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DES GAINS DE PRODUCTIVITÉ RÉELS Dans la distribution, les nouveaux géants du numérique ont mis en œuvre une vraie industrialisation du secteur (des algorithmes d’un côté, une logistique ultraperformante de l’autre). Et qui dit industrie, dit gain de productivité. Le résultat est au rendez-vous, avec Amazon par exemple. Sur l’année 2012, celle où une commission du Parlement britannique a obtenu de la compagnie de Jeff Bezos son très secret chiffre d’affaires en France, l’entreprise avouait réaliser 880 millions d’euros dans l’Hexagone pour 2 000 salariés. La Fnac sur la même période totalisait pour la France 2,77 milliards d’euros pour 11 300 salariés. En gros, un salarié français d’Amazon rapporte deux fois plus de chiffre d’affaires qu’un salarié de la Fnac. Et si ce calcul ne dit rien de la rentabilité, la situation des enseignes s’en charge. 960 postes en moins avec la liquidation de Virgin Megastore, 700 postes supprimés à la Fnac entre 2012 et 2013, 434 avec la faillite du réseau de librairies Chapitre, 300 dans la librairie indépendante en 2012. Dans ce cas précis, le bilan est piteux. Mais ne nous arrêtons pas à un secteur spécifique pour tirer un bilan global, car si les cochers de fiacre ont disparu, le développement de l’automobile a, lui, porté des millions d’emplois. Le secteur peut créer de l’activité et même des revenus, mais pas forcément avec des emplois marchands, voire à leur détriment.

Nous, on embauche ! C’est ce que clame le Syntec numérique. Et c’est vrai. Dans l’étude annuelle de L’Usine Nouvelle sur les secteurs qui recrutent, les entreprises de services du numérique (ESN, ex-SSII) font le gros des embauches. Chez des industriels comme EDF ou Michelin, on cherche aussi des ingénieurs des systèmes d’informations et chez Thales des spécialistes du logiciel embarqué. Quant aux start-up françaises du web, elles organisent conférences sur événements pour recruter les talents qu’engloutit leur croissance à deux ou trois chiffres. Combien de divisions représentent ces emplois ? La branche numérique du Syntec a mené, en 2013, une étude de fond pour évaluer la création nette d’emplois dans son secteur et dans la domotique, la robotique, le web, l’e-commerce. Le résultat est de 45 800 créations entre 2012 et 2018, soit 7 600 par an en moyenne. Quand la croissance est à l’arrêt, comme en 2012, c’est un excellent chiffre, car cette année-là l’économie française a détruit 57 000 emplois.

Mais en 2011 et 2010, lorsqu’une croissance (modeste) était au rendez-vous, la France avait créé respectivement 116 800 et 138 000 emplois. Avec 7 500 postes, le numérique représente moins de 7 %. Jean-François Lécole, le directeur général de Katalyse et auteur de cette étude, reste très dubitatif quant aux 10 000 data scientists à recruter à l’horizon 2020 qu’envisage Guy Mamou-Mani, le président du Syntec numérique. Je pense que c’est beaucoup trop, l’exploitation du big data va prendre plus de temps. Ou l’on met sous le terme 'data scientists' tous ceux qui exploitent des bases de données, analyse-t-il. Pour déterminer les volumes d’emplois, Katalyse a pris en compte les taux de croissance des différents secteurs, très supérieurs à d’autres industries, mais pas seulement. Il faut aussi intégrer d’autres éléments, comme l’offshoring des compétences qui se poursuit sur certains métiers, et l’impact des gains de productivité sur les nouveaux secteurs. Dans la robotique, par exemple, on estime ces gains à 4 % par an entre le premier robot et le vingtième.

Reste que la dynamique de certaines start-up à succès provoque un effet de loupe. Chez BlaBlaCar, le leader français et européen du covoiturage, on est ainsi passé de trois personnes en 2009 à 115 aujourd’hui, et l’entreprise qui s’internationalise prévoit 40 recrutements cette année. Sur les sites de production, robotisation et numérisation sont aussi à l’œuvre et apportent leur lot de nouveaux embauchés. Dans les secteurs manufacturiers, on n’a plus vraiment le choix et l’on court après ces nouvelles compétences. Plus les industriels français seront automatisés, plus ils seront compétitifs, c’est un cercle vertueux, martèle Jean-Hugues Ripoteau, le patron de Fanuc Robotics, qui estime que la formation d’un soudeur à la programmation numérique de son robot n’est pas très compliquée et que, oui, les emplois des ouvriers non qualifiés vont disparaître. DES CRÉATIONS DE POSTES TROP LENTES Faudra-t-il tous se mettre à la conception, au pilotage automatisé de la production ou intégrer une start-up ? Le problème, c’est que ces nouvelles activités ne créent pas les emplois à un rythme aussi soutenu que les destructions de postes traditionnels. En Franche-Comté, Denis Sommer, le vice-président du développement économique, engagé dans la diversification de son territoire, en fait l’amère expérience : L’an passé, PSA Montbéliard a fermé un atelier d’amortisseurs pour transférer la production à Vigo : 500 postes en moins d’un coup.

De l’autre côté, le pôle des entreprises du numérique Numerica, créé en 2004, accueille 400 salariés… au bout de dix ans d’efforts. Si les créations ne sont pas à la hauteur, c’est qu’un autre paradigme de l’économie numérique intervient, celle du partage ou de la puissance des foules. Le secteur peut créer de l’activité et même des revenus, mais pas forcément avec des emplois marchands, voire à leur détriment. C’est le cas avec BlaBlaCar. Bon pour les revenus de ses membres, bon pour la planète (700 000 tonnes de CO2 économisés depuis le lancement) et 1 million d’actifs chaque mois, dont les voyages entre particuliers remplissent l’équivalent de 2 500 TGV. À terme, autant de voitures, de billets de train, de maintenance à réaliser en moins. Même impact chez Orange où Ludovic Guilcher, le DRH adjoint du groupe, estime que les applications web de l’entreprise et le développement des réseaux sociaux, où les clients résolvent leurs problèmes entre eux, font baisser le trafic en boutiques et dans les call centers.

Et à en croire les dernières recherches académiques, la vague de la disparition du travail n’en est qu’à ses débuts. Dans leurs livres Race against the machine et The second machine age, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, deux chercheurs du MIT, montrent comment l’alliance des big data, de l’intelligence artificielle, des capteurs et de la puissance de calcul toujours croissante des puces vont permettre aux machines de réaliser des tâches complexes et non routinières. C’est désormais les travailleurs du tertiaire que la numérisation va remplacer. Le jour où les véhicules autonomes le seront vraiment, exit les emplois de chauffeurs livreurs. Et sur un second plateau technologique, la puissance des algorithmes pourrait prendre en charge des métiers beaucoup plus qualifiés dans le conseil financier ou le diagnostic médical, par exemple. Les oncologistes du Memorial Sloan-Kettering cancer center utilisent déjà l’ordinateur Watson d’IBM pour identifier des traitements plus personnalisés de cancer en analysant 600 000 rapports médicaux, 1,5 million de patients enregistrés et 2 millions de pages de journaux de médecine. En France, des professions juridiques se voient déjà chatouillés par de nouvelles start-up (Demanderjustice.com ou SaisirPrud’hommes.com) qui, pour l’instant, n’ont pas besoin d’intelligence artificielle, mais standardisent des dossiers basiques.

Carl Frey et Michaël Osborne, chercheurs à Oxford, estiment que 47 % des emplois américains sont menacés par la montée de l’informatique. Mais ils conviennent que les compétences humaines de créativité ou d’intelligence sociale, comme celle d’un avocat, restent un goulot d’étranglement pour les ingénieurs. Alors que faire demain ? Optimiste, Michel Volle, polytechnicien et apôtre de l’iconomie, la numérisation de la société née avec la troisième révolution industrielle, ne s’inquiète pas. L’examen de l’histoire montre que toute économie équilibrée réalloue sa main-d’œuvre libérée à de nouvelles tâches et que les révolutions technologiques créent de nouvelles activités inimaginables, explique-t-il. Plutôt qu’une course contre la machine, il faut miser sur une course avec. Reste un virage pas évident à négocier entre ces deux périodes. À l’approche des élections européennes, le think tank Renaissance Numérique et le journal Contexte, publient les résultats d'une enquête inédite sur la place du numérique dans la campagne européenne.

Parmi les grands enseignements tirés de cette enquête, les aspirants à l'hémicycle européen ont mis l'accent sur le rôle de garant des droits fondamentaux, notamment en matière de protection des données personnelles. Le numérique ne représente que 3 à 4 % des thèmes de campagne abordés par les candidats en lice pour les élections européennes et il n'arrive qu'à la 12e place des sujets traités dans la campagne sur internet. Pour connaître les positions des sept groupes politiques du Parlement européen sur ces sujets, le think tank Renaissance numérique et le journal Contexte les ont soumis à un questionnaire. Sur les 7 groupes politiques, 6 ont répondu. Parmi les grandes idées qui se sont dégagées de cette enquête, les forces politiques en présence ont tenu à rappeler que le Parlement européen devait être le garant des droits fondamentaux de l'individu à l'ère d'Internet. Il s'agit notamment de la protection des données personnelles et de l’encadrement de l'utilisation des données.

LA CAMPAGNE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX Comme le martèle le conservateur Jean-Claud Juncker depuis le début de la campagne, les candidats interrogés ont répondu que le numérique pouvait contribuer à la croissance de l'Union européenne. En effet, ils y voient un facteur de croissance économique et de compétitivité pouvant relancer l'emploi dans la zone. Tous ont insisté sur leur volonté d’atteindre l’équilibre entre la régulation politique et technique et le soutien à l’innovation. Les candidats français l'ont bien compris, les élections se jouent aussi sur la Toile. Et c'est sur les réseaux sociaux que chacun défend ardemment son programme, comme le démontre l'infographie reproduite ci-dessous. Lors de sa conférence pour développeurs Google I/O, le mercredi 25 juin à San Francisco, le géant de Mountain View a annoncé un partenariat avec des opérateurs et fabricants des pays émergents pour développer un smartphone bon marché fonctionnant avec une version d'Android adaptée. Google lance la plate-forme Android One pour les pays émergents, qui combinera du software adapté et du hardware bon marché, grâce à des partenariat locaux.

Le projet démarre avec l'Inde : un premier modèle de smartphone par Micromax est annoncé à moins de 100 dollars. Google va créer des modèles de référence pour les fabricants de smartphones, censés aider à la création d'appareils de qualité à bas coûts. Nous avons un milliard d'utilisateurs actifs dans le monde mais notre but est d'atteindre les 5 autres milliards, a expliqué sur scène Sundar Pichai, le patron d'Android. UN MARCHÉ OÙ TOUT RESTE À FAIRE D'après une étude de Motorola, plus de 500 millions de personnes dans le monde seraient intéressées par un smartphone à moins de 200 euros. Google, déjà dominant sur ces marchés grâce à son système d'exploitation Android, notamment en Inde, renforce encore sa présence. Selon Gartner, en 2017, plus de 75% des volumes de ventes d'Android devraient provenir des marchés émergents. Le géant de Mountain View n'hésite pas, en s'alliant à des fabricants locaux, à concurrencer directement des smartphones bon marché produits par Nokia (maintenant Microsoft) et par son ex-division Motorola avec son Moto G.

Ces téléphones tournent pourtant sous Android. Mais pour Google, cette nouvelle plate-forme permettra d'accéder à des millions de nouveaux consommateurs, via les partenariats avec opérateurs et fabricants locaux, tout en continuant d'étendre la domination de son système d'exploitation mobile. C'est aussi un moyen de contrer le rival Apple, dont l'iPhone 4S fonctionne plutôt bien dans les marchés émergents. Pourtant, la firme à la pomme a raté le coche avec son 5C bon marché, qui reste trop cher pour beaucoup. Bien qu'elle assure maintenant n'avoir jamais eu l'intention de viser le low cost avec cet appareil, Apple a encore du chemin à faire pour qu'iOS puisse rattraper Android dans ces pays. UN INVESTISSEMENT SUR LE LONG TERME La bataille des pays émergents est un enjeu très stratégique pour les géants du web, et ne s'arrête pas aux smartphones. Facebook et Google rivalisent d'opérations afin de conquérir de nouveaux territoires.

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