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In fine, ce genre de questions se posent quasiment tous les jours : emailing, bases de données, propriété intellectuelle… Et, en toile de fond, la question de ses propres valeurs et celles de son projet.
Et moi, je ne badine pas avec mes valeurs. Alors quand elles me disent de franchir, en cet instant même, le Rubicon législatif pour prendre une bière sur mon lieu de travail, je n’objecte pas. Et tant pis pour les risques.
Oculus Rift, HTC Vive, Gear VR... La réalité virtuelle se démocratise pour le grand public, mais quid des professionnels ? Elle va leur bénéficier aussi, et à bien des niveaux. Mieux, les acteurs français historiques ne laissent pas passer cette nouvelle vague et sont en première ligne pour surfer dessus. C'est l'objet de ce quatrième et dernier article de notre dossier consacré à la sortie de l'Oculus Rift.
Le marché sur lequel les grands acteurs du renouveau de la réalité virtuelle ont choisi de s'engager en priorité est celui du divertissement. Un choix logique : les fervents adeptes de jeux vidéo sont les plus à mêmes d'avoir le matériel adapté ou d'être disposés à investir dans une technologie de pointe avant qu'elle ne soit mature. Ils sont aussi les plus à l'aise avec les médias immersifs et interactifs. Mais la réalité virtuelle a aussi un riche avenir au-delà du divertissement.

Facebook, qui a racheté Oculus pour 2 milliards de dollars en 2014, y voit évidemment le futur de la communication et de l'interaction connectée. Des expériences sociales de téléprésence immersive dans un environnement virtuel, où plusieurs amis peuvent discuter, jouer, regarder un film ou un match sportif se sont montrées très convaincantes. Un aspect collaboratif tout aussi prometteur pour les usages professionnels, sur lequel de nombreux éditeurs cherchent à se positionner : MiddleVR avec Improov, Dassault Systèmes qui simplifie l'ébauche 3D pour tous avec Dream Sketcher, la start-up Envelop VR dans laquelle a investi Google...

LES FRANÇAIS NE SONT PAS HORS JEU
Car il ne faut pas oublier que la réalité virtuelle est utilisée dans le monde professionnel depuis des décennies, notamment dans la conception assistée par ordinateur. Ces technologies pénèteront donc largement dans le monde professionnel à terme, et parfois plus tôt qu'on ne l'imagine. L'Institut Clarté, spécialiste historique de la réalité virtuelle qui s'était jusqu'à présent plutôt concentré sur les CAVE (salles spécialement aménagées avec des projecteurs, dont le coût peut attendre des millions d'euros), travaille désormais principalement sur les casques. L'objectif est de rester en avance de phase par rapport au marché. Et l'expertise française, plus orientée vers les usages que vers le matériel, ne souffre pas outre mesure de l'innovation américaine sur les casques.

Laurent Chrétien, directeur du salon Laval Virtual, reconnaît volontiers qu'il y a, depuis quelques années, "une explosion du marché", et que "la rupture est brutale" pour ce secteur qui n'avait subi que peu d'évolutions depuis deux décennies. Il faut donc réagir, et les acteurs français, majoritairement spécialisés dans les applications professionnelles, le font. "Le marché des CAVE est arrivé à maturité il y a 7 ans, reprend Laurent Chrétien. Il va continuer encore pendant des années, mais il restera un marché de niche, tandis que l'usage des casques va continuer à se développer. Pour une entreprise, investir dans des équipements lourds aujourd'hui n'a pas grand sens."

RÉVOLUTIONNER LA FORMATION
En mars dernier, sur le salon Laval Virtual, les nouveaux usages basés sur ces casques étaient dans toutes les allées. MiddleVR présentait par exemple une l'application de formation des techniciens du gaz "ITX VR" réalisée pour GRTgaz. Laval Virtual University, qui propose des cours en réalité virtuelle, travaille par ailleurs avec de grands industriels pour les aider à mettre en place un système de formation à grande échelle. ERDF par exemple a envoyé 200 formateurs à Laval Virtual University, qui enseigneront par la suite à tout le personnel comment gérer les nouveaux compteurs Linky. Orange y envoie de son côté 500 formateurs, qui accompagneront ensuite plus de 38 000 techniciens en réalité virtuelle. Il y a aussi Thales, Veolia, La Poste... Et bien d'autres.

Le milieu éducatif a aussi beaucoup de potentiel. Notamment dans le domaine médical, pour visualiser les mécanismes complexes du corps humain. Voir une protéine évoluer vers le noyau d'une cellule en temps réel, ou la représentation de voies neuronales après une IRM prend une toute autre portée de cette manière. Mais les deux secteurs dans lequel le potentiel disruptif est le plus élevé sont l'architecture et l'immobilier. En permettant de réellement visiter un bâtiment avant qu'il ne soit construit, ou de faire faire des visites virtuelles de logements sans avoir à se déplacer, la réalité virtuelle va complètement transformer leur relation avec la clientèle. Toutes les grandes agences immobilières planchent sur le sujet (notamment avec Samsung, concepteur de la solution mobile Gear VR en partenariat avec Oculus) et plusieurs cabinets d'architecture prestigieux ont annoncé s'y intéresser de près.

Enfin, le marketing risque d'être chamboulé par la possibilité de tester à échelle 1:1 et à très bas coût n'importe quel présentation, magasin, espace ou évènement, tout en recueillant un maximum d'informations sur ce que regarde l'utilisateur à un instant T, le trajet qu'il suit, comment il réagit aux annonces sonores, etc. Comme le montrent ces exemples, si la sortie de l'Oculus Rift signe l'arrivée de la réalité virtuelle en tant que nouveau mode de divertissement numérique, elle est aussi annonciatrice de changements à venir dans les milieux professionnels de tous bords. Ignorer ces signes, alors même que tous les géants technologiques y voient l'une des facettes du futur de l'informatique, serait courir le risque de se voir dépasser par d'autres acteurs plus perspicaces...

Les spécialistes ont longtemps martelé aux entreprises de se protéger contre les menaces externes. Pourtant plusieurs affaires – Snowden, LuxLeaks ou Panama Papers – montrent le développement d’un nouveau type de menace insidieuse.
Après la fuite massive de documents à l’origine de l’affaire "Panama Papers" qui a éclaboussé plusieurs pays, les dirigeants mondiaux sont sur la sellette. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié la divulgation des comptes bancaires offshore de complot des services américains, tandis que l’Islande a nommé un nouveau premier ministre et que le premier ministre britannique David Cameron a admis avoir détenu des parts dans un fonds fiduciaire offshore. Les Panama Papers incarnent les scandales politiques de demain, à l’ère numérique, depuis le piratage initial jusqu’à la technologie cloud utilisée pour analyser les documents. Bob Woodward et Carl Bernstein, les célèbres journalistes qui ont fait tomber Richard Nixon, n’auraient jamais pu imaginer traiter des millions de pages de documents confidentiels.

Les Watergate de nouvelle génération s’appuieront sur des technologies telles que les dossiers partagés et les forums de discussion en ligne. Mossack Fonseca, le cabinet d’avocats piraté, symbolise le cyber-risque dont de nombreuses entreprises n’ont pas encore pris conscience. Les pirates visent manifestement bien plus que de simples cartes bancaires et numéros de sécurité sociale. Cette violation de données nous donne un aperçu de la nouvelle réalité des fuites en ligne et envoie un signal clair à l’ensemble des entreprises sur la cible potentielle que constitue toute information sensible.