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Le but : s'implanter là où le marché n'est pas encore saturé. La plate-forme Android One de Google semble d'ailleurs faire écho à l'initiative de Facebook Internet.org, lancée en partenariat avec Nokia, Ericsson et Samsung. Ce projet vise notamment à améliorer les composants des téléphones et des réseaux et développer des smartphones à bas coût. Par ailleurs, Google a montré sa vision à long terme en investissant dans les ballons avec son Projet Loon, et en rachetant le fabricant de drones Titan Aerospace, afin d'amener internet à des régions reculées du monde. L'empire Android n'a pas fini de s'étendre. L'aéronautique bénéficie depuis 20 ans des progrès de l'électronique grand public qu'elle a adoptée, réduisant par la même des coûts de développement élevé de processeurs spécifique. Le secteur fait face aujourd'hui à un problème : les puces qui font tourner les iPhone et autres devices ont des durées de vie réduites, incompatibles avec les besoins de l'aéronautique nous explique Frédéric Falchetti, directeur technique systèmes pour Dassault Aviation.

Dans les années 90, l'accès par le grand public à de grosses puissances de calcul, avec l'adoption par tous de PC, a sonné le glas des filières de composants spécifiques à l’aéronautique militaire et civile qui s'est dotée des processeurs faisant tourner ses machines. Le recours à ces composants grand public a permis de réduire les coûts et de tirer bénéfice des gains en puissance de calcul, en consommation électrique et en dissipation thermique apportés par leurs innovations technologiques. Mais ce modèle atteint aujourd'hui ses limites : les processeurs fabriqués par les géants du secteur que sont Samsung et Intel sont très bons pour les smartphones (Samsung fait les puces pour Apple) et ordinateurs vendus par millions d'exemplaires chaque jour. Mais cette médaille a un revers : la problématique d'obsolescence. 20 ANS POUR UN AVION, 3 ANS POUR UN SMARTPHONE Les gains en puissance de calcul ont surtout été obtenus en réduisant la finesse de gravure des puces pour atteindre aujourd’hui 22 nanomètres (nm), voire moins. Il est probable que la limite physique de quelques atomes sera atteinte d’ici 2020.

Ce paramètre permet de contenir la puissance absorbée et d’avoir des puces de plus en plus petites, consommant très peu d'électricité. Cette évolution pose néanmoins quelques soucis de fiabilité. Alors que des finesses de 45 nm permettaient encore de garantir des durées de vie de plusieurs dizaines d’années, il n’en est plus de même pour des finesses de 20 nm pour lesquelles la durée de vie estimée s’effondre à quelques années. Autant de telles durées de vie peuvent rester acceptables pour des applications grand public où les utilisateurs renouvellent leurs appareils tous les 2 ou 3 ans, autant cela ne l’est plus du tout pour des produits à long cycle de vie comme ceux de l’aéronautique (l'électronique à bord a une durée de vie minimale de 20 ans). La question va également se poser dans d’autres domaines, comme par exemple l’automobile. LES MULTI-CŒURS NE SAVENT PAS OÙ DONNER DE LA TÊTE Au-delà de la finesse de gravure, les industriels de l'électronique s'affrontent aussi sur le terrain des architectures multi-cœurs.

Des gains substantiels en puissance de calcul s’obtiennent en associant dans la même puce plusieurs cœurs de traitement (2, 4, 8, 16,…). L’idée est simple mais la mise en œuvre l’est moins : il faut faire en sorte que cet ensemble de cœurs puisse accéder de façon harmonieuse - c'est-à-dire sans conflit - à un ensemble de ressources partagées (cache, mémoires RAM ou programme, bus de la carte,…). L'ensemble des mécanismes intégrés dans la puce et servant de chef d'orchestre est baptisé l’interconnect. Ces mécanismes sont complexes et généralement peu documentés. Leurs concepteurs n’ont probablement jamais eu à démontrer leur efficacité ou toute absence de bug dans leur implémentation. Les applications grand public peuvent s’en accommoder : en cas de problème, au mieux le traitement prendra un peu plus de temps que prévu, au pire l’appareil se réinitialisera. Ce qui nous est arrivé à tous un jour. L’essentiel étant que cela ne se produise pas trop souvent. Pour des applications aéronautiques soumises à certification, dont notamment les applications critiques ayant un impact sur la sécurité, il est impératif d’apporter les preuves d’un comportement déterministe, reproductible. Pour cela, il serait nécessaire de disposer des éléments décrivant cet interconnect et – mieux - d’un engagement du concepteur garantissant l’absence de tout risque de conflit et de bug. Autant ne pas y penser. Dans ces conditions, il parait aujourd’hui difficile de retenir des solutions de ce type pour des applications critiques aéronautiques. BESOIN D'UNE NOUVELLE FILIÈRE ÉLECTRONIQUE AÉRONAUTIQUE Pour les applications aéronautiques embarquées, se dessinent ainsi deux perspectives.

D’une part, pour les applications non-critiques, le secteur peut continuer à bénéficier des évolutions du marché grand public et de ses technologies multi-cœurs. Une grande attention devra néanmoins être portée sur la finesse de gravure et seul le retour d’expérience pourra nous rassurer quant à l’absence d’impact sur la fiabilité. Il faudra à terme imaginer des solutions de diagnostic ou de pronostic permettant d’identifier tout état de panne avérée ou à venir de la puce, en y associant des solutions de maintenance peu chères. D’autre part, mettre en place une filière spécifique de puces multi-cœurs utilisables pour nos applications critiques certifiables. Il s’agirait de récupérer la propriété intellectuelle d’un processeur mono-cœur performant et de construire sur cette base un processeur multi-cœurs dont l’interconnect serait parfaitement maitrisé. D’autres secteurs industriels ayant des contraintes similaires pourraient être associés à cette démarche (le monde de l’automobile par exemple). Cette approche permettrait aussi de maîtriser la finesse de gravure et d’obtenir la durée de vie recherchée.

Selon la dernière étude du Clusif sur les menaces informatiques, les entreprises ne déploient pas suffisamment de solutions d’antivirus et de chiffrement pour sécuriser leurs flottes d’appareils nomades hormis sur les PC portables. Or les téléphones portables et les tablettes introduisent des vulnérabilités dans leur système d’information. "Alors que les PC portables sont systématiquement équipés d’anti-virus et d’anti-malware, les smartphones et tablettes ne sont pratiquement pas traités bien que leur nombre augmente. On constate la même tendance concernant les pare-feu sur PC portables comparés aux pare-feu sur smartphones et tablettes", souligne l’étude. En effet, 74 % des entreprises déclarent ne pas utiliser d’antivirus sur les outils nomades de leurs salariés (smartphones et tablettes) alors que le PC portables sont systématiquement équipés. Même aveu de faiblesse au niveau du chiffrement : plus de 80% des entreprises reconnaissent ne pas utiliser une telle solution pour les smartphones et tablettes.

"Il n'y a pas du tout la prise de conscience de déployer un antivirus sur un smartphone fourni par l'entreprise. Cela nous étonne fortement. Les smartphones et les tablettes sont pourtant des vecteurs d 'attaque capable dans un second temps de rebondir sur le système d’information principal de l’entreprise", explique Lionel Mourier, membre du Clusif et un des principaux responsables de l’étude. Il avance trois explications pour expliquer cette négligence : les coûts supplémentaires pour sécuriser les terminaux mobiles, la complexité liée à la diversité des systèmes d’exploitation mobile (Android, iOS, Blackberry, Windows Phone…) mais également une sous-estimation du risque liée au fait que les téléphones portables sont encore peu utilisés pour réaliser des paiements. "LA CONFIANCE N'EMPÊCHE PAS LE CONTRÔLE" L’étude révèle également que les entreprises ne prennent pas forcément les mesures adéquates, notamment lorsqu’elles font appel à des prestataires pour héberger leurs données. "44 % des entreprises ont placé leur système d'information sous infogérance et quand c’est le cas, 32% ne mettent pas en place d’indicateurs de sécurité et 44 % ne réalisent aucun audit sur cette infogérance (+11 points vs 2012) !" alerte l'étude. "Où sont hébergées leurs données. En France ? Ailleurs ? Auprès d’un prestataire qui est tenu de respecter le Patriot Act américain ? Quel est le niveau de confidentialité qui leur est garanti ?...Beaucoup d'entreprise ne se posent pas la question d'auditer leurs prestataires et de savoir ce que fait l'hébergeur avec leurs données. La confiance n’empêche pas le contrôle", prévient Lionel Mourier.

Enfin, l'étude fait ressortir quelques bons points. Notamment une plus grande sensibilisation des dirigeants d'entreprise face aux menaces informatiques. Ils ont désormais 31 % à s'en préoccuper contre 18 % en 2012. "Gageons qu’il s’agit d’une vraie prise de conscience de la valeur des informations par ceux qui doivent impulser et soutenir les actions de sécurisation", espèrent les auteurs de l'étude. Incontestablement, l'effet Snowden et ses révélations fracassantes sur l'espionnage informatique débridé sont passées par là. Le Clusif est association regroupant plus de 500 adhérents, la moitié étant des responsables de la sécurité des systèmes d’information, l’autre moitié des fournisseurs de produits et services de sécurité informatique. Retrouvez ci-dessous la vidéo de l'ouverture de la conférence pour développeurs, Google I/O, qui se tient à San Francisco ces 25 et 26 juin. Le géant américain a fait une série d'annonces sur son système d'exploitation pour objets connectés, Android Wear (avec l'arrivée de montres LG et Samsung), et sa déclinaison pour systèmes embarqués automobiles, Android Auto. Google a également livré des détails sur la version low-cost de son système d'exploitation mobile, Android L. Le numérique fait figure de parent pauvre dans les (rares) débats organisés autour des élections européennes.

C'est pourtant, selon les 19 "Digital Champions" européens, le seul levier pour faire rentrer le Vieux Continent dans un cycle de croissance durable. Il n’y a pas d’économie numérique ! Dès les premiers mots de leur lettre ouverte aux candidats aux élections européennes, les 19 "digital champions" européens affirment que l’enjeu digital ne peut pas être l’apanage de quelques entreprises en mal de lobbying. Pour ces "ambassadeurs" du numérique auprès de la Commission, la question est un sujet beaucoup plus vaste de transformation qui interpelle toutes les sphères de l’économie et du politique. On ne saurait les contredire, nous l’avons écrit ici même de nombreuses fois. La nouveauté, c’est que, pour la première fois, ils demandent aux candidats de s’engager sur ce sujet. Pour nos digital champions, le numérique doit être placé au-dessus de tous les autres dossiers clés que la Commission doit et devra traiter. Leur conviction, c’est que, dans le numérique, se trouve une grande partie des solutions aux problèmes que doit affronter le Vieux Continent.

Si le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (candidat pour la droite européenne à la présidence de la Commission) a rapidement affirmé qu’il serait le premier président "digital" de la future Commission, pour les 19 champions, l’enjeu est bien de convaincre les députés, les fonctionnaires de Bruxelles et chacun des dirigeants des 28 pays de l’Union qu’il n’y aura pas de stratégie de croissance durable et convaincante sans une digitalisation rapide de toute l’économie européenne. C’est, selon eux, le seul moteur possible pour la relance de l’Europe : le secteur affichant des taux de croissance sept fois plus importants que ceux de l’économie traditionnelle. 200 MILLIARDS D'EUROS D'INVESTISSEMENTS Pour nous convertir, le chemin à parcourir est énorme. Selon le chiffrage des digital champions, le sous-investissement dans les infrastructures numériques serait d’au moins 200 milliards d’euros ! C’est en tout cas la somme qu’il faudrait mettre sur la table pour "updater" nos infrastructures et les adapter à cette nouvelle croissance.

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