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Alors que la Flash NAND utilise des transistors ou une charge (ce qu'on appelle Charge Trap Flash) pour piéger et stocker un bit de données dans une cellule de silicium, la RRAM utilise de minuscules filaments conducteurs qui sillonnent et relient entre elles les couches de silicium pour représenter un bit de données. Dans la RRAM, la couche métallique supérieure crée une électrode conductrice, la couche de silicium intermédiaire fait office de couche de commutation amorphe, et la couche inférieure est non métallique. Quand une tension de programmation est appliquée entre les deux électrodes, les nanoparticules de l'électrode supérieure diffusent dans la couche de commutation et créent un filament. La cellule de mémoire devient conductrice quand les filaments entrent en contact avec l'électrode inférieure. Quand une tension inverse est appliquée entre les deux électrodes, le filament est repoussé et disparaît. La cellule de mémoire devient non conductrice.

Selon Crossbar, la fuite des électrons entre les cellules, inhérente à la mémoire RRAM, équivaut à « une déviation en cours de trajet ». Pour surmonter ce problème et les erreurs de données qui en découlent, la start-up californienne a trouvé une solution pour rendre les cellules adjacentes invisibles aux cellules programmées pour stocker les données, et donc éviter les changements involontaires. Celle-ci consiste à affecter une tension spécifique à chaque rangée de cellules : les cellules dont la tension se situe entre -1 et +1 volt sont ignorées, seules les cellules hors de cette plage électrique pouvant être programmées pour stocker de nouvelles données. Grâce à cette technologie appelée Field-Assisted Superlinear Threshold (FAST), Crossbar a pu supprimer l'effet de fuite.

La société a franchi une étape importante qui lui permet d'envisager l'usage de la mémoire RRAM dans des applications impliquant l'exploitation de données à haute densité. « Il y a dix-huit mois, quand nous avons dévoilé notre projet de RRAM, nous avions annoncé une nouvelle génération de mémoire capable de contenir 1 téraoctet sur une puce de la taille d'un timbre-poste », a déclaré le CEO de Crossbar, George Minassian. « Ces dernières avancées nous rapprochent un peu plus de la phase de commercialisation, et des produits basés sur la technologie RRAM feront bientôt leur apparition sur le marché. Mais, elles permettent aussi d'envisager une autre manière de concevoir le stockage d'entreprise et les applications mettant en oeuvre une mémoire non volatile de haute capacité (system-on-chip) ».
Les entreprises qui ont suivi le rythme de l'évolution des réseaux sans fil sont sans doute équipées aujourd'hui de routeurs bi-bandes et de cartes clients capablent de faire circuler des données cryptées sur les ondes à des vitesses supérieures à 100 Mbit par seconde, ou presque. Mais aucune bonne action ne reste impunie. En effet, un nouveau matériel basé sur la norme 802.11ac, en cours de finition, est sur le point d'arriver, et risque bien de faire passer les infrastructures sans fil existantes pour des réseaux poussifs. Même si l'organisme de normalisation responsable de la définition du 802.11ac n'a pas encore fini d'en valider tous les éléments, les fabricants de semiconducteurs comme Broadcom, Quantenna et Atheros Qualcomm ont déjà mis au point des prototypes de chipsets 802.11ac (Broadcom a baptisé sa puce 5G Wi-Fi). Les deux sociétés sont étroitement impliquées dans la définition de la norme, et promettent de livrer des mises à jour du firmware pour corriger toutes modifications mineures ultérieures susceptibles d'être intégrées dans la norme, entre maintenant et le moment où elle sera définitivement ratifiée (c'est à dire probablement plus tard cette année ou début 2013).

Mais comment sommes-nous passés de l'IEEE 802.11n à l'IEEE 802.11ac ? La norme de base définie par le projet 802.11 s'enrichit d'une nouvelle lettre pour identifier chaque nouveau document technique, et ce jusqu'à la version 802.11z de la norme. On est donc passé du 802.11aa au 802.11ab, et maintenant au 802.11ac. Au risque de s'embrouiller un peu, il existe aussi une norme 802.11ad, mais elle n'est pas destinée à occuper la prochaine place dans les réseaux sans fil grand public. Connue sous le nom de WiGig, c'est une technologie à onde courte qui utilise la bande de fréquence à 60 GHz pour diffuser du contenu multimédia. Contrairement au matériel réseau utilisant la norme 802.11n, qui peut fonctionner sur des fréquences de 2,4 ou 5 GHz, les périphériques 802.11ac fonctionneront exclusivement sur la bande des 5 GHz. La bande de 2,4 GHz offre une meilleure portée, mais le flux de données transitant via le WiFi se trouve en compétition avec une multitude d'appareils fonctionnant à une fréquence identique - depuis les fours à micro-ondes jusqu'aux des casques Bluetooth. La bande des 5 GHz comporte beaucoup plus de canaux, et dans la norme 802.11ac, chacun de ces canaux offre une bande passante de 80 MHz, soit deux fois plus que celle des canaux répondant à la norme 802.11n.

Qui plus est, le 802.11ac utilisera un schéma de modulation qui permet de multiplier par quatre la quantité de données capables de s'adapter au signal d'une porteuse encodée. En 802.11n, la bande passante maximale par flux spatial est de 150 Mb/s, ce qui signifie qu'un routeur 802.11n équipé de trois antennes de transmission et trois antennes de réception peut fournir un débit maximum théorique de 450 Mb/s. En revanche, la bande passante maximale par flux spatial du 802.11ac monte à 433 mbps, et le nombre maximum de flux spatiaux passe de trois à huit. Ce qui situe le débit maximum théorique d'un réseau 802.11ac à plusieurs Gigabit Ethernet. Cependant, la première génération d'appareils sera limitée à deux ou trois antennes émettrices et réceptrices pour délivrer un débit maximal théorique de 866 Mb/s ou 1,3 Gb/s.

Comme on a pu l'observer avec les réseaux 802.11n, le débit réel sera probablement d'un tiers à une demi-fois moins rapide que les maximums théoriques. Néanmoins, même les appareils mobiles équipés de puces 802.11ac avec une seule antenne pour l'émission et une pour la réception - comme les smartphones et les tablettes - devraient offrir une bande passante deux fois plus élevée que celle permise avec les chipsets 802.11n des périphériques actuels. Compte tenu de la forte demande en bande passante pour faire tourner des applications de vidéoconférence et de Gestion de la Relation Client (CRM) par exemple, et dont l'usager s'est déplacé du bureau vers les terminaux mobiles, les réseaux 802.11ac vont devenir un élément essentiel de l'infrastructure mobile des entreprises de toute taille.
Pour surmonter la courte portée de la bande des 5 GHz, les puces 802.11ac vont utiliser la technologie des faisceaux pour la transmission et la réception. Cette technologie, optionnelle dans la spécification 802.11n, est devenue obligatoire dans la norme 802.11ac. La plupart des périphériques sans fil 802.11n actuels utilisent un mode omnidirectionnel pour la transmission et la réception du signal. Les signaux se propagent dans une série d'anneaux concentriques, à l'image des ondes que l'on crée en laissant tomber une pierre dans un étang. Avec la technologie des faisceaux, le routeur et ses clients ont une idée relative de l'endroit où ils se trouvent, de manière à concentrer les flux l'un vers l'autre. Sans cette technologie, les signaux se dispersent et s'annulent, ce qui réduit la bande passante totale. La puce qui utilise la technologie des faisceaux permet d'ajuster la phase des signaux pour surmonter ce problème, ce qui accroît sensiblement la bande passante utilisable.

La première génération de routeurs 802.11ac, comme le Trendnet TEW-811DR, seront des modèles bi-bandes, capables de prendre en charge les clients 802.11n sur la bande de fréquence 2,4 GHz et les clients 802.11ac sur la bande des 5 GHz. De tels appareils devraient être commercialisés vers le troisième trimestre de cette année. Des ordinateurs portables équipés de puces 802.11ac devraient arriver d'ici l'hiver prochain. Quant aux appareils mobiles, smartphones et tablettes, les premiers terminaux équipés de la nouvelle norme WiFi pourraient apparaître début 2013.La WiFi Alliance, le consortium propriétaire de la marque WiFi, qui a pour responsabilité de vérifier que les produits WiFi interopérent correctement entre eux, prévoit de commencer son programme de certification pour la norme 802.11ac au début de l'année 2013.
Pour se protéger du piratage ou pour les personnes electro-sensibles, des scientifiques grenoblois ont créé un papier peint capable de filtrer des ondes électromagnétiques.

Des chercheurs grenoblois ont présenté jeudi un papier peint décrit comme « révolutionnaire » qui permet de filtrer les ondes électromagnétiques d'un réseau local sans fil (WiFi) ou d'un téléphone portable, sans perturber les ondes de la radio ou des fréquences de secours. Développé par les chercheurs de l'institut polytechnique Grenoble INP et du Centre technique du papier (CTP), ce produit devrait être commercialisé début 2013 par le groupe finlandais Ahlstrom, qui en a acheté la licence exclusive.D'une apparence banale, le papier peint est recouvert de motifs tracés à l'encre conductrice (contenant des particules d'argent) qui permettent de « filtrer jusqu'à trois fréquences à la fois », a expliqué Pierre Lemaitre-Auger, enseignant-chercheur à Grenoble INP, au cours du forum 4i de Grenoble.

Le papier peint a été conçu par un doctorant de Grenoble INP, aidé de trois autres chercheurs. Son premier objectif est de permettre une meilleure protection des données d'un réseau informatique connecté en wifi. « Un réseau WiFi est muni de protections qui peuvent être craquées par des petits malins. Si vous mettez du papier peint sur les murs entourant un bureau ou un appartement, votre WiFi marche bien mais il ne peut plus être piraté », a souligné M. Lemaitre-Auger.Le papier peint peut aussi être utilisé par des personnes souhaitant se protéger des ondes électromagnétiques. « Beaucoup de gens sont intéressés par les problèmes d'électrosensibilité, par le fait que les ondes seraient dangereuses pour la santé », a noté le chercheur. Sans se prononcer sur le fond du débat, il a souligné que ce papier peint offrait « aux gens qui le souhaitent la possibilité de se prémunir et d'avoir un très faible niveau d'ondes dans leur appartement ». Il pourrait ainsi être utilisé dans des hôpitaux, des salles de spectacles ou pour protéger des chambres à coucher.