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Batterie Lenovo Thinkpad T61

Greg Christie, ingénieur logiciel, raconte le marathon de deux ans et demi qui a précédé la sortie du smartphone dans un entretien au Wall Street Journal. C'est un document rare, car Apple se révèle très discret sur les coulisses du développement de ses produits. Le timing de l'interview n'est pas anodin : la firme veut prouver que l'iPhone était une vraie innovation, alors que s'ouvre le 31 mars un nouveau procès contre Samsung pour violation de brevets.
UN ULTIMATUM PRODUCTIF
Que raconte Christie ? L'extrême exigence de Steve Jobs, qui a poussé l'équipe dans ses retranchements, jusqu'à un ultimatum en février 2005 : Trouvez une vision en deux semaines ou c'est une autre équipe qui s'en chargera. Steve en avait assez ; il voulait de meilleures idées et de meilleurs concepts, raconte Christie.
Une fois les briques de l'iPhone posées méthodiquement, le fondateur d'Apple n'a pu réfréner son enthousiasme. Son excitation est devenue sans limite, confie le concepteur de l'interface, qui a vu le mentor s'approprier la narration autour du produit, faire de son histoire la sienne.

LE CASSE-TÊTE DE L'INTERFACE
Pour en arriver là, l'équipe dramatiquement petite de l'ingénieur software a dû se taper la tête contre les murs pour optimiser certaines parties de l'interface de l'iPhone : l'affichage des SMS par expéditeur et non par ordre d'arrivée ou bien encore la vitesse de défilement des menus et la sensation de ralentissement naturel lorsqu'on arrive tout en bas d'une liste. Ces petits détails qui transforment l'expérience utilisateur.
Greg Christie insiste aussi sur la culture du secret au sein de la firme de Cuppertino. Tous ceux qui travaillaient sur l'iPhone à leur domicile devaient lui réserver une pièce spéciale, dont l'accès devait être limité. Les échanges de fichiers et d'images devaient obligatoirement être encryptés. Découvrez le troisième épisode de notre série Do it yourself : les technologies en kit. Assembler l’écran et la batterie avec le clavier, la carte SIM et l’appareil photo… Un travail réservé aux fabricants de smartphones ? Ce n’est pas l’avis de Google. Le géant du net va sortir en 2014 un téléphone à fabriquer soi-même, à moins de 50 dollars.

Le ara est un perroquet aux couleurs chatoyantes et… c’est le nom de code de l’un des projets les plus attendus de Google : son futur smartphone en kit à moins de 50 dollars. Cette plate-forme de téléphone modulaire sera open source et customisable. L'appareil sera composé d'un endosquelette et de modules indépendants les uns des autres. Objectif : faciliter le remplacement des pièces abimées par les utilisateurs et leur donner une plus grande liberté de choix.
La conception de ce kit était au départ un projet de Motorola. Mais lorsque Google a annoncé la vente de sa filiale à Lenovo en janvier 2014, il a gardé précieusement le portefeuille de brevets de l’entreprise de téléphonie et certains de ses projets, dont Ara.
Le programme de Google n’est pas sans rappeler PhoneBloks. Ce téléphone en kit avait été imaginé en 2013 par le designer Dave Hakkens, pour lutter contre l’obsolescence programmée des appareils électroniques comme l’explique la vidéo ci-dessous. Lorsqu’elle était encore impliquée, la société Motorola avait consulté le Néerlandais qui est devenu membre du projet à part entière.

Le PhoneBloks est constitué de blocs indépendants à clipser entre eux. L'un est dédié à la batterie, un autre à l'appareil photo, un troisième à la connexion Wifi… il sera très simple de les remplacer en cas de panne. Ces blocs pourraient être fabriqués par des éditeurs-tiers et vendus dans un Blok store.
Creuser fatigue. Surtout dans le sable. L’énergie qu’il faut dépenser pour s’enfoncer augmente comme le carré de la profondeur à laquelle on accède. Mais certains s’en sortent très bien. Ensis directus, par exemple, soit le couteau américain, un mollusque bivalve dont la technique pour s’enfoncer dans le sable a épaté les chercheurs du Department of Mechanical Engineering, au MIT (Etats-Unis).
En effet, compte-tenu de la force qu’il est capable d’exercer, le couteau devrait rester bloqué à un ou deux centimètres sous le sable. Or, il creuse et s’enfonce jusqu’à 70 cm ! Les chercheurs ont voulu savoir comment il s’y prenait, et ils ont surtout décidé de s’inspirer de la technique du mollusque pour créer un outil capable de s’enfoncer facilement dans les sols sous-marins.

UN ROBOT INSPIRÉ DES FONDS MARINS
Si Ensis directus arrive à s’enfoncer si loin, c’est parce que sa méthode lui permet de creuser en dépensant dix fois moins d’énergie que prévu. Le mollusque, dès qu’il a commencé à s’enfoncer, contracte son corps pour créer en–dessous une zone vide, aussitôt comblée par un mélange fluide de sable et d’eau, bien plus facile à traverser que le sable dense, et dans lequel il progresse. Puis il recommence. C’est exactement ce cycle de locomotion que les chercheurs ont reproduit dans leur robot enfouisseur.
Roboclam est un petit dispositif mécanique qui reproduit la forme et les mouvements de contraction du mollusque, actionné par un système pneumatique (une version électronique est prévue). Mais le point clé du système, c’est le timing du cycle : le mouvement doit se faire assez lentement pour que le sable et l’eau aient le temps de se mélanger dans la zone dégagée par le retrait… et assez vite pour que le sable ne vienne pas reboucher le trou. Ensis directus fait ça très bien, et les ingénieurs du MIT ont trouvé des algorithmes de contrôle du robot qui permettent de l’imiter correctement.

Roboclam a déjà fait des essais concluants, et ses inventeurs veulent maintenant développer un véritable prototype, en vue d’utilisations pratiques au fond des mers, telles que l’ancrage, l’exploration, la pose de capteurs ou de câble, voire la destruction de mines. Parmi les partenaires du projet on trouve la société Bluefin Robotics, qui construit des véhicules autonomes sous-marins, mais aussi le groupe pétrolier Chevron.
Autant l’avouer, chaque année, les dix lauréats du prix Netexplo sont de vraies découvertes pour le public, à 80% français, du Forum qu’organise cet observatoire de la transformation de la société par le numérique, depuis 2008. Cette année encore, l’observatoire a fait émerger du Kenya un projet de hub internet mobile (type Domino) mais open source baptisé BRCK. En Israël, il a repéré l’algorithme Wibbitz, qui synthétise un article écrit pour en faire une restitution multimédia sur smartphone en quelques secondes. Et en Allemagne une application mobile, Soma, qui permet d’analyser la voix, le sommeil, et la coordination main-œil pour détecter les signes avant coureur d’un burnout.

En 2013, il faisait déjà découvrir le premier tatouage communicant. En 2012 une canne blanche vraiment intelligente. En 2009, un service de crowdfunding, Ushahidi, au Kenya. Et dès 2007, Netexplo, à peine créé, faisait entrer dans son palmarès annuel des 100 initiatives numériques mondiales les plus prometteuses (Netexplo 100) le désormais célèbre Twitter et ou le système de reconnaissance musical Shazam. De quoi alimenter une base de données mutlimédias de plusieurs centaines de projets digitaux de rupture internationaux, qui alimente les études que l’observatoire réalise pour sa trentaine de clients, principalement de grandes entreprises françaises.
UN RÉSEAU D’ÉTUDIANTS DE 16 UNIVERSITÉS
Persuadé que ce sont les usages, plus que les technologies, qui portent la transformation digitale de la société, le co-fondateur et président de Netexplo, Thierry Happe, défend aussi l’idée que, tout ne se passe pas sous l'angle San Francisco-Paris. Il nait beaucoup d’innovations sans les pays émergeants, explique-t-il, car ils ont moins le poids du passé et se tournent vers l'avenir. Ils ont également une classe moyenne qui émerge. Et ce sont des pays qui ont toujours innové, sans avoir des moyens très importants et ont cette culture de l’innovation frugale.http://www.fr-batterie-portable.com/asus.html