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"PROTÉGER CE QUE NOUS NE VOULONS PAS QU'ILS SACHENT"
Il est tentant pour les entreprises d’envisager la cybersécurité sous un angle financier, et de considérer que seuls les numéros de sécurité sociale et les secrets industriels présentent de la valeur pour les pirates informatiques. Les pirates animés par des motivations politiques ou idéologiques sont les grandes inconnues de cette "équation du risque". Avec le vol de données mis au jour dans le scandale des Panama Papers, les entreprises ont compris que toute information sensible constituait une cible potentielle pour les pirates, et que ces derniers n’obéissaient pas qu’à des motivations purement financières. Autrement dit, le rôle de la sécurité n’est plus de protéger "ce que nous pensons qu’ils veulent", mais "ce que nous ne voulons pas qu’ils sachent".
La plus grande incertitude réside dans les données que les entreprises ne stockent pas elles-mêmes. Chaque entreprise collabore avec des partenaires avec qui elle partage des informations sensibles. Une entreprise moyenne échange des données en ligne avec 1 555 partenaires, et tous ne satisfont pas aux exigences de sécurité d’une banque ou d’un commerçant. Circonstance aggravante, les partenaires travaillent souvent avec plusieurs sociétés. Le piratage d’une seule boutique de services photo en ligne, par exemple, a eu des répercussions sur les clients de la quasi-totalité des plus grandes enseignes de drugstores d’Amérique du Nord.

Certains partenaires détiennent d’importants volumes de données confidentielles. Mossack Fonseca a stocké une mine de renseignements sur les secrets financiers de ses clients. Combien d’entreprises conservent d’énormes stocks de secrets professionnels ? Qu’il s’agisse de documents juridiques, de propriété intellectuelle ou de données financières, les entreprises traitent des informations qui pourraient s’avérer très compromettantes si elles tombaient entre de mauvaises mains, notamment celles de concurrents ou du public. Leurs méthodes et motivations gagnant chaque jour en complexité, les pirates informatiques ciblent des informations qui vont au-delà des données personnelles standard faciles à monétiser.

AVOCATS, MEDIAS... TOUS CONCERNÉS
Pour preuve de cette tendance, des sources anonymes ont révélé que plusieurs grands cabinets d’avocats américains avaient été victimes de violations de données visant un grand nombre d’entreprises. Mossack Fonseca est loin d’être un cas isolé, comme l’a souligné un associé principal : "Les cabinets d’avocats ploient sous le nombre de tentatives de piratage de leurs systèmes". L’attaque dont la société Target a été victime, par exemple, montre non seulement que les pirates peuvent infiltrer des entreprises par le biais de partenaires commerciaux, mais aussi que les partenaires commerciaux eux-mêmes détiennent à présent des informations convoitées par les pirates. Lors d’un autre incident, des criminels se sont attaqués à une agence de presse afin de pirater les informations financières figurant dans des communiqués de presse non encore publiés.

Quelle sera l’évolution du paysage professionnel dans un monde où les entreprises doivent se préoccuper de leur propre cybersécurité autant que de celle de la société chargée de diffuser leurs communiqués de presse ? Près de la moitié des entreprises n’évaluent pas le risque associé à leurs fournisseurs avant de leur transmettre des données. Une situation qui pourrait être en passe de changer. Les cabinets d’avocats reconnaissent prêter davantage attention à leur sécurité, mais il revient à tous les secteurs de tirer des leçons des erreurs commises par Mossack Fonseca. La firme panaméenne utilisait des logiciels obsolètes présentant des vulnérabilités critiques, y compris pour son portail utilisateur.

AUCUNE SOCIÉTÉ N’EST UN ÎLOT NUMÉRIQUE ISOLÉ
Si les motifs des fuites à caractère politique sont difficilement prévisibles, ce n’est pas le cas des attaques qui exploitent des vulnérabilités de base. Les entreprises traitant des informations sensibles auront de plus en plus de mal à échapper aux conséquences de mauvaises pratiques de sécurité.
L’incident des Panama Papers est la parfaite illustration d’un nouveau monde où aucune société n’est un îlot numérique isolé. Les passerelles qui relient entre elles les entreprises présentent un risque potentiel. Toute faille de cybersécurité sur l’une de ces passerelles peut constituer une menace existentielle.

VIDÉO Ce n'est pas le tout de lancer un nouveau produit, encore faut-il que du contenu attrayant justifie son achat. Le passage en revue de ce que propose l'Oculus Rift deux semaines après sa sortie est le deuxième épisode de la série que nous consacrons à l'arrivée sur le marché de ce produit qui a tant fait couler d'encre depuis son lancement sur Kickstarter il y a 4 ans.
Ca y est, les premiers Oculus Rift ont atterri chez les fans de la première heure —les "backers" d'il y a 4 ans sur Kickstarter et ceux qui l'ont réservé dès l'ouverture des précommandes. Depuis le 28 mars, l'entreprise à l'origine de ce casque de réalité virtuelle (rachetée par Facebook depuis) l'expédie dans sa version destinée au grand public. L'Usine Digitale a reçu son exemplaire, et fait pour vous le tour d'horizon des premières expériences disponibles pour comprendre l'intérêt de la machine.

Oculus est avant tout soucieux de démocratiser la réalité virtuelle auprès du plus grand nombre. La filiale de Facebook veut plus que tout éviter un rejet du grand public à cause d'expériences mal conçues. En conséquence elle propose une sélection d'applications triées sur le volet, et n'autorise pas par défaut les applications ne passant pas par son Store, une option doit d'abord être activée dans les menus. La catégorie la mieux fournie est celle des jeux vidéo, avec 36 titres disponibles sur l'Oculus Store. S'y mélangent des titres à "gros" budget pensés spécifiquement pour le Rift, comme Lucky's Tale (clone de Mario), EVE: Valkyrie (simulateur de combat spatial), Chronos (jeu d'action aventure dans un univers fantastique), Technolust (enquêtes dans un univers cyberpunk) ou Farlands (exploration de la faune et flore d'une planète extraterrestre) à des adaptations de jeux Gear VR comme EVE: Gunjack, Dreadhalls ou Esper 2. Il y a aussi des jeux PC classiques qui ont été dotés d'un mode VR, par exemple Elite: Dangerous, ADR1FT, Project CARS, The Vanishing of Ethan Carter, BlazeRush ou AirMech: Command.

Globalement ces jeux présentent tous des expériences de qualité, et remplissent bien leur rôle de mise en avant des possibilités de la réalité virtuelle. Lucky's Tale permet de tourner la tête pour trouver des passages ou des objets cachés à l'intérieur des niveaux, EVE: Valkyrie propose une expérience à faire rêver tous les fans de Star Wars, Chronos revigore de manière inattendue le principe des caméras fixes qui ont fait le succès des premiers Resident Evil...
Seul bémol, malgré la prévenance d'Oculus quant à l'intensité de l'expérience (chaque jeu porte un label : léger, modéré ou intense), certains titres - et plus spécifiquement le jeu Dreadhalls - peuvent provoquer une forme de mal de la simulation (analogue au mal des transports) à cause d'une mauvaise optimisation des déplacements du champ de vision. Un problème sans gravité mais désagréable et qui peut perdurer plusieurs heures.