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La complexité des technologies et des méthodes mises en œuvre dans l’enquête sur les Panama Papers ferait la fierté de tout architecte logiciel. Les journalistes qui ont traité les données ont eu recours aux outils informatiques les plus récents pour télécharger, partager et protéger une base gigantesque d’informations sensibles, un exploit dont de nombreuses entreprises seraient bien incapables. Les premiers contacts entre le lanceur d’alerte et le journaliste ont eu lieu sous forme de messages cryptés. L’équipe a stocké les photos cryptées dans le cloud, tandis que des journalistes ont collaboré à l’étude de ces révélations sur des forums de discussion en ligne sécurisés. Tout au long du processus, le cryptage, décrié par le gouvernement qui y voit un outil propice au terrorisme, a confirmé son utilité dans la protection de la confidentialité et de la dissidence politique.

LANCEURS D’ALERTE : QUAND LA MENACE VIENT DE L’INTÉRIEUR
Le geste du lanceur d’alerte anonyme fait assurément écho aux principes de lutte contre la corruption puisqu’il a permis de lever le voile sur les activités illégales et immorales d’hommes politiques et autres figures publiques. L’affaire pose néanmoins la question de la confidentialité et du rôle de l’hacktivisme, c’est-à-dire des cyberattaques motivées par des convictions politiques ou idéologiques. La divulgation de l’intégralité des documents, réclamée par certains, remet en cause le droit à la confidentialité des clients de Mossack Fonseca, en particulier de ceux qui n’ont rien commis d’illégal ou n’exercent pas de fonctions publiques.
Avec l’hacktivisme, la prise de décision se situe hors du champ du système juridique. Que se passe-t-il si des hacktivistes agissent au nom d’entités ou de principes que nous jugeons déplorables ou dangereux ? L’atteinte à la vie privée de citoyens innocents doit-elle être considérée comme un dommage collatéral regrettable, mais nécessaire ? L’affaire des Panama Papers met en lumière le nouveau pouvoir dont jouissent les lanceurs d’alerte. L’avenir dépendra de la manière dont ils l’exerceront.

Les personnalités publiques ne sont pas les seules à craindre pour leurs secrets. Le cabinet Mossack Fonseca a exposé les informations sensibles de l’ensemble de ses clients, ruinant ainsi sa réputation en matière de respect de la confidentialité. Au vu de cet échec, chaque entreprise réévaluera probablement la sécurité de ses données et se demandera à qui faire confiance pour les stocker.

UN FORMAT NATURELLEMENT ADAPTÉ AUX FILMS D'ANIMATION
Hors jeux le contenu se fait plus rare. L'Oculus Dreamdeck, une serie de courtes scènes conçues comme une introduction à la VR, est proposé gratuitement : on se retrouve dans un musée où un T-Rex nous hurle dessus ou debout au sommet d'un building à regarder passer des dirigeables dans une ville très "Steampunk"...

Les deux premiers courts métrages animés d'Oculus Story Studio, Lost et Henry, sont aussi disponibles gratuitement. Même chose pour Invasion!, un court métrage primé au festival de Tribecca et créé par le réalisateur des films Madagascar, ou The Rose and I, autre court métrage récompensé à Sundance. On y trouve aussi un documentaire sur la mission Apollo 11 qui a vu Neil Armstrong et Buzz Aldrin marcher sur la Lune, Ocean Rift, une sorte de safari aquatique virtuel ou encore Showdown, une brève démo créée par Epic Games pour faire la promotion de l'Unreal Engine.

Plus inhabituel, The Foo Show est une sorte de talkshow virtuel dans lequel le présentateur et les invités (des développeurs de jeux) sont représentés par des avatars et parlent de leurs créations... tout en permettant au spectateur de se déplacer dans les environnements des jeux en question et d'en manipuler le contenu. Un concept de podcast 3.0 particulièrement probant. Reste la vidéo "traditionnelle", où les choses sont encore un peu compliquées. L'offre se divise principalement pour le moment entre Oculus Video et Jaunt VR. Jaunt dispose de nombreux contenus à 360° (classés par catégories : tourisme virtuel, films, documentaires...) mais souffre parfois de problèmes de connexion (tout se fait par streaming) et d'une qualité plus adaptée aux smartphones qu'au Rift, fait pour regarder du 4K. Il faudra probablement attendre quelques mois pour que des contenus de plus haute qualité prennent le pas sur le reste.

Oculus Video propose quant à lui des contenus venus de Facebook, de Vimeo ou de Twitch, ainsi que des courts métrages dans une section à part. Il est aussi possible de charger des fichiers vidéos directement depuis son ordinateur. Le problème c'est qu'excepté Facebook qui propose beaucoup de contenus à 360°, dans la majorité des cas il s'agit de contenus classiques en 2D. Seul intérêt pour ces derniers, Rift nous place devant un écran géant virtuel, avec plusieurs décors au choix (salle de cinéma, home theater, voire même la Lune ou un simple vide complètement noir).

Limitation surprenante : Oculus Video ne gère que très sommairement les vidéos à 360° stockées en local par l'utilisateur. Il faut ajouter manuellement "_360" à la fin du nom du fichier dans Windows, les vidéos doivent impérativement se trouver dans le répertoire par défaut du système, et très peu de formats sont gérés... Quant aux vidéos à 180°, inutile d'y songer. Il faut donc la plupart du temps passer par une application tierce (non disponible sur l'Oculus Store, donc qu'il faut charger à côté), comme Whirligig ou Kolor Eyes. Un état de fait qui devrait, espérons le, changer rapidement. Pas non plus signe de YouTube dans les menus, alors que la plate-forme gère les vidéos à 360° depuis près d'un an, et a annoncé le 18 avril la possibilité de diffuser de la vidéo à 360° en temps réel. La filiale de Google n'est a priori pas la bienvenue chez la filiale de Facebook, au détriment du consommateur.

Une autre application tierce et non des moindres est Steam, le titan de la distribution dématérialisée de jeux vidéo. Là où l'Oculus Store propose 36 jeux, SteamVR en propose 180, dont 79 compatibles avec le Rift (contre 162 compatibles avec le HTC Vive). A noter que Steam fait preuve d'une sélection moins stricte et qu'on y trouve donc de tout, y compris beaucoup de titres sans grand intéret. Mais surtout, si Valve Corporation, société éditrice de Steam, ne se prive pas des clients possesseurs du Rift, elle met tout son poids derrière le Vive, concurrent direct du Rift, dont elle est l'instigateur et le co-créateur. Une rivalité détaillée dans le prochain article de notre dossier.

Le départ survient alors qu’un rapport d’information mené par deux sénateurs, Corinne Bouchoux (sénatrice Europe écologie Les Verts du Maine-et-Loire) et Loïc Hervé (sénateur Union des démocrates indépendants de Haute-Savoie) pointait un bilan mitigé de l’activité de l’Hadopi. Cette dernière, qui ne peut plus ordonner la coupure de l’accès à Internet, a produit 4,6 millions d’avertissements aboutissant à seulement 49 décisions de justice.
Pour cela, elle dispose d’un budget inférieur 6 millions d’euros, dont 1,2 million pour la collecte des adresses IP des contrevenants.