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Les développeurs et autres professionnels du numérique en ont en effet besoin pour mettre au point de nouveaux services en lien avec le véhicule. PSA organise en ce moment un concours avec une trentaine de start-up. Chacune a jusqu’à la fin de l’été pour développer des applications pour la voiture, par exemple une application pour trouver une place. PSA leur fournit alors les données nécessaires tirées des véhicules, selon leurs demandes spécifiques. Il faut simplifier l’accès aux données pour les développeurs expose Jean-Pierre Dumoulin. Mais simplifier ne veut pas dire tout se permettre : la confidentialité et la sécurité sont deux valeurs intangibles selon PSA. Mettre en open data certaines données est une possibilité, propose Brigitte Courtehoux. Mais nos clients doivent pouvoir à tout moment demander la confidentialité des données. Le débat autour des données est aujourd’hui un axe stratégique pour les constructeurs, face aux grands acteurs globaux spécialistes du traitement de données. Nous n’avons pas envie de voir les données de nos véhicules et de nos clients vendus à des tiers par des grands du numérique rappelle Brigitte Courtehoux. Cette injonction demande alors une nouvelle révolution de l’industrie automobile vers le service, un aspect assez éloigné des préoccupations des constructeurs.

5. MISER TOUT SUR LES SERVICES Un véhicule est en effet un objet connecté qui récolte des données sur son fonctionnement mais aussi sur son environnement. Nous devons être présents là où nous pouvons apporter une valeur complémentaire explique la patronne du département véhicule connecté. PSA pourrait ainsi utiliser les données du véhicule pour prévenir le conducteur d’un passage nécessaire au garage. Le groupe pourrait aller plus loin et par exemple s’associer avec un service de météo ultra locale. Les véhicules serviraient alors de mini-station météo pour informer les conducteurs mais aussi pourquoi pas tous les utilisateurs de l’appli de météo locale ou les sociétés d’autoroutes. PSA a lancé un challenge interne le Data Odyssey, pour demander aux collaborateurs comment utiliser les données récoltées par les véhicules ajoute Gaël Colin, ingénieur chez PSA. Toutes ces réflexions amènent un constat que PSA commence à prendre en compte. L’évolution de la société avec le digital pousse de la vente unique de la voiture à une transformation du business-model industriel résume Jean-Pierre Dumoulin. Le constructeur doit demain voir le conducteur comme faisant partie d’une communauté, et pas simplement comme un client unique, coupé de son univers ajoute Gaël Colin. L’enjeu, c’est aujourd’hui la mobilité et non plus simplement l’automobile.

Malgré l'enthousiasme qu'a pu générer l'annonce d'une application capable de contrôler les Glass de Google par la pensée, les limitations et contraintes de l'application sont encore nombreuses. Elle nécessite de porter en plus des Google Glass, le casque Mindwave Mobile, un capteur d'ondes cérébrales fabriqué par NeuroSky. Disponible à l'achat pour 80 dollars (environ 58 euros) - une somme dérisoire face aux 1500 euros des Google Glass - le port du casque et des lunettes de réalité augmentée ne semble pas très pratique. Par ailleurs, l'application MindRDR, la première à proposer un contrôle des Google Glass par la pensée, n'est pas approuvée par Google pour l'instant. Mais elle est disponible gratuitement et en mode open-source afin d'encourager la communauté à la développer et l'améliorer, rapporte le site spécialisé Techcrunch. COMMENT ÇA MARCHE? Le casque de Neurosky mesure l'activité électrique des ondes cérébrales, notamment celles liées à la capacité de concentration et à l'attention. L'application traduit ensuite cette analyse sur l'écran des Google Glass, par une ligne blanche horizontale sur laquelle l'utilisateur doit se concentrer. Par une concentration suffisamment forte, il peut ainsi faire monter la ligne blanche et ordonner aux lunettes de prendre une photo.

En se concentrant un peu plus, il peut commander le partage de cette photos sur les réseaux sociaux. L'application vient d'être développée et ses fonctionnalités sont donc encore très limitées, comme le souligne la start-up, mais c'est la première du genre. Elle analyse également le degré d'attention pendant chaque utilisation et donne un score et une évaluation à l'utilisateur, sur sa capacité de concentration et même son état de stress. QUELLE VIABILITÉ ? Selon le Time, les développeurs de l'application envisagent des applications médicales dans le futur, pour permettre à des personnes gravement paralysées de communiquer sans parler. Will Oremus de Slate semble sceptique quant à la réelle efficacité de l'application. Selon lui, la technologie du casque-capteur de Neurosky est limitée, et peut au mieux mesurer des signaux en surface du cerveau, mais certainement pas différencier les intentions de l'utilisateur. Ce qui limite considérablement les applications potentielles d'un tel service. L'éditeur de logiciels de conception et fabrication assistée par ordinateur, Dassault Systèmes, a vu son chiffre d'affaires progresser de 15% à 570,1 millions d'euros à taux de change constants et son bénéfice net par action (bnpa) augmenter de 2% à 0,85 euro, en données non-IFRS. En données IFRS, le chiffre d'affaires affiche une hausse de 7% tandis que le bnpa accuse un recul de 19%.

Le groupe a confirmé ses objectifs annuels, actualisés avec l'acquisition de l'allemand Simpack annoncée le 11 juillet. Le chiffre d'affaires est désormais prévu en hausse de 14 à 15% à taux de change constants et le bénéfice par action à environ 3,50 euros, en données non-IFRS. Les assureurs s'intéressent de près aux données générées par les objets connectés… les chercheurs aussi. L'EREN (Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle ), qui rassemble des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra, du Cnam et l'université Paris 13 autour de l'étude NutriNet Santé, vient de signer un partenariat avec le fabricant français d'objets connectés Withings. Les utilisateurs de la balance connectée, du tensiomètre et de l'enregistreur d'activité physique de la marque seront invités à former une sous-cohorte, aux côtés de la cohorte de nutrinautes participant à l'étude, en acceptant de verser leurs données de vie (comme le poids, la tension artérielle, le sommeil, l'activité physique), générées automatiquement par l'utilisation des objets au quotidien.

Ces données objectives mises à jour en temps réel s'ajouteront aux données déclaratives ponctuelles fournies par les 268 000 participants actifs. DÉMARCHE VOLONTAIRE C'est un échange de bons procédés : les chercheurs, qui étudient le lien entre nutrition et santé, espèrent récolter un nouveau type de données plus précises, tandis que Withings entend démontrer que ses objets contribuent à améliorer la santé et le bien-être de leurs utilisateurs, un argument commercial de poids. Withings insiste sur le fait que le partage de données ne pourra se faire qu' à l'initiative des utilisateurs et avec leur consentement explicite pour éviter toute exploitation non désirée de données personnelles. ACTUS REUTERS Microsoft a publié le 23 juillet un chiffre d'affaires en hausse plus forte que prévu pour son quatrième trimestre clos le 30 juin, mais un bénéfice en baisse de 7%, notamment du fait de l'intégration des activités téléphones mobiles de Nokia. Le numéro un mondial des logiciels Microsoft a fait état d'un bénéfice de 4,61 milliards de dollars entre avril et juin, soit 55 cents par action, contre 4,96 milliards, soit 59 cents par action, un an auparavant, un repli partiellement lié aux coûts d'intégration des activités de Nokia acquises fin avril. Les analystes financiers prévoyaient un BPA un peu plus élevé, de 60 cents, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Mais son chiffre d'affaires a progressé de 17% à 23,38 milliards de dollars, une performance supérieure au consensus qui était à 23 milliards, essentiellement grâce aux ventes additionnelles tirées de l'acquisition de la division de Nokia. Dans les transactions après-Bourse, le titre Microsoft était stable, après avoir touché un pic de 14 ans cette semaine. Ces résultats sont suffisamment bons pour Wall Street et c'est une nouveau pas dans la bonne direction, estime Daniel Ives, analyste chez FBR Capital Markets. (Le coût de l'intégration de) Nokia a été un peu plus que ce que Wall Street attendait mais cela n'est pas tout à fait surprenant (...). RESTRUCTURATION EN COURS Microsoft a engagé un processus de réduction massive des effectifs de Nokia, fermant des usines et supprimant environ la moitié de ses 25.000 emplois, en vue de limiter ses coûts et se recentrer sur l'informatique dématérialisée (cloud computing) dans le cadre d'un plan annoncé par le nouveau directeur général Satya Nadella la semaine dernière. Microsoft peut se satisfaire de différents résultats validant sa stratégie axée sur le cloud.Nos actions énergiques dans le cloud payent : Nos services commerciaux de cloud ont encore doublé cette année à 4,4 milliards de dollars, s'aest réjoui Satya Nadella dans un communiqué.

La version dématérialisée d'Office, notamment sur abonnement, est un grand succès avec 1 million d'utilisateurs de plus sur ce seul trimestre. Les revenus du moteur de recherche Bing ont également augmenté de 40% sur le trimestre. Samsung Electronics, Intel et Dell ont formé un consortium pour définir des standards communs à tous les objets et appareils connectés pour la maison, le deuxième après celui soutenu notamment par Qualcomm, Microsoft et LG Electronics. Quelques jours après Microsoft, Qualcomm et LG, au tour de trois autres acteurs majeurs - Samsung, dell et Intel - de former une alliance autour des objets connectés. La naissance de l'Open Interconnect Consortium pourrait donner naissance à une guerre des standards avec l'AllSeen Alliance soutenue par Qualcomm dans le domaine de l'internet des objets, à l'image de ce qui s'est passé avec les lecteurs de cassettes vidéo. Les fabricants commercialisent de plus en plus de systèmes d'alarme, de téléviseurs et d'interrupteurs électriques connectés à internet mais ces terminaux sont souvent incompatibles les uns avec les autres.

Pour vérifier cela, des études ont pris en compte des indicateurs sophistiqués, issus du Survey of Manufacturing Technologies, concernant dix-sept technologies numériques avancées. Le constat ne varie pas : par rapport aux mesures traditionnelles, on n'observe aucun gain différentiel de productivité dans ces secteurs au début des années 2000. Pour les semi-conducteurs, on invoque de possibles baisses de performances ou des progrès en qualité mal pris en compte dans les prix. D'autres recherches tournées vers le futur indiquent que la technologie 3D favorisera la venue d'importants gains de productivité. PLUS DE DÉPENSES EN CONSEIL QU'EN HARDWARE Une technologie s'inscrit toujours dans une organisation. Les systèmes informatiques sont complexes et exigent pour fonctionner des dépenses de maintenance et de support technique. Un rapport de Gartner Group publié en 1999 indiquait déjà que pour chaque dollar dépensé en hardware, les firmes américaines engageaient 2,3 dollars en conseil, mise au point, entretien des serveurs et sécurité informatique.

Ces dépenses ont augmenté avec la complexité technique des matériels : robots, lasers, systèmes de véhicule à guidage automatique. A ces coûts techniques s'ajoutent des coûts d'organisation de productions fragmentées et dispersées géographiquement. Si les TIC ont abaissé les coûts de transfert des connaissances et des savoir-faire, le fonctionnement des processus productifs exige, selon l'économiqte Richard Baldwin, des dépenses accrues de travail technique et de gestion, pour permettre les interactions en face à face et coordonner les différents segments. Certes les TIC sont créateurs de gains de productivité, mais tout se passe comme si une partie desdits gains était captée à la source, confisqués au moment d'être obtenus. TENSIONS ORGANISATIONELLES Les TIC sont aussi à l’origine de tensions organisationnelles qui peuvent être préjudiciables à la productivité. D'un côté, les technologies d'information (les progiciels de gestion intégrée par exemple) abaissent les coûts d'accès à l'information et son partage, favorisant de ce fait la décentralisation en faveur d'unités locales et l'enrichissement des taches. De l'autre, les technologies de communication, comme l'intranet, réduisent l'autonomie de décision des salariés et des managers en renforçant la centralisation.

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