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Batterie Dell 75UYF

« Les cellules de cinq des appareils endommagés présentaient des signes de court-circuit interne », a déclaré pour sa part Sajeev Jesudas, président du département Consommateur chez UL. Ce dernier a également fait état d’une déformation dans les coins supérieurs des batteries, relevé l'absence de bandes isolantes sur les languettes et pointé des séparateurs trop fins. Tous ces défauts ont pu favoriser la survenue de courts-circuits.Après les premiers incidents, Samsung s’était adressé à un autre fournisseur, désigné par le constructeur comme le « fabricant B ». Mais les experts ont trouvé des défauts de soudure dans « certaines cellules, assez importants pour établir un pont entre les deux électrodes, « et créer les conditions pour provoquer des courts-circuits et un auto-échauffement », a déclaré Kevin White. Selon le Wall Street Journal, qui cite des personnes proches du dossier, quand des problèmes ont été signalés avec les batteries fournies par la filiale Samsung SDI, le constructeur s'est tourné vers l’entreprise hongkongaise Amperex Technology pour obtenir des batteries de remplacement pour ses téléphones Note 7.

« Pour identifier l’origine des explosions, les enquêteurs délégués par Samsung ont effectué plusieurs tests sur les Note7, ils ont notamment vérifié la charge rapide, la résistance à l'eau et le tout nouveau scanner d'iris. Mais ils n’ont rien découvert d’anormal », a déclaré D.J. Koh, président de la division Mobile Communications Business de Samsung. « Pendant plusieurs mois, plus de 700 chercheurs et ingénieurs de Samsung ont testé plus de 200 000 smartphones Note7 et plus de 30 000 batteries de téléphone avant de présenter leurs conclusions », a-t-il ajouté.Début septembre, suite aux nombreux incidents de surchauffe des batteries au lithium-ion, Samsung avait annoncé un rappel global du Note 7, reconnaissant un « problème de cellule de la batterie ». Le 15 septembre, la « United States Consumer Product Safety Commission » (CPSC), une agence indépendante du gouvernement américain - créée en 1972 par le « Consumer Product Safety Act » - dont le but est de protéger les personnes contre les risques déraisonnables de blessures de produits grand public, annonçait un rappel d'environ 1 million de téléphones Note 7 aux États-Unis. La France immédiatement suivi avec une campagne de rappel organisé par Samsung et les opérateurs français. Les mobiles de remplacement expédiés par Samsung présentaient également des défauts de batterie, obligeant le constructeur à rappeler les nouveaux mobiles et à stopper la production de son smartphone.

Le 13 octobre, la CPSC a élargi ce rappel pour inclure cette fois les téléphones de remplacement Note 7 que Samsung avait livrés aux clients dans le cadre du premier programme de rappel. Samsung a déclaré alors qu’environ 96 % des 3 millions de téléphones Galaxy Note 7 « vendus et activés » avaient été retournés par les utilisateurs. Pour les clients n’ayant pas retourné les téléphones malgré l’offre d'échange avec d'autres appareils Samsung ou de remboursement, le constructeur a dû demander à des opérateurs, aux États-Unis et en Australie, de déconnecter les téléphones de leurs réseaux.Le rappel du smartphone Note 7 a été une débâcle, aussi bien en terme d’image, qu’en terme financier pour Samsung. Au troisième trimestre 2016, le chiffre d’affaire de sa division IT et Mobile Communications a baissé de 15 % par rapport à l'année précédente, à 22,5 trillions de wons coréens (19,8 milliards de dollars). L’arrêt de la production du Note 7 a fait chuter son bénéfice de 95 %, à 100 milliards de wons. Au quatrième trimestre, le constructeur coréen espère maintenant un revirement, en grande partie grâce à la bonne tenue de ses activités de puces mémoire et à ses écrans. Dans une évaluation publiée plus tôt ce mois-ci, l’entreprise avait indiqué qu’en une année son bénéfice avait augmenté de près de 50 % au cours du trimestre. Le chiffre d'affaires du trimestre devrait être à peu près le même qu'au quatrième trimestre de l'année précédente. Samsung pourrait réussir à prendre ses distances avec cette débâcle du Note 7.

Selon Patrick Moorhead, président et analyste principal de Moor Insights & Strategy, « la plupart des utilisateurs, aux États-Unis et en Europe, ont déjà oublié cet épisode malheureux ». Mais, c'est en Chine que Samsung a vraiment besoin de faire son retour. Pour rassurer les clients, Samsung a également exposé les mesures qu'il avait prises pour assurer la qualité des produits à tous les niveaux de leur développement, dont un test de sécurité en huit points pour les batteries. Par exemple, les équipes se concentreront sur des composants clés et travailleront avec des conseillers externes pour effectuer des contrôles préventifs et mettre en évidence les éventuels problèmes. Un groupe consultatif de conseillers externes composé d'experts universitaires et de chercheurs devrait fournir à l'entreprise une « perspective claire et objective sur la sécurité des batteries et l'innovation ». Samsung a également amélioré les algorithmes qui gèrent la température de charge de la batterie, le courant de charge et sa durée.

« L’ajout de nouvelles procédures et le contrôle de sécurité en 8 étapes sont une bonne chose », a déclaré Patrick Moorhead. Le nouveau logiciel est également très intéressant, et l’équipe de conseillers pourra aussi apporter sa contribution dans les décisions futures. « L'avenir sera encore plus difficile, car les consommateurs exigent des appareils plus minces offrant toujours plus d’autonomie », a ajouté l’analyste. À court terme, et après les révélations de Samsung sur « les défauts de batteries de deux fabricants », les consommateurs pourraient être préoccupés par la qualité des batteries au lithium-ion. « Ces déclarations autour des dispositifs Li-ion permettent de faire une pause, mais comme pour la plupart des rappels, tout sera oublié dans six mois », a déclaré Patrick Moorhead par courriel à nos confrères d’IDG.D'après les derniers chiffres du cabinet Gartner, près de 1 000 milliard de dollars devrait être dépensé par les entreprises en objets connectés cette année. 57% de ces dépenses devraient être réalisées par les entreprises en 2017 bien qu'en volume le nombre d'objets connectés utilisés par le grand public soit supérieur.

Ce n'est un secret pour personne, le nombre d'objets connectés est en croissance constante sur la planète. Les derniers chiffres du cabinet Gartner montrent d'ailleurs qu'une explosion du nombre de capteurs et autres terminaux connectés est à attendre entre 2016 et cette année. Il devrait en effet y avoir dans le monde plus e 8,38 milliards de capteurs installés d'ici la fin de cette année contre un peu plus de 6,38 milliards en 2016 soit une progression de deux milliards en un an. Elle se poursuivra en 2018 avec près de 12 milliards d'objets connectés. En termes de volume, ce sont les objets connectés grand public qui ont été le plus représentés (3,96 milliards) en 2016, devant ceux utilisés par les entreprises (plus de 2,4 milliards). Cela devrait également être le cas cette année avec environ 3,1 milliard de capteurs et terminaux connectés installés dans les entreprises contre un peu plus de 5,2 dans le grand public. « Aux côtés des systèmes automobiles, les applications qui seront le plus utilisées par les consommateurs seront les TV connectées et les boitiers numériques alors que les capteurs de mesure énergétique et caméras de sécurité seront les plus répandus parmi les entreprises. »

Des applications spécifiquement taillées pour répondre aux besoins du secteur industriel (comprenant les terminaux de fabrication, les capteurs électriques et de localisation temps réel pour la santé) devraient par ailleurs tirer le nombre d'objets connectés utilisés par les entreprises. En termes de dépenses, près de 1 400 milliards de dollars l'ont été dans des objets connectés en 2016 dont près de 533 milliards par le grand public et 867 milliards du côté des entreprises. En 2017, les dépenses globales devraient atteindre environ 1 700 milliards de dollars (dont près de 964 milliards côté entreprises).Après une précédente chronique publiée sur LMI portant sur 5 pratiques pour sécuriser la communication entre les objets connectés, le cabinet Gartner s'intéresse aujourd'hui à un sujet plus précis qui est celui du rôle de l'infrastructure de gestion de clés dans la sécurité de l'internet des objets.

Pour leurs opérations quotidiennes, les entreprises s'appuient sur des communications numériques sécurisées grâce à des certificats numériques basés sur la PKI. Ces certificats sont généralement utilisés pour l'authentification des appareils et des utilisateurs, les communications sécurisées via TLS/SSL, les communications entre programmes et entre machines (y compris de l'Internet des Objets), la signature numérique et la signature du code.En raison de sa polyvalence et de sa capacité destinée à évoluer, la PKI devrait jouer un rôle crucial pour fournir un fondement sécurisé pour l'authentification et l'identité des appareils, conjointement à la sécurité matérielle. Pourtant, la PKI telle que nous la connaissons aujourd'hui est axée essentiellement sur les cas d'utilisation d'entreprise. Pour pouvoir bien fonctionner avec l'Internet des Objets, la PKI nécessitera des adaptations, en voici 5.

Dimensionnement : La PKI doit pouvoir supporter la délivrance de certificats en grand volume, disposant de cycles de vie variables. Dans certains cas, cela peut également nécessiter une grande rapidité (par exemple, dans le cas des chaînes de fabrication) et/ou des certificats de courte durée. Si une PKI sur site peut s’adapter avec succès aux besoins de l'internet des objets (notamment pour les cas d'utilisation à faible latence), les PKI managées, et les PKI hébergées dans le Cloud offriront probablement aux entreprises une mise en place plus facile et des économies d’échelle.Certificats de longue durée : Les certificats numériques ont des durées de vie définies et, à ce titre, possèdent des dates d'expiration. Traditionnellement, ces dernières se mesurent en années. Dans l'univers de l'Internet des Objets, certaines utilisations peuvent nécessiter des certificats de courte durée, tandis que beaucoup d'autres auront besoin de certificats d'une durée beaucoup plus longue. C'est le cas, par exemple, d'un appareil grand public configuré avec un certificat de longue durée au moment de la fabrication, pour permettre l'authentification par certificat à long terme. Les clients doivent avoir conscience que ces derniers, même s'ils ne nécessitent guère de changements sur la durée, peuvent être problématiques en cas de compromissions de la PKI ou de l'autorité de certification. Les responsables de projets liés à l'Internet des Objets devront déterminer la durée de vie requise de ces certificats numériques, en pesant le pour et le contre. Cette durée peut varier, mais jusqu'à présent Gartner constate un intérêt plus marqué pour les certificats de longue durée.

Interopérabilité du matériel de la PKI : La PKI doit pouvoir communiquer directement avec un environnement de sécurité matériel (par exemple, élément sécurisé, TPM ou environnement d'exécution de confiance) pour générer correctement les clés cryptographiques et stocker les certificats. L'un des problèmes majeurs paralysant les environnements des appareils mobiles réside dans le fait que ces environnements sécurisés sont inaccessibles par la pile logicielle. Cela conduit un certain nombre de développeurs à stocker les éléments de clé cryptographique dans les logiciels, qui sont considérés comme moins sécurisés que la sécurité matérielle. En conséquence, les responsables de projets liés à l'Internet des Objets doivent s'assurer que leurs environnements de sécurité matériels sont accessibles via des mécanismes sécurisés. Ceux-ci peuvent être automatisés à l'aide de la plate-forme de l'Internet des Objets ou de la PKI.

Déploiement sécurisé de certificats : Les méthodes traditionnelles, telles que le protocole simple d'inscription de certificats (SCEP), sont efficaces en entreprise, notamment lorsqu'elles étendent la PKI afin d'offrir l'authentification et l'identité des appareils pour les appareils mobiles. Le protocole SCEP peut fonctionner pour certains appareils de l'Internet des Objets, mais sera généralement insuffisant pour les organisations disposant d’appareils limités et/ou dans des environnements réseau ouverts. Cette lacune du protocole SCEP est due au fait qu'il a été conçu pour les réseaux d'entreprise traditionnels, où chaque appareil derrière le firewall était supposé digne de confiance. Par opposition, le protocole plus récent d'inscription via la couche transport sécurisée (EST) exploite les avantages du protocole SCEP. Cependant il pallie bon nombre des points faibles, en l'occurrence la confiance vis-à-vis des appareils. Le protocole EST utilise des mécanismes sécurisés, tels que TLS, pour établir un bon niveau de confiance et crée donc un environnement sécurisé de délivrance de certificats (pour plus d'informations, lire le livre blanc de Cisco PKI: Simplify Certificate Provisioning With EST). Le protocole EST est encore récent, raison pour laquelle la prise en charge par les fournisseurs de PKI commerciale est actuellement peu répandue.