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Les entrepreneurs français ont reçu début juin la visite d'investisseurs américains d'importance : les venture capitalists, qui misent des milliards de dollars dans les start-up de la Silicon Valley. En France, les fonds de capital-risque existent mais ils sont insignifiants à côté de leurs confrères implantés outre-Atlantique. Plusieurs start-up françaises des nouvelles technologies ont été passées au crible les 12 et 13 juin par un groupe d'investisseurs venus tout droit de la Silicon Valley. Objectif : repérer les pépites et en cas de coup de foudre, y investir quelques millions de dollars. Reçus en grande pompe à l'Elysée, puis par les entrepreneurs membres de l'association des jeunes pousses parisiennes, Silicon Sentier, les invités étaient pour beaucoup des salariés de gros fonds de capital-risque californiens. Ces groupes placent leur argent dans de très jeunes entreprises à fort potentiel de croissance, en espérant mettre la main sur le prochain Google ou Facebook et faire fructifier au maximum leur investissement.

Les jeunes pousses hexagonales ont par exemple essayé d'attirer l'attention de Margit Wennmachers, qui travaille chez Andreessen Horowitz. Ce fonds gère plus de quatre milliards de dollars. Il a investi dans Skype, Instagram, Oculus VR, ou encore Airbnb. Ils ont aussi pu rencontrer Doug Carlisle, qui représente la société Menlo Ventures. Elle a plus de 3 milliards de dollars en portefeuille et a misé dans des sociétés comme Hotmail, Siri ou Uber. 15 MILLIARDS CONTRE 660 MILLIONS Cette visite était d'importance pour les entrepreneurs : l'industrie du capital-risque existe aussi en France : une centaine de compagnies se sont lancées dans ce business. Les chefs d'entreprises savent comment accéder à ces financements. Mais, là où aux Etats-Unis une start-up peut espérer obtenir un à dix millions de dollars, en France, elle n'en trouvera que cent ou deux cent mille, explique Jérôme Lecat, qui dirige Scality, une société informatique implantée aux USA. Les fonds de capital-risque sont plus nombreux outre-Atlantique et ils gèrent des sommes beaucoup plus importante, souligne Doug Carlisle. Au deuxième semestre 2013, les sociétés américaines du secteur avaient placé plus de 15,7 milliards de dollars dans des jeunes pousses, selon le cabinet PWC. En France, elles n'ont investi sur la même période que 663,4 millions de dollars selon le spécialiste du secteur Chausson Finance.

DÉVELOPPEMENT EN FRANCE DANS LES ANNÉES 90 Ce mode de financement est né aux Etats-Unis juste après la seconde guerre mondiale, il s'est considérablement développé dans les années 70. En France, il est apparu beaucoup plus tard, dans les années 80, et n'a commencé à se renforcer que dans les années 90. Il faut laisser le temps à cette industrie de se développer dans l'Hexagone, et permettre à nos venture capitalists de gagner en expérience, pointe Jérôme Lecat. Pour accélérer le processus, certains fonds français réfléchissent à des partenariats avec des groupes américains, qui leur apporteraient leur connaissance du secteur, complète Doug Carlisle. Les fonds de capital-risque se sont aussi développés aux Etats-Unis car ils ont bénéficié de la manne issue des fonds de pension (où les américains placent leur argent pour la retraite). Ces structures ont un fonctionnement capitalistique. Elles placent l'argent qu'elles ont en portefeuille dans différents secteurs de l'économie, y compris dans les start-up à fort potentiel de développement.

En France, les caisses de retraites fonctionnent par répartition. Il y a mécaniquement moins de capital disponible pour l'investissement, affirme Jérôme Lecat. 12 MILLIONS D'EMPLOIS Et Doug Carlisle de confirmer : les fonds de pension qui gèrent des centaines de milliards de dollars alimentent les entreprises de venture-capitalism avec leurs actifs. Ils placent en moyenne 2 à 3 % de leurs capital disponible dans ce type d'opérations. Les grandes universités américaines, en particulier Stanford et le MIT, ont accumulé au fil de leur histoire une importante quantité de capital : elles en placent une partie dans cette industrie, déclare Doug Carlisle. Les start-up françaises ont, bien entendu, d'autres moyens de se financer : elles peuvent par exemple obtenir des subventions publiques, passer par le crowdfunding, ou compter sur les business angels. Mais ces financements sont faibles à côté de ceux que peuvent leur offrir les fonds de capital-risque aux Etats-Unis : entre 1960 et 2011, ceux-ci ont investi plus de 450 milliards d'euros dans plus de 2 700 entreprises. Les groupes soutenus par les venture capitalists américains employaient en 2011 en plus de 12 millions de personnes. Mais à quoi peuvent bien servir les fab labs ? Ces espaces communautaires permettent à des particuliers de fabriquer, grâce à une imprimante 3D en accès libre, l'objet de leur choix.

Mais ils peuvent aussi être utiles aux entreprises, qu'elles soient de jeunes pousses ou des groupes centenaires, ont expliquaé plusieur créateurs de fablabs lors d'une conférence au festival du numérique Futur en Seine. Imprimantes 3D, appareils de découpe laser, fraiseuses… Les 150 à 200 porteurs de projets qui souhaitent en ce moment créer un fab lab en France le savent : pour créer un espace de conception et de production d'objets par des particuliers ou des entreprises, il faut être équipé de machines de fabrication numérique. Nicolas Lassabe, qui a créé en 2009 le premier fab lab français Artilect, s'apprête à investir 200 000 euros dans du matériel destiné spécifiquement aux professionnels. Ces machines permettent à de très jeunes start-up de réaliser facilement et pour une somme modique (le simple prix d'un abonnement annuel de 30 euros chez Artilect) des prototypes. Elles peuvent ensuite convaincre plus facilement d'éventuels investisseurs, ou un accélérateur de start-up, de la valeur de leur projet.

La start-up Naïo Technologies a par exemple a développé Oz, un robot capable de désherber tout seul, grâce au fab lab Artilect. 2. UN DROIT D'EXPLORATION Brest était l'un des ports de départ des navires dirigés par des capitaines aventuriers, qui voulaient découvrir de nouvelles terres à l'ouest de l'océan Atlantique. C'est aussi là-bas qu'Antony Auffret a installé son fab lab, la fabrique du Ponant. Cet espace est pour lui l'un des derniers endroits où les individus et les entreprises ont encore le droit d'explorer, de tâtonner, de se tromper quelque fois. Ce droit à l'erreur qui règne en maître dans les fab labs, une fois n'est pas coutume, permet aux entrepreneurs de laisser libre cours à leur créativité sans avoir peur du retour de bâton. L'équipe de Naïo Technologies a effectué toute une série d'essais / erreurs pour concevoir le cadre de son robot. Ils ont fini par trouver le design idéal, se félicite Nicolas Lassabe. 3. UNE COMMUNAUTÉ D'EXPERTS Les fab labs brassent une communauté riche, notamment composée d'experts. Leur présence pourrait permettre à ces espaces de devenir de nouveaux lieux de formation professionnelle.

Les spécialistes d'un domaine pourraient par exemple former les salariés des entreprises inscrites à des thèmes pointus, qu'ils maitrisent bien, souligne Sébastien Leroy, qui développe en ce moment à Nantes l'espace FabMake. La fabrique du Ponant publiera d'ici le mois de décembre 2014 un catalogue des compétences internes au fablab, pour permettre aux entreprises - qui ont besoin de conseils dans un domaine précis - de trouver facilement un guide chevronné. Les experts peuvent aussi aider les start-up à décider judicieusement de ce qu'elles doivent produire directement au fab lab, avec les machines disponibles, et de ce qu'elle doivent sous-traiter à l'extérieur, pour plus d'efficacité, affirme Gary Cige, qui développe actuellement à Paris L'usine, un fablab de 1 500 mètres carrés qui ouvrira ses portes en septembre 2014. 4. UN ESPACE DE LIBERTÉ POUR LES INGÉNIEURS De grosses entreprises, comme Airbus ou Daher, se sont intéressées de prêt à notre projet de fablab. Certaines veulent extruder des projets de leurs ingénieurs dans cet espace de liberté, déclare Sébastien Leroy. Les gros groupes pourraient abonner une partie de leurs salariés pour qu'ils développent des idées personnelles, puis si elles sont bonnes, les réintégrer à leur structure lorsqu'elles ont atteint un stade suffisamment mature. Les fab labs poussent leurs participants à donner au grand public librement accès aux plans des objets qu'ils conçoivent, sur Internet.

Mais ce n'est pas obligatoire : si une société souhaite développer un projet pour le breveter par la suite, cela ne pose pas de problème, pointe Nicolas Lassabe. 5. UNE OUVERTURE SUR D'AUTRE STRUCTURES Nous avons tissé un partenariat avec le Camping de Toulouse, un accélérateur de start-up, et la Cantine du numérique de la ville, détaille le fondateur d'Artilect. Cette ouverture des fablabs sur d'autres structures permet aux entreprises (et en particulier aux jeunes pousses) de suivre un parcours fléché d'un organisme à l'autre. Les fab labs commencent aussi à collaborer avec des universités et des écoles : Nous travaillons mains dans la main avec l'université de Toulouse, pour essayer d'intégrer la fabrication numérique dans la formation des étudiants, rapporte Nicolas Lassabe. Le CNNum (Conseil National du Numérique) a rendu son avis sur la neutralité des plates-formes, celles des grands acteurs du net. L’idée : faire en sorte que leur domination ne nuise ni à l’émergence d’un écosystème alternatif, ni aux internautes.

Sur le sujet déjà ingrat de la neutralité du Net, la CNNum a rendu, vendredi 13 juin, son avis sur la neutralité des plates-formes. Entendez, grandes plates-formes de services du numérique, à commencer par Google, et plus largement les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple). Autrement dit, il s’agit de prendre en compte la loyauté, l’ouverture, le respect du droit par ces acteurs devenus des écosystèmes globaux, dominants, souvent incontournables, et qui posent nombre de questions sur l’ouverture à la concurrence, le respect des droits des individus, des états, etc. (difficulté, voire impossibilité pour la concurrence de se développer, oubli des principes de base du droit fondamental, etc.). LUTTER CONTRE LA DOMINATION DES GÉANTS De nombreuses consultations d’experts, des grands acteurs concernés, d’autres acteurs du numérique, de juristes, etc., des réunions collaboratives et participatives sur certaines thématiques… C’est un long (près d'un an) et complexe travail qui a abouti à ce rapport de 122 pages. Premier des trois constats faits par le CNNum, pas de neutralité du net sans neutralité des plates-formes. La seule neutralité considérée jusqu'alors, celle des réseaux, ne suffit plus. Si nous accédons à Internet grâce aux réseaux, les services d’accès sont autant de portes d’entrée vers l’information et la participation à cette société numérique, détaille le texte. Deuxième constat : l’environnement numérique actuel est concentré autour d’une poignée d’acteurs qui se partagent un pouvoir important sur leurs utilisateurs et partenaires. Une domination telle que souvent elle empêche le développement de solutions alternatives.

C’est le troisième constat : seul le développement de ces dernières empêchera que les plates-formes des géants ne deviennent, entre autres, des zones de non droit. Et cela, même si le CNNum ne renie pas, loin de là, l’apport de ces géants à l’usage du Web. DES AGENCES DE NOTATION DE LA NEUTRALITÉ A partir de ces trois constats et de son année de travail, le CNNum a listé quatre volets de recommandations de politique publique. Le premier concerne le renforcement de l’effectivité des droits sur les plates-formes numériques. Pour Jean-Baptiste Souffron, secrétaire général du CNNum, trop souvent les acteurs qui s’interrogent, ou déposent des plaintes, ne font appel qu’à une catégorie de droit, comme le droit à la concurrence. Or, il existe de nombreux droits applicables. Plus original, le CNNum a imaginé des agences de notation de la neutralité pour révéler les pratiques des plates-formes et éclairer les usagers et partenaires dans leurs choix. Certaines pourraient même s’appuyer sur la participation de la foule (crowdsourcing).

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