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Batterie HP EV06

Pour le reste, on retrouve du Wi-Fi 802.11 n, du Bluetooth 4.0, un appareil photo 12 mégapixels avec flash et autofocus, des haut-parleurs stéréo et une batterie de 7 280 mAh (9 000 mAh pour la Nexus 10 pour comparaison, 7 000 pour la Galaxy Note 10.1). Canonical n’annonce par contre aucune autonomie indicative. Les dimensions de l’appareil sont de 246 x 171 x 8.2 mm, pour un poids de 470 grammes.Ces caractéristiques sont en fait exactement les mêmes qu’une autre tablette proposée par BQ, l’Aquaris M10 classique avec Android 5.1, annoncée en octobre dernier. Il ne s'agit donc pas d'un appareil estampillé Canonical ou qui aurait été le fruit d'un long labeur de conception spécifique.

Cependant, BQ est un partenaire régulier de Canonical et a déjà produit par exemple un smartphone sous Ubuntu, là encore adapté d'un appareil Android existant.Cela étant, le point important ici n’est pas le matériel, mais bien le logiciel. Canonical se dirige à marche forcée vers une convergence totale, ce qui signifie idéalement des applications capables de fonctionner partout de la même manière, et quelle que soit la taille de l’écran. Pour y parvenir, on sait par exemple que Microsoft possède une plateforme universelle de développement. Chez Canonical, c’est la même chose : les développeurs ont à disposition l’Ubuntu SDK, qui permet la création d’application s’adaptant au contexte et à la taille de l’écran.

Ce qui n’empêche pas la tablette de proposer un Ubuntu classique et donc de pouvoir faire tourner les logiciels habituels. Canonical ne le précise pas dans son annonce, mais la tablette, qui n’arrivera pas avant le deuxième trimestre, est très probablement prévue pour être accompagnée d’Ubuntu 16.04. Il s'agit d'une mouture LTS (Long Term Support), avec un support de cinq ans au lieu des neuf mois habituels.

Si l’on n’a donc pas encore de date précise de disponibilité, on ne connait pas non plus le prix. Si l’on se base sur la variante classique de l’Aquaris M10 sous Android, le tarif devrait être autour des 279 euros, à moins évidemment que Canonical ne demande un prix plus élevé pour alimenter ses caisses. Les intéressés peuvent se rendre sur le site officiel pour s'inscrire et être avertis de la disponibilité de l'appareil.

On notera enfin que le communiqué de presse comporte une information intéressante. Nous avions souligné en fin d’année dernière que Canonical était mal parti pour atteindre son objectif de 200 millions d’appareils sous Ubuntu d’ici la fin 2015. La société a indiqué hier soir que son système était en fait installé sur plus de 30 millions de PC.

Le chiffre ne tient pas compte des appareils mobiles ni des serveurs, mais il est probable que le score soit encore assez éloigné de ce qui était envisagé. Il n’est cependant pas trop tard pour remplir cet objectif, à charge aux smartphones et tablettes Ubuntu de toucher leur public.30 000 éléphants d’Afrique sont massacrés chaque année. Notre reporter a caché des GPS dans de fausses défenses afin de suivre les filières d’un trafic très meurtrier.

George Dante a beau être l’un des taxidermistes les plus réputés du monde – c’est lui qui a naturalisé la dernière tortue des Galápagos de l’île Pinta, lui que le Muséum américain d’histoire naturelle a appelé pour une vaste rénovation –, il n’a jamais fait ce que je lui demande de faire. Personne ne l’a fait.Je veux qu’il réalise des défenses d’éléphant artificielles ayant l’aspect et la consistance de vraies. Et je veux qu’il y insère un dispositif de suivi par satellite et GPS conçu sur mesure. Dans l’univers du crime, l’ivoire sert de monnaie d’échange. En un sens, je demande à George Dante d’imprimer des faux billets traçables.

> À découvrir : notre vidéo sur la conception des fausses défenses d’éléphant Avec ces défenses, je pisterai ceux qui tuent les éléphants. Je découvrirai les routes, les ports qu’emprunte le butin, les navires, les villes, les pays par lesquels il transite. Et où il finit. Des défenses artificielles abandonnées à dessein dans le centre de l’Afrique se dirigeront-elles vers l’ouest ? vers l’est ? Emprunteront-elles un bateau pour l’Asie ? ou un avion ? Ou bien partiront- elles vers le nord – la route de l’ivoire la plus dangereuse ? Seront-elles découvertes ?

Pour tester l’ivoire, les trafiquants gratteront la défense avec un couteau ou essaieront de la brûler au briquet. Or une défense est une dent.Elle ne fond pas. Mes défenses artificielles devront se comporter comme de l’ivoire. « Et je dois trouver un moyen de rendre ce brillant, observe Dante, évoquant l’éclat d’une défense d’éléphant parfaitement propre.— J’ai aussi besoin de lignes de Schreger, George », dis-je. Ce sont les stries visibles sur la tranche d’une défense sciée, tels les cercles de croissance d’un tronc d’arbre.

L’éléphant africain est menacé de toutes parts. Une classe moyenne chinoise en pleine expansion avec un goût insatiable pour l’ivoire, la pauvreté qui accable l’Afrique, des forces de l’ordre faibles et corrompues : toutes les conditions d’une catastrophe sont réunies. 30 000 éléphants d’Afrique sont massacrés chaque année.

Cimetière d’éléphants -Des braconniers issus de la rébellion de la Séléka ont massacré vingt-six pachydermes au point d’eau de Dzanga Bai (RCA), en mai 2013. © Brent Stirton
La plus grande partie de l’ivoire clandestin part pour la Chine, où une paire de baguettes en ivoire peut rapporter plus de 1 000 dollars (900 euros). Des défenses sculptées sont vendues des centaines de milliers de dollars pièce. L’Afrique orientale est l’épicentre de l’essentiel de ce braconnage. En juin, la Tanzanie a annoncé avoir perdu en cinq ans 60 % de ses éléphants, passés de 110 000 à moins de 44 000. Au Mozambique voisin, le chiffre est de 48 % sur la même période. Les habitants de la région (dont des villageois et des gardes forestiers) tuent des pachydermes pour gagner un peu d’argent, les peines encourues étant souvent dérisoires.

En Afrique centrale, un phénomène encore plus sinistre a lieu. Des milices et des groupes terroristes financés en partie par l’ivoire braconnent souvent hors de leur pays d’origine – quand ils ne se cachent pas dans les parcs nationaux. Ils rançonnent des villages, réduisent leurs habitants en esclavage et tuent les gardes qui se mettent en travers de leur chemin.

Soudan du Sud, République centrafricaine, République démocratique du Congo (RDC), Soudan, Tchad : ces cinq nations parmi les moins stables du monde abritent des groupes passant d’un pays à l’autre pour tuer des éléphants. Et, encore et toujours, la trace des auteurs des pires massacres mène bien souvent au Soudan. Il n’y a plus un seul éléphant dans le pays, mais il sert de sanctuaire à des braconniers-terroristes étrangers, aux Janjaouid (miliciens du Darfour) et à d’autres pillards-massacreurs soudanais.

Les gardes des parcs sont souvent les seuls à leur faire face. Mal équipés, affrontant un ennemi supérieur en nombre, ils mènent sur la ligne de front une bataille qui nous concerne tous.Le parc national de la Garamba, dans le nordest de la RDC, à la frontière avec le Soudan du Sud, est classé au patrimoine mondial. Il est célèbre pour ses éléphants et son étendue de forêt vierge. Mais, quand je demande à des enfants et à des anciens de Kpaika, un village à environ 50 km à l’ouest du parc, combien d’entre eux l’ont visité, nul ne lève la main. Alors je pose une autre question : « Combien d’entre vous ont été kidnappés par l’ARS ? » Et je comprends.

Le père Ernest Sugule, le prêtre du village, me dit que nombre d’enfants de sa paroisse ont vu des membres de leur famille se faire tuer par l’Armée de résistance du Seigneur (ARS). Ce groupe rebelle ougandais est dirigé par Joseph Kony, l’un des terroristes africains les plus recherchés. Lucienne Lanziwa a reçu une allocation quand l’ARS a tué son mari. Désormais les veuves de gardes touchent six ans de leur salaire. © Brent Stirton
Sugule a fondé un organisme d’aide aux victimes de l’ARS. « J’ai rencontré plus d’un millier d’enfants enrôlés de force. Ils sont enlevés très jeunes et obligés de faire des choses horribles. Beaucoup sont très, très traumatisés quand ils reviennent. » Ils souffrent de cauchemars, de flash-back, ajoute Sugule, et les membres de leur famille craignent qu’ils ne soient devenus des diables ou qu’ils ne les tuent pendant la nuit. Quant aux filles, comme on pense qu’elles ont été violées, il leur est très difficile de trouver un mari.

Les villageois désignent parfois les enfants qui finissent par échapper à l’ARS de la même façon que les hommes de Kony : ARS tongo tongo – « les coupe-coupe de l’ARS ». Une allusion, m’explique Sugule, aux cruautés auxquelles les miliciens se livrent avec leurs machettes.

La mission avouée de Kony est de renverser le gouvernement ougandais au profit des Acholi (une ethnie du nord de l’Ouganda) et de diriger le pays selon sa vision des Dix Commandements. Depuis les années 1980, les soldats de Kony, qui ont d’abord sévi en Ouganda, auraient tué des dizaines de milliers de gens. Ils tranchent lèvres et oreilles. Ils coupent les seins des femmes et les violent, ainsi que les enfants. Ils amputent les pieds des hommes surpris à bicyclette. Ils enlèvent de jeunes garçons pour créer une armée d’enfants-soldats qui se transformeront eux-mêmes en tueurs.

Margaret Acino avait 23 ans, était enceinte et travaillait aux champs, près de Gulu (Ouganda), quand un chef de l’ARS a ordonné à ses enfants-soldats de lui trancher les lèvres, les oreilles et le nez. Elle a subi sept opérations et dit avoir pardonné. © Brent StirtonEn 1994, Kony quitta l’Ouganda et entra dans la clandestinité avec ses troupes. D’abord au Soudan, alors en pleine guerre civile. Kony offrit ses services au gouvernement du Nord pour lutter contre les rebelles du Sud. Pendant dix ans, Khartoum lui fournit vivres, médicaments et armes (fusils automatiques, canons antiaériens, mortiers…). Il figure depuis 2008 sur la liste mondiale des terroristes les plus recherchés par les États-Unis, et l’Union africaine a classé l’ARS parmi les organisations terroristes.

L’accord de paix de 2005 entre le Nord et le Sud du Soudan priva Kony de ses soutiens. En mars 2006, il s’enfuit en RDC et s’installa dans le parc de la Garamba, où 4 000 éléphants étaient recensés. Kony affirma alors qu’il voulait signer la paix avec l’Ouganda. Tandis que ses émissaires négociaient, il vivait avec ses soldats en toute impunité au sein et aux abords du parc, protégé par un accord de cessez-le-feu, et ses hommes passaient en Centrafrique, enlevant des centaines d’enfants et de femmes transformées en esclaves sexuelles et ramenées dans le parc.

Le père Sugule me présente trois jeunes filles récemment enlevées par l’ARS. Geli Oh, 16 ans, a passé deux années et demie terribles avec l’armée de Kony. Elle dit avoir vu beaucoup d’éléphants dans la Garamba, là où l’ARS l’a emmenée. « Ils disent que plus ils tuent d’éléphants, plus ils auront d’ivoire. »

Après un maximum de 2 700 combattants, l’ARS ne compterait plus qu’un noyau dur de 150 à 250 guerriers. Les meurtres de civils ont diminué en proportion – de 1 252 en 2009 à 13 en 2014 –, mais les enrôlements forcés sont repartis à la hausse. Village après village, j’ai rencontré des victimes de Kony racontant avoir été nourris de viande d’éléphants et comment, juste après avoir tué ces derniers, les miliciens faisaient disparaître l’ivoire. Oui, mais où ?

Pour suivre mes défenses artificielles depuis la forêt jusqu’à leur destination finale, j’ai besoin d’un dispositif capable de transmettre des localisations précises sans zone aveugle. Il doit être résistant, et assez petit pour être incrusté dans les blocs de résine et de plomb des défenses artificielles. L’homme de la situation est Quintin Kermeen, 51 ans, de Californie. Il a fabriqué des colliers et des traceurs GPS pour des ours à lunettes des Andes, des condors de Californie, des diables de Tasmanie, des pythons birmans.

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