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De nombreux acteurs ont l'ambition de créer un outil d'administration en ligne tout-en-un pour objets connectés, à destination du grand public, des fabricants et des développeurs. Il serait à la fois un espace où regrouper tous ses objets et les contrôler, un magasin d'applications, un espace d'interaction entre constructeurs et développeurs... La toute jeune start-up française Wicross fait partie des candidats à ce trône. Matooma aussi, mais sur le segment des objets connectés par carte Sim. Une application fait déjà beaucoup parler d'elle et tend à s'imposer comme une référence : IFTTT (If This Then That). Elle permet de créer des cascades d'événements entre des objets connectés, des services Internet et les réseaux sociaux. Chaque utilisateur concocte ses propres recettes (selon la terminologie du service) et décide de connecter tel objet à tel service. C'est extrêmement intéressant, car cela permet de lier des objets qui ne sont pas censés communiquer ensemble, s'enthousiasme Alban Amouroux, chef de produits chez Myfox, créateur d'équipements et d'applications domotiques et de sécurité. Fred Potter, le créateur de Netatmo, voit aussi en IFTTT (ou dans les services similaires comme Zapier, davantage axé sur les réseaux sociaux) une bonne approche du problème.

A l'avenir, tous les acteurs du cloud vont construire des espaces permettant à un utilisateur de connecter ses services favoris et objets connectés de façon intuitive. Pour que tous ces écosystèmes coexistent pacifiquement, voire s'enrichissent mutuellement, il faut qu'émergent des passerelles, des standards acceptés par tous. Plusieurs consortiums travaillent pour créer des protocoles de communication adoptés par l'ensemble de l'industrie, comme Oasis, qui œuvre pour imposer le protocole MQTT, l'Industrial Internet consortium, fondé par Intel, IBM, Cisco, general Electric et AT&T, ou Allseen, qui rassemble les industriels du tout internet comme LG, Panasonic ou Qualcomm, et prône une solution ouverte, IP et multi-plateforme. En terme de technologie de communication sans fil, le Bluetooth low energy tend à devenir la norme pour les objets grand public. Dans la domotique et dans les segments professionnels, d'autres solutions de communication à faible consommation énergétique sont opposées : enOcean, Zigbee ou la solution Ultra narrow band développée par le français Sigfox.

Une action combinée des industriels et des pouvoirs publics devrait permettre de faire émerger des normes universelles, facilitant la vie des fabricants d'objets, des développeurs… et au final, des consommateurs. Faudra-t-il vraiment réer de toutes pièces de nouveaux standards et de nouveaux consortiums, alors qu'il en existe déjà beaucoup, comme le W3C ? Thomas Nicholls, directeur marketing de Sigfox, préfèreraiit partir d'un socle existant, comme les standards Internet, et imaginer des extensions pour mieux se concentrer sur ce qu'il nomme l'interfaçage. Mais difficile de se mettre d'accord sur une technologie unique alors que les objets de demain et les nouveaux usages associés n'ont pas encore été inventés. Il arrive que les constructeurs automobile rappellent une série de véhicules pour défaut de fabrication. Mais ils ne sont pas les seuls à faire face à ce type de problèmes : le spécialiste de la domotique, Nest, rappelle 440 000 détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone intelligents baptisés Nest Protect pour une révision, a annoncé le 21 mai la Consumer product safety commision sur son site web.

Cette agence d'Etat indépendante est chargée de protéger les Américains contre les risques de blessures qu'ils pourraient subir à cause de certains produits grand public dangereux. Interrogée par les journalistes du site Tech Crunch, l'entreprise, rachetée en janvier 2014 par Google, a refusé de dire combien elle avait vendu de Nest Protect jusqu'à présent. On ignore donc si elle a ou non rappelé l'ensemble des appareils commercialisés. L'alarme de ces détecteurs de fumée peut être déconnectée provisoirement par ses utilisateurs : il leur suffit de secouer vigoureusement la main à proximité du terminal. L'entreprise a découvert au cours d'une série de tests effectuée sur la qualité de ses produits que le système pouvait être désactivé involontairement. La sonnerie risque de ne pas se déclencher immédiatement en cas d'incendie ou de fuite de gaz, si une personne bouge à côté du détecteur de mouvements. Aucun incident, blessure ou dommage de biens ne sont à déplorer pour le moment, précise la Consumer product safety commision.

Ce rappel n'est pas une surprise : Nest avait déjà décidé début avril 2014 de cesser de vendre ces appareils à cause dudit bug. Le fabricant d'objets connectés avait alors conseillé aux utilisateurs de Nest Protect de désactiver la fonction de reconnaissance gestuelle de la machine manuellement, ou en faisant sur Internet une mise à jour automatique du logiciel qui contrôle l'appareil. L'entreprise avait aussi proposé aux clients mécontents d'être remboursés. L'appareil devrait être à nouveau commercialisé dans les prochaines semaines, a assuré un porte-parole de Nest à Tech Crunch. Du data mining au service des objets connectés. John Matherly, le fondateur du moteur de recherche des objets connectés Shodan, a publié en août une carte mondiale des appareils connectés à internet : des ordinateurs aux smartphones, des centrales électriques aux réfrigérateurs, des téléviseurs aux thermostats domestiques... En représentant les zones les plus densément équipées en appareils pouvant se connecter à internet, la carte permet de se faire une idée précise sur les marchés porteurs pour l’internet des objets. Le software est le maillon manquant de la chaine de l'internet des objets. Le diagnostic d'Emmanuel Baccelli, chercheur à l'Inria, est sans appel. Pour grandir, le monde des objets connectés va devoir se doter de systèmes d'exploitation (OS) universels. Le spécialiste fait le parallèle avec le segment des smartphones pour étayer son argumentation : Jusqu'en 2007-2008, il ne se passait rien, ou presque. Chacun avait son petit OS, Nokia, Sony, Ericsson, ça avançait à pas de fourmi. Puis tout à coup, deux grands acteurs ont proposé du hardware innovant, mais surtout un OS et une API simple pour que n'importe qui puisse programmer dessus. C'est une vraie révolution qui a changé le marché !

Un tel big bang est possible pour l'internet des objets, assure le spécialiste, et cette conviction a un nom : RIOT. Emmanuel Baccelli fait partie des créateurs de ce système d'exploitation open source, aux côtés de chercheurs et de hackers. Il a été conçu spécifiquement pour l'internet des objets. Un Linux des objets connectés, en quelque sorte. RIOT (R pour real time et IOT pour internet of things), porté depuis janvier 2013 par une communauté open source, a été créé avec le soutien de l'Inria et des universités de Hambourg et de Berlin. L'idée est de bâtir un système d'exploitation adapté à tout type d'objet connecté, quelles que soient leurs caractéristiques techniques. La plupart des objets déployés jusqu'à présent n'ont pas vraiment d'OS, ou alors le code est très frustre, très dépendant du hardware. C'est du sur mesure, fabricant par fabricant, produit par produit. Au contraire, RIOT peut tourner sur une large gamme d'objets, explique le chercheur. L'OS est capable fonctionner sur des architectures 16 et 32 bits, avec des processeurs ou microcontrôleurs, et se montre très économe en mémoire. Sur des objets limités à quelques kilooctets de mémoire et ne pouvant donc pas utiliser Linux, RIOT offre des caractéristiques dignes d'un système d'exploitation moderne : capacités temps réel, efficacité énergétique, connectivité réseau IPv6, et une interface de programmation très proche de celle de Linux. L'arrivée d'OS tels que RIOT, apportant adaptabilité et facilité de programmation, ainsi que les progrès du matériel permettent d'envisager de connecter n'importe quel objet du quotidien beaucoup plus facilement.

Lors du dernier Cebit, rendez-vous de référence de l'électronique à Hanovre, une montre connectée équipée du système d'exploitation open source, en lien avec un processeur Texas instruments, a été dévoilée. L'équipe de RIOT travaille à sceller des alliances avec des industriels. On a de bons contacts, précise Emmanuel Baccelli, qui juge que RIOT a toutes les cartes en mains pour devenir l'OS favori des constructeurs d'objets connectés, et des développeurs d'applications. Nous avons les bonnes caractéristiques techniques, la bonne vision du réseau. Ne reste plus qu'à transformer ces belles promesses pour réellement permettre à RIOT (qui signifie émeute en anglais) d'en découdre avec les géants de la high tech. Sommé de s'expliquer sur la différence de traitement entre ses revenus généraux (soumises à publication) et recettes tirées du mobile (qu'il ne publie pas), Google a fait preuve de créativité dans sa réponse à la SEC (la Securities and Exchange Commission, équivalent de l'AMF aux Etats-Unis).

Le géant américain a fait diversion en lâchant une petite bombe : la possibilité assumée de diffuser de la publicité sur tout type d'objet connecté, jusqu'aux plus inattendus, comme le thermostat. Estimant que la notion même de mobile va évoluer à mesure que les appareils intelligents vont gagner du terrain sur le marché, Google s'imagine bien fournir des publicités et d’autres contenus sur des réfrigérateurs, des tableaux de bords de voitures, des thermostats, des lunettes et des montres pour ne citer que quelques exemples. Même s'il ne faut pas forcément prendre ces déclarations pour argent comptant, elles donnent corps au scénario selon lequel en voulant s'imposer sur tous les terminaux connectés possibles et imaginables, Google veut récupérer la maximum de données les plus personnalisées possibles et proposer des publicités encore plus ciblées. Le géant cite d'ailleurs des segments sur lesquels il est présent : les voitures (avec Android pour voiture et son projet de véhicule autonome), les thermostats (avec l'acquisition de Nest), les lunettes (Google Glass) et montres (les premiers modèles sous Android Wear arrivent bientôt). Une déclaration fracassante qui va donner du poids aux arguments des opposants à la toute-puissance de Google et autres adversaires des lunettes et autres dispositifs connectés présentés comme des menaces pour la protection de la vie privée.

Le champion suisse de tennis Roger Federer a posté sur sa chaine Youtube une vidéo dans laquelle il joue contre l'ex numéro 1 mondial suédois, Stefan Edberg, lors d'une visite chez Google. Une rencontre particulière puisque les deux athlètes portent des Google Glass. Ils nous permettent ainsi de voir ce qu'ils voient. A quand les Google Glass sur les cours de Roland Garros ? L'internet des objets est le produit d'une connectivité toujours plus présente dans les objets du quotidien, même les plus petits d'entre eux. Pour s'imposer sur ce marché en plein essor et très convoité, Intel vient de lancer le modem XMM 6255. Avec une superficie totale de 3 cm², c'est le plus petit modem 3G au monde. [...] Les objets connectés vont contribuer à une explosion de la masse de données générée… et donc exploitée. Le volume de data devrait être multiplié par dix entre 2013 et 2020, passant de 4,4 zettaoctets (4400 milliards de gigaoctets) de data produits en 2013 à 44 zettaoctets en 2020. Sur cette gigantesque masse de données, 8% provient de l'internet des objets en 2013 ; la part sera portée à 21% en 2020, selon les prévisions du cabinet IDC.

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