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Les Cognitive Services réunissent en tout 25 outils qui mettent en œuvre les technologies d’apprentissage machine développées par Microsoft dans l’analyse vocale et visuelle : identification de locuteurs, détection de visages sur des photos, analyse de vidéos, analyse de sentiments pour personnaliser les interactions, conversion de paroles en texte et vice-versa, correction de fautes, exploration de contenus, recommandations, création de FAQ, etc. Sur l'ensemble de ces API accessibles sur le cloud public Azure, 8 sont déjà commercialisées et 17 encore en bêta. Elles peuvent être testées gratuitement, ce que 424 000 développeurs ont déjà fait depuis leur lancement, selon Microsoft. Côté tarification en revanche, celle de Custom Speech n'est pas des plus simples à comprendre. Elle comporte un abonnement auquel s’ajoutent différents coûts en fonction du nombre d’échantillons de voix utilisés et du temps d’apprentissage requis pour adapter le système.Le service Custom Speech est notamment mis en oeuvre par l'éditeur de jeux vidéos Human Interact fondé par Alexander Mejia. Ce dernier l'utilise dans son logiciel Starship Commander fonctionnant à l'aide de commandes vocales. Custom Speech est combiné à un autre outil de Microsoft, LUIS (Language understanding intelligent service), qui apprend aux applications à comprendre les commandes vocales des utilisateurs. Avec Custom Speech Service, Human Interact crée un dictionnaire spécifique à Starship Commander afin que le système comprenne le vocabulaire spécifique au jeu. Les injonctions vocales des joueurs seront converties en texte que l’outil LUIS traduira ensuite en commandes pour le jeu.

Deux autres outils Cognitive Services seront livrés en disponibilité générale le mois prochain, Content Moderator et Bing Speech API, annonce Microsoft dans un billet. Le premier sert à mettre en quarantaine des textes, images ou vidéos afin de les pouvoir les débarrasser d'éventuels éléments indésirables. Il est notamment utilisé par une société comme Prism qui analyse les vidéos de caméras de surveillance pour détecter des événements intéressants ou potentiellement dangereux. Quant à l'API Bing Speech, elle convertit les fichiers audio en texte, analyse leur intention et reconvertit le texte en paroles. « Disposer de logiciels qui observent les gens, les écoutent, réagissent et disposent d’informations sur le monde physique qui les entoure permet de rendre les interfaces plus naturelles et plus faciles à comprendre », fait valoir Andrew Shuman, vice-président corporate de Microsoft, responsable de l’entité Intelligence artificielle et recherche. Ces technologies peuvent dès lors renforcer l'efficacité de l'utilisateur dans différents scénarios.Microsoft va probablement attendre le 14 février pour corriger une vulnérabilité déjà rendue publique dans le protocole réseau de partage de fichiers SMB. La faille peut être exploitée pour faire planter les systèmes Windows.

La vulnérabilité du protocole SMB (Server Message Block) de Windows a été révélée jeudi dernier par un chercheur en sécurité. Après sa découverte, celui-ci a posté un exploit « proof-of-concept » sur GitHub. Dans un premier temps, certains ont craint que la faille permette également l'exécution de code arbitraire, en plus du déni de service, ce qui aurait rendu la vulnérabilité critique. D’ailleurs, dans un avis publié jeudi, le centre de coordination CERT (CERT/CC) de l'Université Carnegie Mellon a même alerté contre cette potentielle exécution de code arbitraire.Mais l’avertissement a été retiré depuis de son document et le CERT a revu le niveau de gravité de la faille à la baisse, qui a été rétrogradée de 10 (niveau critique) à 7,8 (niveau élevé). Les attaquants peuvent exploiter la vulnérabilité en trompant les systèmes Windows afin de les inciter à se connecter à des serveurs SMB malveillants qui envoient des requêtes spécialement conçues. Une exploitation réussie se traduit par le crash du pilote mrxsmb20.sys et déclenche le message d’erreur Blue Screen of Death (BSOD) ou Ecran bleu de la Mort.

« Plusieurs techniques existent pour forcer les ordinateurs à ouvrir des connexions SMB et certaines exigent peu, voire aucune intervention de l'utilisateur », a prévenu le CERT/CC. Le centre de coordination a confirmé la validité de l'exploit sous Windows 10 et Windows 8.1, ainsi que sous Windows Server 2016 et Windows Server 2012 R2. « Windows est la seule plate-forme qui s’engage à enquêter sur les questions de sécurité avérées et à mettre à jour proactivement les périphériques touchés dès que possible », a déclaré un représentant de Microsoft par courriel. « Quand les risques sont peu importants, notre politique est d’intégrer un correctif dans l’Update Tuesday prévu par le calendrier ».L’Update ou le Patch Tuesday correspond au jour défini par Microsoft pour livrer les mises à jour de sécurité pour ses produits. Celui-ci est programmé le deuxième mardi de chaque mois et le prochain est prévu pour le 14 février. La firme de Redmond sort parfois de ce cycle régulier de correctifs pour livrer des mises à jour pour des vulnérabilités critiques et activement exploitées. Mais ce ne sera probablement pas le cas cette fois, d’autant que le niveau de gravité de la faille a été revu à la baisse et qu’elle ne présente apparemment aucun risque d'exécution de code à distance.

En installant la dernière mise à jour Insider Preview Build 15025, Microsoft permet aux utilisateurs de faire remonter les bugs rencontrés jusqu'au 12 février. Parallèlement, des captures d'écran du futur WIndows 10 Cloud ont fuité sur la toile. La sortie de la prochaine version de Windows 10 arrive à grand pas. Prévue pour avril, la Creators Update - succédant à l'actuelle Anniversary - va connaitre plusieurs évolutions bienvenues que nous avions passées en revue dans un précédent article. Quelques semaines avant le grand jour, Microsoft propose aux utilisateurs enregistrés au programme Insiders de Microsoft ayant téléchargé la dernière build 15025 Bug Bash de faire remonter les derniers bugs. La période de remontée des bugs est limitée : commencée le 3 février, elle durera jusqu'au dimanche 12 sachant que deux webcasts en direct seront par ailleurs également organisés mardi 7 et samedi 11 février. Microsoft va s'appuyer sur ces remontées d'utilisateurs pour corriger les bugs pouvant l'être dans un délai serré.Après la mise à jour Creators Update, la firme de Redmond semble parallèlement être à l'oeuvre sur une mystérieuse édition cloud de son OS. Des premiers clichés révélés par Windowsblogitalia - dont une montrant une clé de registre portant la mention cloud - ont ainsi fuité sans que l'on en sache beaucoup plus sur ses caractéristiques et fonctionnalités. Cette version pourrait être une déclinaison « allégée » de Windows 10 permettant d'installer seulement des applications téléchargées depuis le Windows Store. Reste également à vérifier que cette édition supporte les processeurs ARM64 et l'émulation des programmes de bureau Win32.

La build 15025 de Windows 10 Insider Preview comporte diverses fonctionnalités destinées aux personnes souffrant d'un handicap visual, dont le support du braille et l'amélioration du mode nuit. Microsoft a ajouté diverses fonctionnalités à la dernière build de Windows 10 Insider Preview pour renforcer son accessibilité auprès des personnes malvoyantes. Les améliorations apportées à la build 15025 aideront les personnes souffrant d’un handicap visuel de multiples façons. Parmi celles-ci, figure le support du braille (en bêta) dans le Narrateur qui permettra aux personnes aveugles d’utiliser un écran braille. Cette fonction propose différents choix de langues et de tables de braille. Pour y accéder, les utilisateurs devront aller dans Paramètres> Accessibilité> Narrateur.

Parmi les évolutions, figure également l'ajout d'une option audio mono dans les paramètres d’accessibilités de Windows 10 qui canalise le son du PC dans un seul écouteur. De cette façon, les utilisateurs malvoyants peuvent entendre le son diffusé depuis leur ordinateur tout en écoutant les personnes qui se trouvent à côté d’eux. Une autre amélioration porte sur la fonction Night Light ou mode nuit avec une extension de la gamme de température de couleurs permettant une plus grande personnalisation de l'affichage pendant les sessions de de nuit. Enfin, Microsoft a également amélioré le Hub de rétroaction pour réduire la duplication de rétroaction avec une fonctionnalité appelée Collections.Huit mois avant l'arrêt du support d'Office 2007, la filiale française de Microsoft prévient ses clients que les correctifs de sécurité ne seront plus fournis à partir du 10 octobre 2017 et leur suggère de migrer vers Office 365 ProPlus. Chaque année, Microsoft arrête de supporter différentes versions de logiciels, suscitant parfois quelques résistances chez ses utilisateurs réticents à évoluer vers d’autres versions, en particulier dans les entreprises. Dans deux mois, le 4 avril 2017, le support étendu de la messagerie professionnelle Exchange Server 2007 Service Pack 3 va s’arrêter. Après cette date, les correctifs de sécurité ne seront plus fournis pour ce produit et les utilisateurs qui veulent continuer à s’en servir s’exposeront potentiellement à des risques en cas de nouvelles failles découvertes.

Parmi les autres logiciels en fin de cycle, l’échéance approche aussi pour Office 2007 qui ne sera plus supportée à partir du 10 octobre 2017. Pour Microsoft, il est crucial de prendre les devants pour faire migrer le plus grand nombre d’utilisateurs possible vers sa suite dans le cloud Office 365 dont le nombre d’abonnés a récemment atteint les 25 millions. Surtout à un moment où la croissance enregistrée sur les nouveaux abonnés à Office 365 décline, la baisse s’étant amorcée il y a un an. La filiale française de l’éditeur a donc commencé à battre le rappel et avertir les utilisateurs des échéances à venir et leur exposer les risques encourus.« Fin des mises à jour de sécurité : Microsoft ne fournira plus de mises à jour, de correctifs de sécurité ni de support technique pour Microsoft Office 2007 », alerte ainsi la filiale française par le biais d’un mailing. L’éditeur y informe aussi que, sur les services de messagerie Exchange, les clients Outlook de versions inférieures à 2010 SP2 cesseront de fonctionner avec le service Exchange Online d’Office 365, à partir du 31 octobre 2017. Dernier risque exposé par ces fins de support, la conformité réglementaire ne sera plus assurée par Microsoft et « risque donc d’être déficiente sur les systèmes concernés ». Un site fournit le détail des dates de fin de support dont Windows SharePoint Services 3.0 et Dynamics CRM 4.0.

En contrepartie, l’éditeur propose des solutions de migration pour échapper au couperet. Deux options sont proposées : Office 365 ProPlus (1 abonnement par utilisateur couvrant 5 PC ou Mac, 5 smartphones et 5 tablettes) ou Office 2016 (une licence par appareil). Les prix d’abonnements d’Office 365 ProPlus sont fixés à 12,90 € HT par utilisateur et par mois.Si le digital est aujourd'hui l'alpha et l'oméga des principaux éditeurs de logiciels, chez Microsoft France le commencement et la fin sont conditionnés par l'arrivée de la GDPR en 2018 et l'amélioration des temps de réponses des applications hébergées dans le cloud avec l'ouverture de datacenters Azure près de Paris et Marseille.Le nombre d'abonnements à la suite bureautique Office 365 a atteint les 25 millions mais sur l'année 2016, le nombre de nouveaux abonnés a chuté de 62%. Disponible depuis 4 ans, Office 365 totalise aujourd'hui près de 25 millions d'abonnements. Une belle performance que n'a pas manqué de souligner Microsoft dans son dernier rapport financier remis à la SEC et qui indique avoir gagné en moyenne 900 000 abonnés sur chacun des trois derniers trimestres. Si l'éditeur parvient toujours à gagner des nouveaux abonnés, il n'en reste pas moins que le niveau de croissance du gain de nouveaux abonnés s'affaiblit. Au 4e trimestre 2016, le nombre de nouveaux abonnements à Office 365 a ainsi à peine dépassé les 4,3 millions, en baisse de 62% comparé aux 11,4 millions enregistrés au dernier trimestre 2015. De même, on observe une décroissance continue du nombre de nouveaux abonnés Office 365 sur les 4 trimestres de 2016, là où l'on observait à l'inverse une hausse continue trimestre après trimestre en 2015.

La semaine dernière, Microsoft a indiqué que les revenus d'Office pour les particuliers ont progressé de 22% en décembre 2016 sur un an. Mais sur deux ans, la hausse n'est plus que de 5%... Microsoft a lancé Office 365 pour les particuliers en janvier 2013 pour un prix de départ d'une centaine d'euros par an après avoir, 15 mois plus tard, revu à la baisse son tarif en le passant à près de 70 euros.Les revenus cloud de Microsoft ainsi que ses ventes de produits pour les PC ont augmenté au cours de son deuxième trimestre clôt le 31 décembre dernier. Ce n'est pas le cas de ceux de son activité services qui sont ressortis en recul par rapport aux trois précédents trimestres. L'accent mis sur le cloud par Microsoft depuis plusieurs trimestres continue de porter ses fruits. Le géant du logiciels a en effet affiché une croissance dans toutes ses activités liées au cloud au cours du dernier trimestre clôturé le 31 décembre 2016, et notamment les entités Office, Dynamics et Azure. Détaillant hier les résultats financiers de son deuxième trimestre fiscal, la compagnie a indiqué que son activité commerciale cloud a généré des revenus d’un montant de 14 milliard. Au cours du trimestre précédent, ce chiffre était de 13 milliards de dollars. La croissance d’Azure a été particulièrement forte. D’une année sur l’autre, les revenus de l'entreprise a augmenté de 93%.