Sites Grátis no Comunidades.net


Total de visitas: 11410
Batterie HP Compaq 360483-004

Propulsé à la tête de Microsoft il y a cinq mois, Satya Nadella entend bien se démarquer de son prédécesseur, Steve Ballmer, et entame une refonte totale de la stratégie d'entreprise de Microsoft. Dans une lettre publiée le 10 juillet sur le site de Microsoft, le PDG explique à ses employés comment réinventer la culture d'entreprise et à chercher de nouvelles solution pour améliorer leur productivité. Satya Nadella demande à ses équipes de se tenir prêtes à relever les défis d'un environnement d'entreprise qui va évoluer à la vitesse de l'éclair. Un changement de culture signifie que nous ferons les choses différemment, que nous devons tous avoir une nouvelle approche et travailler ensemble. Des traditions vont être remises en cause et nos priorités vont être revues et ajustées, écrit le patron à ses troupes. UNE PRODUCTIVITÉ DÉCUPLÉE EN LIGNE DE MIRE Mais Satya Nadella ne perd pas pour autant de vue les résultats de Microsoft. Le ton est donné. Il invite ses salariés à booster leur productivité. Il faut que chaque personne et chaque organisation sur la planète puisse produire plus, écrit-il. En travaillant plus ? Pas forcément anticipe le PDG, qui propose justement à ses employés d'y réfléchir. Une recommandation qui n'est pas sans rappeler le plaidoyer de Larry Page.

En début de semaine, le patron et co-fondateur de Google, n'avait pas hésité à se poser en chantre du travailler moins pour produire plus. Le nouveau crédo des PDG de la Big Tech ? Deux mastodontes de la tech joignent leurs forces pour séduire les clients professionnels. En effet, Apple et IBM viennent d'annoncer un partenariat pour vendre du hardware estampillé de la marque à la pomme mais équipé d'applications bien spécifiques. IBM doit publier ses comptes du deuxième trimestre dans deux jours. Ces applications seront adaptées aux secteurs de la distribution, de la santé, de la banque, du tourisme, des transports et des télécommunications et seront disponibles cet automne, a précisé IBM. Le Conseil d’État a récemment considéré que le dispositif du CV anonyme voté en 2006 devait désormais être appliqué. Cette décision est en contradiction totale avec l’évolution des comportements au sein d’un monde de l’entreprise désormais lié à l’omniprésence des réseaux sociaux professionnels, qui eux mettent en avant la transparence et la proactivité. Le CV anonyme est un dispositif voté en 2006 dans le but de lutter contre les discriminations à l'embauche dans les entreprises de plus de cinquante salariés. N’ayant jamais fait l'objet de décret d'application, il n’a pas eu l’occasion d’être mis en œuvre. Ceci risque désormais de changer : le Conseil d’État vient en effet de sommer le gouvernement de prendre les dispositions nécessaires à son application. Au-delà de la question cruciale de l’organisation d’une telle démarche au sein des entreprises, cette loi semble dans sa dénomination-même porter en elle une lourde contradiction.

Le terme de CV anonyme semble en effet à première vue un oxymore : le curriculum vitae, ou déroulement de la vie, est par essence lié au parcours d’un individu unique, à sa formation et à ses compétences propres. Le recouvrir du voile faussement pudique de l’anonymat revient en quelque sorte à atrophier la partie la plus représentative de sa raison d’être. UNE BATAILLE SURANNÉE Lorsque le dispositif a été voté en 2006, le réseau social LinkedIn avait trois ans d’existence, et Viadeo, son petit frère français, existait depuis deux ans. Huit ans plus tard, en 2014, LinkedIn a dépassé la barre des 300 millions d’inscrits dans le monde, quand Viadeo a atteint celle des 60 millions. Ces chiffres, dont l’ampleur traduit un phénomène mondial, parlent également d’une évolution dans la manière de chercher un travail pour les candidats, ou de recruter un collaborateur pour les entreprises. En effet, en 2014, un CV est souvent perçu par les recruteurs comme un agglomérat de promesses professionnelles qui n’engagent que ceux qui les écoutent, selon le mot célèbre d’Henri Queuille : il est d’ailleurs de notoriété publique que près d’un tiers des candidats mentent sur leur CV.

Or les réseaux sociaux professionnels apportent une réponse partielle à cette problématique : non seulement ils renseignent sur la façon dont un candidat peut mettre en avant son parcours, sa formation, son expérience, mais aussi sur sa connaissance des enjeux d’Internet, cruciaux s’il en est au 21e siècle ; par le jeu des recommandations écrites et des confirmations de compétences ils apportent également une garantie supplémentaire de la véracité des informations avancées ; enfin, la possibilité qu’a chacun de poster des liens ou des avis sur son domaine d’expertise supposé renseigne également assez vite sur sa maîtrise avérée du sujet qu’il entretient. LE CONSEIL D'ETAT A UNE MECONNAISSANCE DU MONDE DE L'ENTREPRISE S’il répond à une préoccupation légitime de notre société, le dispositif du CV anonyme le fait ainsi en contradiction avec l’évolution de son époque. Là où l’omniprésence d’Internet facilite la prise de contact et la mise en confiance mutuelle via une certaine transparence des compétences et des parcours, ce dispositif vient alourdir un peu plus le processus de recrutement en obligeant à la dissimulation d’informations là où spontanément les candidats de 2014 jouent la carte de la transparence. En décidant la mise en place d’un tel dispositif, les membres du Conseil d’État ne manifestent donc pas seulement leur méconnaissance du monde de l’entreprise et de la façon dont se déroulent concrètement les processus de recrutement : ils traduisent également une déconnexion des enjeux liés au numérique dans le monde du travail actuel. A l’heure où la France compte plus de cinq millions de chômeurs, c’est un signe peu encourageant envoyé à leurs concitoyens. En France, la réduction du temps de travail de 40 à 35 heures alimente le débat politique depuis des années. Les Français sont souvent pointés comment ceux travaillant le moins longtemps en Europe, ou au contraire, encensés comme les champions de la productivité horaire.

Aux Etats-Unis, un tel débat n'est guère audible et rares sont ceux qui défendent ouvertement une réduction du temps de travail hebdomadaire. Cela n'effraie pas Larry Page, co-fondateur de Google. Dans un entretien avec Vinod Khosla, fondateur du fonds d'investissement Khosla venture, aux côtés de Serguei Brin, le PDG de Google a - tranquillement - brisé le tabou, se disant favorable à un meilleur partage des tâches, et donc, à la réduction du temps de travail par salarié. A la question quels emplois seront demain remplacés par des machines, Serguey Brin explique que le phénomène existe déjà depuis un siècle. La plupart des activités humaines ont été remplacées par des machines, rappelle-t-il. Larry Page embraye : si vous réfléchissez vraiment à ce dont vous avez besoin pour être heureux - votre foyer, votre bien-être, saisir les bonnes opportunités pour vos enfants, tout ce que les anthropologues ont identifié - il est moins difficile de se procurer ces choses. La quantité de ressources, de travail, pour remplir ces objectifs, se réduit.

Donc l'idée qu'il faille travailler frénétiquement pour satisfaire ces besoins n'est tout simplement pas vraie. PLAIDOYER POUR LE TEMPS PARTIEL En même temps, les gens ont besoin de faire des choses, de se sentir utiles, désirés, d'avoir des choses productives à faire, ajoute-t-il, et le travail remplit en partie cet office. La solution, selon Page, serait de partager le travail, et de privilégier le temps partiel au temps plein. Au Royaume-Uni, Richard Branson a suivi cette voie : créer deux temps partiels plutôt qu'un temps plein pour que les jeunes diplômés puissent avoir un travail à temps partiel plutôt que pas de travail du tout. En élargissant cette idée, en temps de chômage de masse, on peut réduire le temps de travail. Si je demande à la plupart des gens voudriez-vous une semaine de vacances de plus, 100% lèvera la main et répondra oui. Même chose si je propose une semaine de quatre jours de travail. Les gens aiment leur travail, mais veulent aussi consacrer du temps à leur famille, développer leurs centres d'intérêt.

Cette prise de position du patron de Google a immédiatement déclenché une volée de critiques, de nombreux éditorialistes américains considérant que le fondateur de l'entreprise faisait preuve d'idéalisme et ne connaissait pas la réalité du monde du travail. La R&D prend de plus en plus de place dans l'industrie française ! C'est l'un des enseignements majeurs du classement des 100 premiers sites industriels de France que vient de révéler L'Usine Nouvelle. Dans la liste dressée (en fonction des effectifs), on voit nettement la montée en puissance de la R&D. Le site d'Airbus à Toulouse, première usine de France, comprend dans les 13400 salariés qui travaillent sur ce site un bon nombre d'ingénieurs et techniciens dédiés à la recherche et au développement. Si l'on se concentre sur les établissements ne produisant que de la matière grise, on voit que les centres de design des constructeurs français s'imposent en tête de liste. A priori, nous sommes dans le top 10 des levées de fonds high-tech de ces dix dernières années en Europe, se réjouit Frédéric Mazzella, président et fondateur de Blablacar. Le site français de covoiturage vient de lever un montant record de 100 millions de dollars (73 millions d’euros) auprès du fonds américain Index Venture, qui compte aussi à son portefeuille Criteo, Etsy, Asos ou encore Dropbox.

Les fonds Accel Partners, ISAI et Lead Edge Capital qui soutiennent déjà Blablacar participent aussi à cette levée. Ces 100 millions de dollars serviront un seul objectif : accélérer l’expansion internationale de l’entreprise. Nous allons d’une part poursuivre notre développement en Europe, mais aussi attaquer de nouveaux marchés hors de l’Union, précise Frédéric Mazzella. AUCUNE DIFFICULTÉ À CONVAINCRE LES INVESTISSEURS Pour ce nouveau tour de table, la jeune pousse n’a pas peiné à convaincre. Bien au contraire. Elle a même eu le choix parmi les investisseurs. C’est pareil à chaque levée de fonds, révèle Frédéric Mazzella. Au départ, nous cherchions un peu moins de 100 millions de dollars. Mais au vu de nos ambitions, nous avons obtenu davantage. Depuis 2006, l’entreprise a successivement levé 600 000 euros, puis 1,2 million d’euros, puis 7,5 millions d’euros. En revanche, pour un investissement de 100 millions de dollars, elle n’a eu d’autre choix que de s’adresser hors d’Europe, aux États-Unis.

D’autant que son modèle de développement, s’il est courant outre-Atlantique, reste rare sur le Vieux Continent. L’entreprise a en effet choisi de se développer très vite à l’international, avant même de devenir rentable. Avec un business model classique dans son secteur de l’économie de partage, qui consiste à prélever 10% des transactions entre ses 8 millions de membres, elle a réalisé plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013 (montant exact non précisé) contre 4 millions en 2012, mais pas de bénéfices. Évidemment, avec un tel modèle, tout un écosystème doit soutenir la start-up. Avec des investisseurs qui comprennent le modèle comme Isai, qui nous accompagne depuis le début et qui nous suit encore cette fois-ci, précise Frédéric Mazzella. LA TURQUIE, L’INDE OU LE BRÉSIL Dans une activité comme la nôtre, il y a deux grandes étapes, précise le patron. Il faut d’abord prouver l’attractivité, l’intérêt du service et mettre en place le business model. Nous l’avons fait. Pour la deuxième étape, il y a deux options : soit rechercher la rentabilité, soit développer les opportunités à l’international, et voir après pour la rentabilité. Nous avons choisi la seconde. Et cela réussit plutôt bien. En Allemagne, rare pays où existe un concurrent historique, Blablacar a séduit plus d’un million d’abonnés en un peu plus d’un an.

  1. http://dovendosi.blogpage.eu/
  2. http://dovendosi.cafeblog.hu/
  3. http://en.donkr.com/blog/dovendosi