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Après plusieurs années de rumeurs, Amazon a fini par craquer et a dévoilé son propre smartphone le 18 juin. Le Fire est - sans surprise - conçu pour que son propriétaire consomme, si possible sans compter, livres, musique, jeux, chaussures, produits alimentaires, chez le géant du e-commerce. Noir, rectangulaire, plat, sous Android (certes très personnalisé), le mobile d’Amazon ressemble à de nombreux autres modèles du marché. Si ce n’est qu’il propose des images en 3D et une interface de navigation gestuelle. Mais surtout, les cinq capteurs qui servent à cette dernière, permettent au Fire de reconnaitre n’importe quel objet ou film ou vidéo dès qu’il les voit, ou n’importe quel morceau de musique dès qu’il l’entend. Une sorte de Shazam universel. Ne reste ensuite plus qu’à acheter ! Le tout grâce à une touche unique, accessible même quand le mobile et verrouillé ! L’achat dans Amazon au bout du pouce. Le Fire offre une image en 3D, une interface gestuelle, et déroule donc le tapis rouge vers les magasins Amazon. PAYER POUR AVOIR LE DROIT D'ACHETER Reste à savoir si les consommateurs (puisque c’est bien d’eux dont il s’agit) investiront 200 dollars avec abonnement (chez AT&T aux USA, uniquement, pour l’instant) voire 600 dollars en version nue ! Un peu cher pour une passerelle d’achat vers les boutiques d’Amazon…

Bien sûr, le Californien est coutumier du fait. Ses tablettes Kindle, et Kindle Fire, sont des succès indéniables. Mais parce qu’elles sont à des prix défiant toute concurrence et qu’elles sont destinées à des usages bien spécifiques. Le Kindle est une liseuse bien en dessous de 100$ dont la qualité de lecture n’existe pas sur les tablettes généralistes. Même constat pour les Kindle Fire pour la vidéo et les jeux. AMAZON GAGNERAIT À PROPOSER SON APP SUR IOS ET TOUS LES ANDROID Trop cher, donc, le Fire. Mais le smartphone arrive aussi un peu tard sur le marché. Aujourd’hui, les consommateurs sont habitués à manier les apps dans leurs magasins préférés, à comparer les prix et acheter en ligne - pourquoi pas chez Amazon -, même quand ils sont en magasin. Qui plus est, la concurrence "brick-and-mortar" (les points de vente physiques traditionnels), comme Walmart, pense aujourd’hui en termes d’expérience d’achat continu, entre virtuel et réel. Et nul besoin pour cela que l’internaute investisse dans un smartphone spécifique. En revanche, Amazon gagnerait sans nul doute à proposer - ce qui n’est pas le cas aujourd’hui - dans les magasins d’apps de Google et d’Apple, son app Firefly. Celle-là même qui permet de reconnaitre les produits et de les acheter en un clic. Même si les smartphones du marché n’ont en général qu’un capteur photo, le scan de code barre serait tout à fait suffisant dans un premier temps. Alors, Amazon serait-il en train de rater un pivot ? Gageons plutôt qu’il tâte le terrain avec ce smartphone d’un nouveau genre, comme il en a les moyens. Et après tout, alors que Google, et même Facebook, s’essaient de plus en plus au hardware, la firme de Jeff Bezos a été l'une des premières du numérique logiciel à sauter dans ce grand bain. Bouygues Telecom a annoncé, le 17 juin, le lancement de la 4G+ LTE Advanced. L'opérateur promet des débits jusqu’à deux fois plus rapides qu’en 4G.

De son côté, Samsung a confirmé qu'il commercialisera son Galaxy S5 Broadband LTE-A, le seul téléphone à supporter le nouveau réseau. Bouygues Telecom et Samsung façonnent la future offre mobile 4G+ LTE Advanced (ou LTE-A). A un jour d'écart, l'opérateur français et l'équipementier coréen ont tous deux procédé à des annonces sur ce réseau présenté comme une amélioration de la norme actuelle 4G LTE. Prenant de court ses concurrents, comme Orange, Bouygues Telecom a annoncé le lancement commercial immédiat de la 4G+ en France, dans les villes de Lyon, Bordeaux, Grenoble, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Malakoff et Rosny-sous-Bois dans un communiqué publié le 17 juin. UN GALAXY S5 ADAPTÉ À LA 4G+ MAIS TRÈS HAUT DE GAMME Avec la 4G+, l'opérateur promet "des débits jusqu’à deux fois plus rapides qu'en 4G" (plus de 220 mégabits par seconde). Une offre disponible dès le 1er juillet pour les professionnels et le grand public via des hotspots. Les premiers smartphones compatibles 4G+ seront, eux, disponibles à la rentrée 2014. Dans son communiqué, Bouygues Telecom ne se risque pas à annoncer quel équipementier proposera ces terminaux. Mais le 18 juin, le géant coréen Samsung procède lui aussi à une annonce phare : le fabricant commercialisera une nouvelle mouture de son dernier vaisseau-amiral, le smartphone Galaxy S5, spécialement adaptée à la LTE-A.

Pour l'instant disponible uniquement en Corée du sud, le S5 Broadband LTE-A s'affiche comme un téléphone très haut de gamme avec un écran supportant désormais une résolution Quad HD de 2560 x 1440 et une densité de 576 PPI. Nicolas..." /> Le 15 octobre 2013 Nicolas Colin, attaquait les faiblesses de l'innovation des taxis G7 dans une tribune intitulée "Les Fossoyeurs de l’innovation" et publiée sur le blog l'Âge de la multitude qu'il tient avec Henri Verdier. Nicolas Rousselet, le patron des taxis G7, qui met en relation des clients et plus de 6 500 chauffeurs de taxis affiliés, a porté plainte contre X pour diffamation. Nicolas Colin a répliqué sur le même blog : sa nouvelle chronique souligne plus largement l'importance de l'innovation et de la révolution numérique pour la survie économique de notre pays. L’Usine Digitale a interviewé le fondateur de l’incubateur de start-up The Family et de deux sociétés numériques, 1x1connect et Stand Alone Media, pour comprendre comment les entreprises traditionnelles peuvent se saisir de ces enjeux.

L'Usine Digitale - Uber, l’entreprise de véhicule de transport avec chauffeur (VTC) qui permet de commander une voiture via une application mobile, déstabilise G7. Pensez-vous que G7 est condamnée à péricliter, faute d’innovation ? Nicolas Colin - Pas du tout. G7 a deux atouts de taille qui, bien exploités, pourraient lui permettre de rester leader sur son marché : sa marque forte est bien connue de la clientèle et les taxis avec lesquels elle travaille sont nombreux et lui font confiance. Innover, faire vivre des expériences nouvelles aux clients et aux chauffeurs est bien plus facile pour elle que pour un nouvel entrant. Comment Uber est-il parvenu à capter si vite une clientèle importante ? L’américain bénéficie d’une solide expérience de la conquête d’un marché : il s’est d’abord développé à San Francisco, puis dans plusieurs villes des Etats-Unis, avant de s’attaquer à l’étranger. La start-up est fortement capitalisée et bénéficie donc d’une force de frappe importante : elle peut offrir à ses clients un service digne du "club affaire" de G7, avec voiture noire aux vitres teintées, chauffeur qui vous ouvre la porte, mais pour moins cher. Son application est très facile à utiliser. Développer un tel système est un véritable métier, qui demande un travail d’amélioration permanente.

Comment les PME-ETI qui travaillent dans des secteurs traditionnels peuvent-elles faire face à des acteurs conquérants, issus de l’univers du numérique ? Elles peuvent mettre des plates-formes logicielles à disposition des start-up, pour qu’elles y proposent des applications numériques. Les entreprises bénéficient ainsi des idées neuves des jeunes pousses, et les start-up gagnent, en cas de succès, un client important. Elles peuvent aussi racheter de jeunes pousses qui n’ont pas encore trouvé leur marché, pour mettre la main sur des entrepreneurs de talent. Cette stratégie de "aqui-hire" (acquisition pour l’embauche), permet aux compagnies d’instiller une culture de l’innovation dans leur structure. Pour y parvenir, il suffirait que G7, par exemple, rachète entre 3 et 5 start-up. En saturant son organisation avec une dizaine d’entrepreneurs, la société se reconcentrerait sur la qualité du service à l’utilisateur, essentielle dans le monde numérique. Certaines PME en France ont-elles mis en place ce type de stratégie avec succès ? Pas à ma connaissance : l’univers des start-up et celui des PME-ETI fonctionnent aujourd’hui en vases clos. Même dans les grands groupes hexagonaux du CAC 40, les jeunes pousses restent à la marge de l’organisation, reléguées dans les "labs" et les directions de l’innovation.

Les entrepreneurs n’accèdent pas à des postes clefs, au cœur des entreprises. Or, les start-up qui sont rachetées dans le cadre d’un "aqui-hire" n’ont pas trouvé leur marché. Elles n’ont pas de clients. Ce n'est pas pour autant que l'entrepreneur est mauvais. Les entreprises deraient faire confiance à leur créativité en leur confiant des postes d'innovation au sein de leur structure. Entre cela et voir mourir leur entreprise, peu d'entre eux hésiteront. C'est ainsi que cela se passe aux Etats-Unis ? Google, Facebook... Les géants de la tech ne parviennent plus à recruter suffisamment de développeurs et de personnel capable d’innover. Ils utilisent de plus en plus la stratégie du "aqui-hire" pour trouver les profils qui les intéressent. Mais ils ne sont pas les seuls : le numéro un de la distribution aux Etats-Unis, Walmart, a pris conscience il y a quelques années de la menace que représentait Amazon pour son business. Le groupe a réagi en intégrant des dizaines de start-up dans sa structure, pour transformer sa culture d’entreprise. Les entrepreneurs embauchés ont gravi les échelons de la hiérarchie. Ils testent de nouvelles stratégies, de nouveaux produits, diversifient l’activité du groupe comme pourrait le faire une start-up. En collectant les données en direct auprès des clients, la compagnie peut savoir rapidement si ces innovations séduisent ou non le public et s’adapter.

Cette stratégie a eu de bons résultats : Walmart est aujourd’hui considéré comme l’un des concurrents les plus sérieux d’Amazon. Selon vous, tous les secteurs n'ont pas encore fait leur mutation numérique et il est possible que des sociétés françaises deviennent des leaders mondiaux sur ces marchés, en basculant de façon habile dans le digital. Comment ? Il leur faut des capitaux ! Dans ces marchés où la place est encore à prendre, le basculement au numérique est plus difficile à opérer que dans la publicité ou la communication, par exemple. Pour passer au digital, il faut faire des investissements lourds. Le leader de la distribution en ligne qu’est aujourd’hui Amazon a brûlé, entre sa création en 1997 et 2003, année où il est devenu rentable, plus de 3 milliards d’euros. Sans la confiance des investisseurs, prêt à risquer cette somme colossale, le groupe ne serait jamais devenu le leader qu’il est. Dans l’industrie lourde ou le BTP, les investissements doivent être plus importants encore. Pour que les sociétés trouvent ces capitaux, il faut fluidifier et développer le marché du capital risque en France. Quelles politiques l’Etat peut-il mettre en place pour stimuler le financement des start-up de ces secteurs à faire muter ? Pour pousser les Français à investir dans les start-up, le gouvernement pourrait, par exemple, resserrer les incitations aux placements dans l’immobilier. Les structures étatiques, comme la Banque publique d’investissement, pourraient investir des montants plus importants dans de jeunes pousses. Les hommes politiques devraient aussi pousser les patrons des grands comptes à miser plus sur les entreprises à peine sorties de terre.

Cela rendrait le marché plus liquide et permettrait aux start-up de changer facilement de mains. Pour booster leur développement, les politiques doivent cesser de se mettre constamment en travers de l’innovation. Ces derniers mois, les pouvoirs publics sont intervenus en faveur de la presse, lorsque les médias se sont opposés à la diffusion gratuite de leurs articles par Google. Les politiques ont aussi tranché en faveur des libraires, en empêchant Amazon de livrer gratuitement ses clients... La France est pro-innovation... tant qu’il n’y a pas de casse. Mais rien ne dit que le Google de demain dans le secteur du bâtiment, par exemple, sera Vinci ou Bouygues. Dès qu’un leader actuel vacille, l’Etat vient à sa rescousse : les Français ne sont pas prêts à jeter la proie pour l’ombre, mais il n’y a qu’en prenant ce genre de risques que l’on peut innover, créer de nouveaux leaders. Mais aux Etats-Unis également, l’Etat se met en travers du chemin des start-up innovantes. Airbnb, par exemple, a eu des démêlés avec la justice.

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