villes connectés, le transport, l’agroalimentaire, la sécurité et l’industrie manufacturière. Un appel à projets, orientés vers les technologies big data, Internet des objets et prototypage/impression 3D, sera ouvert du 2 mars au 3 avril 2017 à minuit. Il est piloté par l’association Teratec, qui fédère en France les acteurs du calcul haute performance. Les start-ups peuvent également concourir. Les 10 entreprises qui seront retenues à l’issue de la sélection auront 12 mois pour développer une preuve de concept qui pourra leur servir de première référence industrielle.

Six groupes soutiennent cette initiative : Alstom, Airbus Safran Launchers, Axereal, GE, Gemalto et Noriap. Ce sont eux qui ont défini les défis numériques à relever autour de 10 thématiques. Dans le domaine du transport, Alstom en propose deux. Le premier porte sur un processus permettant de fiabiliser l’analyse de scène à partir d’une source vidéo. Sur le 2ème, il est question de simuler le taux de disponibilité d’un système de transport autonome. L'industriel GE, de son côté, suggère trois thématiques dans le domaine de l’énergie : un outil d’aide à la décision pour la planification des réseaux énergétiques intelligents, un outil de prévision multi-échelles temporelle et spatiale et un outil d’analyse multi-échelles supportant le couple agrégation - désagrégation.Noriap et Axereal couvrent les thématiques de l’agro-alimentaire proposant, pour le premier, des outils big data permettant de simuler les prévisions de récolte et, pour le second, des réseaux de capteurs IoT, ainsi qu’un outil d’aide à la décision pour la gestion du cycle azoté. Dans l’industrie manufacturière, la thématique d’Airbus Safran Launchers porte sur l’optimisation et l’automatisation d’une chaîne de fabrication à base d’impression 3D. Enfin, dans la sécurité, Gemalto propose de travailler sur une solution de gestion sécurisée de bien physiques. Un partenaire technologique est associé à DataPoC. Il s’agit d’Intel qui apportera son expertise sur l’analyse des big data sous forme d’ateliers.